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Mounir Harrathi « Cette évolution est une bonne nouvelle pour les licenciés »

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Élu Président de la nouvelle Association Française de Wushu Kungfu pour un mandat de 4 ans, Mounir Harrathi dresse le bilan de ce changement d’organisation et présente les futurs projets à mener.

Comment se sont déroulées les Assemblées Générales Constitutive et Élective de ces dernières semaines ?

Après la validation à l’unanimité, le 6 février 2021, des statuts de l’Association Française de Wushu Kungfu (AFWK) lors de l’Assemblée Générale Constitutive, les représentants des clubs ont élu, le 20 février, les 12 membres composant le Comité directeur de l’Association. Parmi ces 12 membres, un président devait se porter candidat. Ce choix devait être porté par le comité directeur devant l’assemblée générale qui l’a élu

Tous les représentants des clubs étaient présents lors de cette Assemblée Générale Elective (soit un peu plus de 14 000 licenciés représentés), montrant ainsi l’intérêt de ces derniers pour la création de l’AFWK et le nouvel élan donné au wushu. Cette première phase étant terminée, nous allons désormais entamer plusieurs étapes administratives visant à faire reconnaître officiellement l’Association Française de Wushu Kungfu sur la place publique.

Que représente ce changement d’organisation pour le wushu en France ?

Cette évolution est une bonne nouvelle pour les licenciés. La seule chose qui m’anime, c’est de continuer à améliorer la qualité des services rendus. Dans ce sens, nous avons tenu à respecter la parité homme/femme dans nos statuts. Il manque aujourd’hui 2 femmes au sein de notre Comité directeur pour représenter les 45% de licenciées de nos disciplines. Ce comité directeur est aussi composé de jeunes élus. Ils vont pouvoir se former sur le terrain aux côtés d’autres dirigeants déjà expérimentés.

Tout ce processus a été engagé avec le Président Francis Didier depuis décembre 2019. Nous avions besoin de plus de reconnaissance sur le territoire mais également auprès des instances européennes et internationales. Nous avons beaucoup échangé avec la FFK pour créer des statuts qui satisferaient nos licenciés. Je tiens d’ailleurs à remercier tous les élus de l’ancien comité directeur du Comité Français de Kungfu Wushu qui ont permis de mener à terme ce projet.

Nous avons désormais une responsabilité à endosser. Nous savions déjà organiser la partie sportive de la pratique, nous devons maintenant organiser l’Association sur les plans administratifs et financiers. Je tiens à préciser que cette évolution n’aura pas d’impact sur le quotidien des licenciés, la prise de licence ou l’inscription aux grades se feront de la même manière.

Quels sont vos projets pour les années à venir ?

Les projets, ce n’est pas ce qui manque ! Nous souhaitons évidemment poursuivre la progression et le développement entamés depuis plusieurs mois sur les compétitions et le haut-niveau. Nous réfléchissons déjà sur la possibilité de créer un Open exclusivement dédié au Taijiquan par exemple.

En outre, nous devons présenter plus de services à nos licenciés qui ne sont pas compétiteurs. Une attention particulière est portée sur les styles traditionnels et le sport-santé. Depuis plus d’un an et sous le pilotage de Stéphane Molard, nous travaillons sur deux aspects fondamentaux selon moi. Le premier est le développement des styles traditionnels, avec notamment la mise en place des règlements des compétitions de Tuishou et Duan Bing. L’organisation de stages et séminaires avec des intervenants issus des différents styles traditionnels pratiqués sur le territoire national (Wing Chun, Baijiquan, Pak Mei, Baguazhang, Xing Yi Quan, Shaolin) est également une priorité. Le second aspect concerne le développement de la pratique Wushu santé et handicap avec l’organisation de stages et séminaires sur le Qigong et Taijiquan.

La pratique du sport-santé, totalement dans l’air du temps, se voit renforcée par une Commission composée notamment de personnes issues du domaine médical. Dans le contexte actuel, nous devons être présents pour nos licenciés et permettre aux clubs de proposer davantage d’actions. Nous avons la chance dans les arts martiaux chinois d’avoir des disciplines qui répondent parfaitement à une demande de plus en plus forte.

Quel message tenez-vous aujourd’hui à adresser aux licenciés de l’AFWK ?

En tant que professeur de club, je comprends parfaitement la situation dans laquelle ils sont. Une adaptation permanente est nécessaire pour répondre aux exigences sanitaires. Les professeurs et les pratiquants doivent se réorganiser en permanence pour continuer à s’entrainer.

Ce que je leur demande, c’est de tenir bon et de continuer à croire en l’avenir de jours meilleurs. L’AFWK ne lâchera pas ses licenciés et s’efforce de trouver des solutions pour organiser des évènements que nous espérons en présentiel. Si ce n’est pas possible, alors nous nous tournerons vers l’organisation d’évènements en ligne comme nous l’avons fait pour l’Open de France Taolu et Qigong. Nous proposerons aussi des séminaires sur le thème de la santé.

Le retour à la « vie normale » va être un moment très important pour les clubs et les licenciés, je les encourage à être force de proposition et de revenir encore plus forts et déterminés à faire rayonner nos disciplines. Les épreuves de ce genre ne peuvent que renforcer notre détermination et j’appelle tous les licenciés et tous les pratiquants des arts martiaux et énergiques chinois à s’inscrire dans la construction d’un projet durable, porté par l’Association Française de Wushu Kungfu.

Photo FFK

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