Championnats de France juniors : sabrez le champagne !
Après les seniors au début du mois de mars, les espoirs un mois plus tard, mais aussi les cadets et les minimes fin avril, les championnats de France continuent de rythmer la seconde partie de saison. Une opportunité de s’illustrer que n’ont pas manqué les meilleurs moins de dix-huit ans tricolores il y a quelques jours.
Si la disposition des tapis rappelait la marelle de nos cours d’écoles, l’heure n’était pas à la récréation au complexe sportif René-Tys de Reims. Avec plus de trois-cent-vingt athlètes à briguer les dix titres de champions et championnes de France juniors individuels et par équipes mis en jeu en Champagne, c’est une édition remarquable de densité qui a rendu son verdict en ce week-end de l’Armistice. « Un excellent niveau, beaucoup d’engagement et des oppositions de haute volée… les nombreux combattants présents, ce que je salue, ont vraiment tout pour transformer ce championnat en succès significatif, souligne Cécil Boulesnane, entraîneur national en charge des jeunes. Les messages passés lors des stages en équipe de France portent leurs fruits, à savoir être à l’initiative et ne pas hésiter à proposer un karaté engagé. Une approche qui a souvent payé sportivement, tout en contribuant à offrir une belle publicité pour le karaté français de demain. »
Construire son palmarès
L’occasion, aussi, de jalonner d’une nouvelle balise la jeune carrière des karatékas du jour. Pas anodin lorsque l’on sait que Laura Sivert, Steven Da Costa ou Léa Avazeri s’étaient, en leurs temps, également montrés souverains chez les juniors. « Cette étape s’avère clé dans la construction d’un athlète, analyse Kenzy Dona, sacré chez les -76kg, avant de filer la métaphore. Il faut le voir comme un nouveau palier atteint. Dans un jeu, on n’atteint jamais le meilleur échelon tout de suite Il faut d’abord en passer par des étapes difficiles, du temps l’entraînement, des échecs parfois… et des passages de niveaux. En voilà un qui a du sens et que je compte bien défendre l’année prochaine. » Déjà en or chez les cadets il y a un an, le jeune combattant du Budokan de Thiais, fils des internationaux Davy et Lolita, s’affirme déjà chez les juniors, imité dans sa performance par l’Arlésienne Silya Abdesselem (-53kg), elle aussi titrée à Reims.
Les cadets prennent (déjà) le pouvoir
Qui pour reprendre le flambeau ? La question se posait légitimement à la vue des tableaux de compétition puisqu’une majorité de champions de France juniors en titre n’était cette année pas en lice pour un doublé. Les dix trônes devaient donc trouver autant de rois et de reines parmi les nombreux prétendants venus en découdre dans le Grand-Est. Résultat ? À l’image du jeune -68kg Sacha Boisnet, la moitié des titrés du jour figurent encore dans la catégorie d’âge inférieure. « Mon intégration au Creps de Châtenay-Malabry m’a véritablement permis de passer un cap par rapport à l’an passé, pose le pensionnaire du Karaté Élite Argenteuil, cinquième lors de la dernière édition et vainqueur des championnats de France cadets deux semaines auparavant. Je me savais attendu après ma victoire en coupe de France et je rencontre d’ailleurs une nouvelle fois Hairiss Hierso en finale. Le plan était simple : miser sur les contres, sur lesquels j’avais accentué mon travail ces dernières semaines. » Si l’avenir lui appartient, il s’offre également à Marine Héry (KC Boissy-le-Châtel) et Anis Taklit (SC Bobigny), eux aussi auteurs du doublé cadets-juniors. Place à des vacances plus que jamais méritées, avant d’aborder une nouvelle saison déterminante.
























