Après Marseille, les yeux rivés vers Shanghai
Pour la première fois en France, se tenait une compétition internationale de Wushu organisée par le Comité national Wushu sous l’égide de l’IWUF. : la seconde édition des championnats Méditerranéens Wushu le week-end du 1er et 2 juin au Palais des Sports de Marseille.
Cette épreuve intercontinentale a rassemblé six pays dans la catégorie Senior (Bulgarie, Espagne, Grèce, Italie, Liban et France) soit environ 150 compétiteurs. M. Sebastiano Ettore Spoto, coordinateur du groupe de travail IWUF Méditerranée, se félicitait du « nombre de participants augmentant pour ce deuxième rassemblement ». (Ndlr, la première édition s’était déroulée à Rabat au Maroc).
Les meilleurs athlètes de chaque délégation se sont confrontés sur deux jours en Sanda, Taolu et Kung-Fu Traditionnel. Les français et les italiens, venus en nombre, ont dominé la compétition en remportant un flot de médailles dans les différentes catégories.
Outre le fait d’obtenir le titre méditerranéen, cette compétition avait pour objectif de détecter les prétendants pour les prochains championnats de monde de Wushu à Shanghai qui auront lieu du 20 au 23 octobre 2019.
« Le programme de la compétition a été parfaitement respecté. Les compétiteurs ont pu évolué dans un cadre privilégié. L’encadrement, juges, arbitres, officiels ont particulièrement apprécié l’organisation de la compétition. C’est l’aboutissement d’un travail collectif orchestré par les membres du Comité national Wushu. Il faut aussi remercier les nombreux bénévoles présents pour l’installation de la salle et participer au bon déroulement de la compétition » tient à préciser Xavier Guichard, Conseiller technique national en charge des disciplines associées.
La France, leader dans ces championnats
La sélection tricolore était composée de 45 athlètes, dont 12 Taolu, en 15 Kung-fu Traditionnel et 18 en Sanda. Parmi les sélectionnés, les vainqueurs des derniers championnats de France Sanda,Taolu moderne et Taolu traditionnel. Pour la préparation de l’événement trois stages avaient été mis en place au cours de la saison 2018/2019.
A noter en Taolu, Juliette Vauchez s’est imposée dans plusieurs épreuves (Jianshu, Qiangshu, Changquan et Duilian) avec des notes supérieures à 9 et a ajouté de nouvelles lignes à son palmarès. Sa compatriote, Mona Guba, représentée en Gunshu, Daoshu et Changquan a démontré elle aussi ses qualités en obtenant deux médailles d’or.
Plusieurs compétiteurs juniors comme Casey Calaber, Loan Drouard et Simon Baur ont évolué pour la première fois dans la catégorie senior lors d’une compétition internationale et ont confirmé leur potentiel en décrochant l’or dans leurs disciplines respectives de ces championnats.
Les frères Baur, Simon et Raymond ont clos la compétition en Duilian, combat chorégraphié, alliant précision et rapidité.
En Kung-fu Traditionnel, Damien Todeschini, habitué des compétitions internationales, est monté sur la première place du podium en Chen Style et Taijijian. Josépha Yang, de son coté, s’est imposée en leader de ces épreuves (Baguazhang, Tongbeiquan, Double Weapon).
Quant aux combats en Sanda, seules deux féminines sur les cinq engagées sont parvenues à se qualifier pour les finales et à accéder au sacre : Dumont Lucie (-60kg) et Cordonnier Alice (-65kg). Les masculins français davantage présents lors des finales ont proposé des combats denses et engagés. Ils ont remporté quatre titres méditerranéens sur les huit catégories de poids en compétition : Bilal Tahla (-56kg), Irvin Bared (-65kg), Sylvain Merlet (-70kg) et Yoan Benbedra (-75kg).

L’équipe des entraîneurs nationaux, composée de Léo Benouaich, Lin Hou, Ludovic Darner, Rodolphe Doppler-Battesti et Xiaofen Fang, a été très mobilisée dans cette compétition pour déceler les meilleurs sportifs pour représenter la France à Shanghai. Les compétiteurs français sélectionnés devront confirmer leur performance lors des prochains championnats du monde.
La sélection sera annoncée le 12 juillet au plus tard par le Directeur technique national.

