Paris Open : 7 choses à savoir
Qui sont les Françai(e)s engagé(e)s ?
Après les dix-sept représentants français en 2024, ils seront vingt-trois qualifiés (dix féminines et treize masculins) cette année.
Féminines Silya Abdesselem (-55kg, 23e mondiale), Alizée Agier (-68kg, 4e mondiale), Niswa Ahmed (-50kg, 44e mondiale), Léa Avazéri (-61kg, 17e mondiale), Tiphaine Bonnarde (-50kg, 34e mondiale), Chloé Breuzard (-50kg, 22e mondiale), Nancy Garcia (+68kg, 7e mondiale), Thalya Sombé (-68kg, 5e mondiale), Helvétia Taily (kata, 27e mondiale), Sydney Yvon (-61kg, 19e mondiale).
Masculins Hugo Assemat (-75kg, 58e mondial), Enzo Berthon (-75kg, 3e mondial), Kilian Cizo (-75kg, 40e mondial), Mehdi Filali (+84kg, 6e mondial), Amine Hellal (-60kg, 25e mondial), Thomas Klemz (kata, 24e mondial), Thanh-Liêm Lê (-75kg, 29e mondial), Rayyan Meziane (-60kg, 13e mondial), Franck Ngoan (kata, 48e mondial), Younesse Salmi (-67kg, 30e mondial), Sami Tas (-60kg, 44e mondial), Yanis Tas (-67kg, 26e mondial), Amir Zouaoui (+84kg, 19e mondial).
Quels seront les grands champions présents ?
En plus des leaders français, notamment notre champion du monde des +84kg Mehdi Filali, ce Paris Open Karate1-Premier League promet du spectacle, avec la présence notamment des trois Égyptiens Abdalla Abdelaziz (champion du monde 2023 et numéro 1 mondial des -75kg), Feryal Abdelaziz (championne olympique 2021 en -68kg) et Youssef Badawy (double champion du monde 2021 et 2023 et numéro 1 mondial des -84kg). Sont aussi attendus les Turcs Ali Safuoglu (triple médaillé mondial kata et champion du monde en titre) et Tuba Yakan (championne du monde en titre des -55kg), l’Iranien Sajad Ganjzadeh (champion olympique 2021, quadruple médaillé mondial dont le titre de 2016 en +84kg), la Bulgare Ivet Goranova (championne olympique 2021 des -55kg et vice championne du monde 2023), le Grec Christos Stefanos Xenos (numéro 2 mondial, champion du monde et d’Europe en titre des -60kg) et la Kazakhstanaise Moldir Zhangbyrbay (championne du monde en titre des -50kg).

Qui pour succéder à Thalya Sombé ?
Victorieuse et éclatante l’an passé en -68kg, la désormais double championne du monde espoirs succédait il y a douze mois, et à tout juste vingt ans, à d’autres combattants français prestigieux depuis la première édition de l’Open de Paris en 1997, qui avait notamment vu la victoire cette année-là de Damien Dovy en -68kg et celle de Sonia Pallin en -60kg. Fera-t-elle le doublé ? C’est possible.

Qui a remporté le plus de fois l’Open ?
Lors de cette édition 2025, Alizée Agier a la possibilité d’accrocher une sixième médaille d’or dans la compétition après 2015, 2017, 2018, 2022 et 2023… pour égaler le record codétenu à ce jour par Alexandra Recchia (2007, 2008, 2013, 2014, 2015, 2016) et le Vénézuélien Antonio Diaz (2002, 2003, 2005, 2010, 2011, 2012) en kata. Parmi les Français(e)s à qui la compétition a souvent réussi, on peut aussi citer Nadège Aït-Ibrahim, qui s’est imposée à cinq reprises à Coubertin (2011, 2012, 2014, 2015, 2018), comme la technicienne Myriam Szkudlarek (1998, 1999, 2000, 2002, 2005), alors que Tiffany Fanjat (2006, 2010 -68kg et Open, 2011), Yann Baillon (2000, 2002, 2005, 2006) et Seydina Baldé (1998, 1999, 2000, 2005) sont montés quatre fois sur la première marche.

