Aller au contenu principal
Alerte – Signalement
Info Cyrille Diabaté et Jérôme Charles réunis à l’occasion du Stage National de Karaté Mix ! 🥊 Autres alertes
Signalement
Karaté

Le Karaté arrive dans les universités !

Partager

Dans une démarche commune d’excellence, en vue de la mise en place d’actions dans le domaine de la formation et de l’encadrement, la Fédération Française de Karaté (FFK) a signé, samedi 9 septembre 2017, une convention de partenariat avec la Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS (C3D). Une alliance qui ouvre des avantages aux athlètes comme aux étudiants. Explications avec Didier Delignières, président de la C3D, Véronique Parisot, présidente la Ligue Régionale Bourgogne-Franche Comté à l’initiative du projet, et Franck Richetti, conseiller technique national, en charge des formations de la FFK.

MM. Francis Didier (gauche) et Didier Delignières (droite) avec Mme Véronique Parisot / © DR / FFK

Comment s’est conclu ce partenariat ?
Véronique Parisot : L’initiative est partie de l’université de Bourgogne. Etant directrice du département culture de cette dernière, j’ai contacté M. Lionel Crognier, alors vice-président de la C3D STAPS, qui venait alors d’être nommé doyen UFR STAPS et qui a accepté d’ouvrir une section karaté dans mon université. C’est comme cela que tout a commencé.
Après avoir rencontré M. Didier Delignières, professeur et Président de la C3D, nous nous sommes mis d’accord sur les termes, afin que la convention soit gagnant-gagnant pour nos deux entités, la FFK et la C3D.

Didier Delignières : En effet, il fallait que la Fédération de Karaté s’y retrouve en termes de formation pour les sportifs et les cadres, et que de notre côté, l’université puisse bénéficier de l’échange de compétences.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les athlètes et/ou les étudiants ?
Franck Richetti : Aujourd’hui, certaines filières sont très demandées, notamment celle de STAPS, cela va donc permettre que les athlètes de Haut-Niveau soient prioritaires sur les listes et qu’ils puissent l’intégrer sans encombre.

Véronique Parisot : Cela donne également la possibilité à l’athlète d’avoir une reconnaissance de son parcours sportif et de ses diplômes fédéraux. J’entends par là qu’il y aura un allègement voire une dispense, traité au cas par cas, de certaines formations universitaires. Vice-versa pour les étudiants STAPS, qui bénéficieront du même principe pour l’obtention de diplômes fédéraux équivalents à leurs diplômes universitaires. C’est un vrai avantage.

Quels sont les grands chantiers à venir ?
Didier Delignières : Maintenant que la convention a été signée au niveau national, il faut la décliner localement. Il y a cinquante UFR STAPS sur le territoire français, et localement, il faut que les équipes pédagogiques et des ligues régionales de la FFK, se mettent d’accord pour rendre ce partenariat opérationnel. Cela passe par l’ouverture d’options karaté dans les universités, la reconnaissance des diplômes, la favorisation des passages de formations, l’accueil de stagiaires etc.
L’idée est que le karaté devienne une activité officielle dans les universités, et qu’on lui donne un label officiel. Cela va prendre du temps, mais il faut savoir que le karaté est déjà entré dans les listes des options ministérielles depuis fin 2015.

Véronique Parisot : Il va également falloir désigner des interlocuteurs fédéraux dans chaque région où le karaté sera représenté dans les universités, afin de développer l’activité. Le souhait évoqué lors de la signature de cette convention était clair, qu’elle soit déclinée le plus possible au niveau local. Cela prendra du temps, mais notre volonté restera intacte pour mener ce projet à bien.

Franck Richetti : Il y aura aussi des travaux d’échanges et de recherches qui seront menés conjointement avec des acteurs de la FFK et de la C3D. Il s’agit vraiment de travailler ensemble, et d’offrir l’opportunité aux étudiants comme aux athlètes de Haut-Niveau d’avoir une reconnaissance de leurs statut et diplômes.