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Paris Open Karaté

Paris Open Karaté – Jour 2 : Thalya Sombe en finale !

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Dans une journée marquée par une compétition kata individuelle masculine de haut niveau, la combattante Thalya Sombe (-61kg) se donne les moyens de rêver d’or à l’Open de Paris ce dimanche.

Le kata masculin a illuminé cette journée de samedi à l’Open de Paris, avec non seulement la prestation du toujours attendu et encouragé Franck Ngoan, mais aussi certains des meilleurs internationaux dans la place. Deux tours victorieux pour le leader français qui aura su hisser le niveau avec son Unsu au second tour contre l’Américain Taishi Tozaki, mais qui plafonnera en revanche avec son Kanku Sho dans le défi décisif contre Ali Sofuoglu, l’homme fort de sa poule, le champion du monde en titre, qui lui prendra plus d’un point avec son Unsu. Le Turc, en quart, n’est pas le seul survivant des podiums mondiaux et européens seniors, puisque si l’Espagnol Damian Quintero, champion d’Europe et vice champion du monde, est dominé par le Japonais Ryuji Moto, le meilleur Italien, Mattia Busato, vice champion d’Europe, sort de sa poule, ainsi que l’Américain médaillé mondial 2023 Ariel Torres. Et il n’est pas seul à représenter les couleurs turques, car son compatriote Enes Ozdemir, champion d’Europe espoirs, est parvenu à dominer dans sa poule le champion du monde espoirs japonais Sakichi Abe. Du très haut niveau… Et une formidable armada de Japonais, Kikuchi Ryonosuke, le médaillé mondial Kakeru Nishiyama et les frères Moto, Ryuji et Kazumasa, membres de l’équipe double championne du monde en titre, contre deux Turcs, l’espoir Enes Ozdemir et le champion du monde individuel Ali Sofuoglu, la bataille est bien engagée à ce moment de la journée.

Grosse concurrence chez les masculins

Côté combat, les masculins français n’étaient pas à la fête puisque le champion de France Samy Tas (-67kg) ne parvenait pas à s’échapper de la poule de l’ancien double champion du monde iranien Amir Mehizadeh. Quant aux deux +84kg engagés, ils devaient céder l’un et l’autre contre des hommes forts venus d’Égypte. Faadel Boussag s’est pourtant rebellé face au vice champion du monde égyptien Taha Mahmoud, en menant 2-0, mais se faisait reprendre en seconde partie de combat. Amir Zouaoui avait toutes les cartes en main à trente secondes de la fin de son dernier combat : il avait emporté les deux premiers et avait pris trois points d’avance à trente secondes du gong face à Ahmed Elmasry, membre de l’équipe égyptienne vice championne du monde, mais il se faisait reprendre de deux coups de pied au corps.

Intenables -68kg

Pour les féminines Françaises, tout allait se jouer aujourd’hui autour des -68kg, étant donné l’absence de +68kg tricolore et le mauvais sort réservé à la -55kg française Assma Charif, laquelle perdait son premier combat sur une glissade devant la Polonaise Donchanka, et finissait deuxième de sa poule derrière cette Polonaise inattendue, malgré une victoire contre la Turque Tuba Yakan, championne du monde en titre.

Les -68kg tricolores, en revanche, allaient qualifier deux quarts de finaliste : Thalya Sombe, sur un sans-faute et Alizée Agier, qui s’extirpait de son côté d’une poule serrée où les trois meilleures gagnaient chacune deux combats, et où la Française s’arrachait aux points marqués.
Seules représentantes pour la France ce samedi à ce niveau, elles n’allaient pas faillir. Alizée Agier, tout en autorité, repoussait de deux coups de pieds souples et précis, en ura et en mawashi, la Brésilienne Barbara Rodriguez, championne continentale 2022, tandis que Thalya Sombe réalisait l’exploit des quarts en écartant la Suissesse Elena Quirici, championne d’Europe et vice championne du monde par 3-2 sur un contre à la dernière seconde. La finale était d’ores et déjà acquise, hélas, puisque les deux Françaises devaient s’opposer en demi-finale. À ce jeu difficile à jouer, c’est Thalya Sombe qui prenait la décision à son compte en allant au bout d’un rush efficace à vingt secondes de la fin de cette demie fratricide. Elle sera donc en finale ce dimanche, et ce sera contre l’Iranienne Mobina Heydariozomcheloei, une combattante de vingt-deux ans médaillée continentale. Quant à Alizée Agier, elle devra arracher le bronze à Elena Quirici… et ce ne sera pas facile.

Final époustouflant

Et du côté du kata ? La poussière des quarts retombée, il restait debout le médaillé mondial Kakeru Nishiyama, auteur d’un formidable Papuren contre Mattia Busato, noté 44.70, le champion du monde Ali Sofuoglu triomphant d’un des frères Moto, Kazumasa et, en haut de tableau, l’Américain Ariel Torres et le Japonais Ryuji Moto. Après les demies… il ne reste, comme chez les féminines, que deux Japonais, deux représentants du pays fondateur, Ryuji Moto et Kakeru Nishiyama, lequel domine le champion du monde Sofuoglu avec un Suparinpei noté à 44.20.

Avec deux finalistes kata de plus, deux médailles d’or assurées dans cet exercice, et comme hier un(e) combattante(e) qui vient se joindre à la fête – ce samedi c’est Mia Airi en -55kg – le Japon est venu chercher fortune du côté de Paris.

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