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France Karaté

Kata masculin par équipes, l’obstacle turc

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Kata féminin par équipes : une quatrième finale Japon – Espagne !
Dans une compétition sans Françaises, la hiérarchie actuelle est une nouvelle fois respectée et c’est l’Espagne et le Japon encore qui se hissent dans la quatrième finale technique de ce championnat du monde. L’Espagne a battu la Slovaquie, la Serbie et l’Italie sans lâcher un drapeau et, dans l’autre tableau, les Japonaises ont écarté les Russes, les Marocaines et les Turques. Rien à signaler ? Si. Un signal, qui montre la qualité du travail effectué en Turquie sur le kata : les Turques parviennent à prendre un drapeau aux Japonaises.

La France pouvait-elle être repêchée ? Il aurait fallu pour cela que la Turquie monte en finale, mais l’Espagne, chez elle, était quasiment intouchable dans son demi-tableau. Intouchable ? La Turquie lui arrachait deux drapeaux, à un doigt de réaliser un monumental exploit.
C’est donc un nouveau duel hispano-nippon, un troisième Espagne – Japon qui nous sera proposé. Dans son tableau le Japon a balayé Colombie, Malaisie et Italie par 5-0.

2e tour : Les Turcs passent les Français d’un drapeau
Montée en gamme. Sur le podium de tous les Premier League depuis Dubai en février, l’équipe turque emmenée par le leader Ali Sofuoglu, deux fois vice champion d’Europe 2017 et 2018 en individuels, a su prendre le sillage des grandes nations en Europe, repoussant même la France du dernier podium européen. C’est un duel entre deux équipes proches, d’autant que le travail personnel engagé par Enzo Montarello pour s’affirmer en individuels et la refondation récente du trio vice champion du monde a relativisé la hiérarchie. Les Turcs ont conscience du moment décisif et lancent leur « Unsu » puissant dans la bataille. Les Français répliquent par un beau Gojushiho Sho. « Cela se jouera sur l’intensité », avait prévenu Ayoub. L’intensité est là, de part et d’autre. Les arbitres sont encore une fois partagés. Trois d’entre eux préfèrent désigner l’équipe qui a écumé les tournois mondiaux ces derniers mois. Un de trop.

1er tour : la France sort les vainqueurs de Rabat et d’Istanbul
Lucas Jeannot, Enzo Montarello et Ahmed Zemouri avaient d’entrée un vrai test de niveau à franchir face à cette équipe du Maroc en pleine explosion, deuxième à Paris, troisième à Dubai, première à Rabat et Istanbul ! Bilal Benkacem, Adnan El-Hakimi et Mohammed El-Hanni étaient en route vers leur destin qui passait par une médaille mondiale. Ils avaient choisi Kanku Sho pour s’affirmer face aux Français. « Ça va taper » prévenait Ayoub Neghliz, le coach, comme un ultime avertissement à son groupe. Ça « tapait » en effet, mais la sobre intensité, la qualité posturale des Français dans leur Gojushiho Dai répondaient à la volonté « d’envoyer » des Marocains. Et les arbitres partagés désignaient la France d’un drapeau. Le trio tricolore venait, mine de rien, de sortir l’une des grosses équipes de l’année et la déception manifestée par les Marocains montrait bien qu’ils n’avaient pas imaginé s’arrêter là.

Ce qu’il faut retenir de la catégorie : finale Espagne-Japon


Denis Boulanger – FFK