Comment est organisée la Karate1-Premier League ?
Lancé en 2011, le circuit Karate1-Premier League regroupe les trente-deux meilleur(e)s athlètes de chaque catégorie et compte quatre dates dans l’année. Après Paris* (France), Antalya (Turquie), Le Caire (Égypte) et Casablanca (Maroc) en 2024, ce sont Paris, Hangzhou (Chine, en mars), Le Caire (en avril) et Rabat (Maroc, en mai) qui figurent au calendrier 2025. Ces quatre tournois sont les plus prestigieux, le circuit mondial WKF s’appuyant aussi sur les Karate 1-Series A (Athènes, Larnaca et Salzbourg en 2024; Tbilissi en janvier, Larnaca en février, Salzbourg en septembre et Kuala Lumpur en octobre 2025) et les Youth League (Fujairah, La Corogne, Porec, Cancun et Venise en 2024; Fujairah en février, Guadalajara en avril, Porec en juin, Monterrey en août et Venise en décembre 2025).
*Le Paris Open Karaté marquait son retour dans le circuit Karate1-Premier League après trois ans d’absence.
Comment fonctionne la standing mondiale ?
Mise en place par la fédération mondiale en vue des Jeux olympiques de Tokyo, la standing mondiale s’appuie sur trente-deux événements pour établir le classement de chaque catégorie, lequel devient qualificatif pour les championnats du monde seniors individuels qui se dérouleront du 27 au 30 novembre prochains au Caire, en Égypte. Entrent ainsi en ligne de compte : les championnats du monde 2023 (les champions du monde 2023, dont les Français Steven Da Costa et Mehdi Filali, étant directement qualifiés pour l’édition 2025), les championnats continentaux 2024 et 2025, ainsi que les Karate1-Premier League, les Karate 1-Series A et les Youth League des deux dernières saisons. Chaque événement bénéficie d’un coefficient. Seront ainsi directement qualifiés pour les championnats du monde 2025 les huit premier(e)s du classement dans chaque catégorie. La liste des participants sera complétée par les trois meilleurs athlètes continentaux dans chaque catégorie qui ne seraient pas déjà qualifiés dans la ranking et les trois premiers de chaque catégorie lors du tournoi mondial qualificatif (non qualifiés dans les phases précédentes) que la France accueillera, à Paris, du 17 au 19 octobre.

Quels sont les enjeux ? Avec Yann Baillon, directeur technique national
« Il y a deux objectifs dans ma vision de DTN. Le point de vue de la performance, la réussite des Français à l’Open de Paris évidemment. Mais ce Paris Open Karate 1-Premier League poursuit aussi un deuxième objectif, davantage axé sur la communication, avec un événement majeur sur le plan international qui permet au karaté français de se retrouver, et d’être derrière nos combattants et techniciens pour les voir briller. C’est la deuxième année que la compétition a réintégré le circuit Premier League, avec l’enjeu des podiums et des médailles bien sûr, mais aussi des points à marquer à la standing dans un parcours qui doit permettre à un maximum de nos combattants de se qualifier directement pour les championnats du monde au Caire fin novembre. L’objectif va donc être de placer le maximum de Français sur les podiums sur cet Open de Paris et qu’ils emmagasinent le maximum de points, sachant qu’une victoire en Premier League compte autant qu’un titre continental. Une victoire à Paris pour des compétiteurs déjà bien placés à la standing assurera donc quasiment une place aux championnats du monde. Je pense notamment à Enzo Berthon, le mieux classé chez les masculins, à la deuxième place de la standing en -75kg, ou Alizée Agier, quatrième en -68kg (voir notre récapitulatif par ailleurs). L’Open de Paris donne donc un peu le top départ de cette dernière ligne droite, et peut déjà être décisif. Vingt-trois Français sont qualifiés. Ils ne sont pas tous dans les trente-deux meilleurs mondiaux, mais certains ont été repêchés en fonction des forfaits. Il faut en profiter, mais il ne faut pas se tromper d’objectif, ne pas se perdre dans cette standing, dans cette qualification individuelle, parce que c’est un peu le risque et la leçon de ce qui s’est passé avant les Jeux de Tokyo, au détriment du travail de cohésion et de l’entité « équipe de France ». Le prochain objectif, ce n’est pas Paris, mais bien les championnats d’Europe. L’Open de Paris est une compétition qui va permettre de se préparer, de se sélectionner ou de se présélectionner. »
Informations pratiques
Programme, billetterie, restauration sur place… Tout ce qu’il faut savoir sur l’Open sur le lien suivant.
