Jérôme Charles : « Une évolution qui va réjouir les combattants »
La première des cinq compétitions nationales annuelles de Karaté Mix se déroule ce week-end à Béziers. L’occasion de faire un point sur cette discipline en pleine expansion avec son nouveau responsable, Jérôme Charles.
Il a été formé par son père au Breizh Karate Do, à Plouaret, dans les Côtes d’Armor. Il a été forgé au Kyokushinkaï et au Kempo, a travaillé la Lutte contact, développé ses compétences au sol avec le Sambo et le JJB, dont il est ceinture noire.
Forcément, quand le Karaté Mix a été lancé, Jérôme Charles fut l’un des premiers à s’y essayer. Membre de la commission nationale dès 2016-2017, 5e Dan, il en est depuis cet été le nouveau responsable.
Vous êtes de l’aventure du Karaté Mix depuis ses débuts. Comment la discipline s’est-elle développée ces dernières saisons ?
Elle s’est développée en termes de licenciés et, surtout, en nombre de combattants lors des événements. Le règlement aussi a évolué. Les frappes au sol étaient interdites il y a quelques années. Elles ont été autorisées uniquement au corps et, cette année, les élites auront le droit aux frappes au visage, uniquement avec les poings. C’est une évolution de la pratique qui va réjouir les combattants.
« FIER DE REPRÉSENTER SA DISCIPLINE AU KARATÉ MIX »

À combien estimez-vous le nombre de licenciés de Karaté Mix ?
Il existe des licences spécifiques K Mix, et cela représente plus de 5 000 personnes. Mais ce n’est pas significatif de la pratique. Pourquoi ? Parce que celui qui est inscrit en Kempo, en AMV, en Krav Maga ou autre, est fier de prendre sa licence dans sa discipline mère. Et après, il est fier de représenter sa discipline au Karaté Mix.
Certains vont peut-être s’ennuyer en ne faisant que du sol, d’autres en ne faisant que du pied-poing. L’intérêt du K Mix, c’est ce côté pluriel de la discipline. Chacun va pouvoir amener le combat où il le souhaite et ainsi s’épanouir dans sa pratique.
Les compétitions se déroulent-elles toutes en cage ?
Au niveau national, les combats se déroulent en cage, mais les ligues ont le droit d’organiser sur tatami. Nous avons aussi réécrit le règlement pour qu’il soit plus clair. Cette saison, notamment, nous autorisons les mêmes frappes pour toutes les catégories, de minimes à vétérans. Par exemple, jusqu’ici, un minime n’avait pas le droit de frapper avec les coudes. Il peut désormais le faire au corps, mais pas à la tête, en position debout.
En fait, nous avons déterminé trois catégories. Le K Mix light, qui est destiné à tout le monde, où les seniors et les vétérans font du plein contact au corps et du light au visage et, pour les mineurs, c’est du vrai light. Par contre, les deux autres catégories, le K Mix et le K Mix élite concernent uniquement les Seniors.
« L’ANNÉE DERNIÈRE, NOUS AVONS EU PLUS DE 800 COMBATTANTS. NOUS AVONS PRÉFÉRÉ DIVISER LA ZONE EN DEUX »

Comment est découpé le calendrier fédéral ?
Nous avons cinq compétitions nationales. La première, c’est la Coupe Zone Sud, qui est organisée ce week-end à Béziers, où nous attendons environ 300 combattants. Pour la zone Nord, nous avons pris le parti de la diviser en deux : sans l’Île-de-France et Île-de-France.
L’année dernière, nous avons eu plus de 800 combattants. Nous avions des catégories à plus de 60 participants. Pour la sécurité et le bon déroulement, ce n’était plus possible. Nous avons préféré diviser la zone en deux pour que les combattants aient moins de combats à faire. Il y aura une Coupe zone Nord les 5-6 décembre et une réservée aux licenciés d’Île-de-France les 30-31 janvier.
Ces trois compétitions sont sélectives pour le championnat de France qui se déroulera les 3 et 4 avril. Il faut laisser au moins deux mois pour soigner les petits bobos.
Pour finir, nous avons l’Open de France les 22-23 mai qui est ouvert à tous les licenciés, de nationalité française ou pas.
Ludovic Mauchien
