Ouihaddadène ne passe pas si loin
Efficace en quart de finale contre une Indonésienne deux fois médaillée au championnat d’Asie, Sara Yamada se hissait en demi-finale, avec une bonne chance de passer cette fois en finale puisqu’elle prenait l’inexpérimentée Polonaise Dorota Banaszczyk, troisième du championnat d’Europe espoirs l’année dernière. Mais c’est cette dernière qui réussissait sa journée en sortant de cette demi-finale par une victoire aux drapeaux. La Pologne, encore une nouvelle nation en finale de ces championnats du monde ultra-ouverts ! L’Allemagne, elle, obtient sa deuxième finale avec la prestation de Jana Bitsch, d’ores et déjà mieux classée qu’au rendez-vous mondial de 2014 où elle avait fini troisième. Un beau retour pour elle.
[-55kg] 3e tour : Passée par Sara
Elle s’appelle Sara, elle combat en moins de cinquante-cinq kilos, il ne s’agit pourtant pas de l’Italienne Cardin — battue en quart de finale par une Polonaise sortie des espoirs l’année dernière, Dorota Banaszczyk — mais de Sara Yamada, médaillée mondiale en 2016. Malgré ce résultat très prestigieux, cette Japonaise n’éclabousse pas de sa classe le circuit mondial et n’enchaîne pas forcément les grandes performances alors pourquoi pas ? Mais c’est la Japonaise qui frappe en premier à environ une minute trente et qui fait mouche sur un « rush » mal maîtrisé par la Française. Ce point-là suffira à la Japonaise pour tenir le combat. Chaque fois que l’ancienne espoirs 2017 frappe et touche, la Japonaise frappe en simultané et obtient la marque elle aussi, parfois à la vidéo. Alors que Sabrina Ouihaddadène est revenue par deux fois, elle ne parvient pas à prendre ce point d’avance et c’est au contraire la Japonaise qui se détache et finit sur un 4-2 à la marque.
[-55kg] 2e tour : Battre une médaillée mondiale
Jefry Krishnan Syakilla Salni, un nom compliqué pour une combattante de Malaisie qui n’est pas n’importe qui : il s’agit en effet de la vice championne du monde 2014, victorieuse du dernier Premier League de Paris… contre elle. Très attentiste et redoutable avec ses gyaku en contre, elle attendait la jeune Française au tournant. Elle allait l’attendre tout le combat, car Sabrina Ouihaddadène, bien « briefée » n’avançait pas sur elle. Une victoire aux drapeaux… par 3-2. Risqué, mais payant.
[-55kg] 1er tour : Sabrina lâche les chevaux !
Déjà présente en 2012 à Paris, l’Indienne Deepika Dhiman a plus d’expérience que sa jeune rivale française faisant son entrée dans la grande arène. Sans lui faire offense, elle a beaucoup moins de karaté en revanche. Sept points et deux beaux mawashi simples et directs plus tard, la Française passait ce premier tour.
