Brême 2014 : 2 titres pour la France !
Chaque combat compte dans les deux derniers jours, ceux bien sûr où les Français sont engagés, ceux des combattants des autres nations dont on suit les performances en faisant de savants calculs mentaux. À égalité à cinq finalistes avec le Japon et l’étonnante Égypte la France était bien placée, encore fallait-il convertir les espoirs en médaille. En amenant la première médaille de bronze en -50 kg, Alexandra Recchia donnait le ton. Mais intimidée, Emily Thouy se laissait manoeuvrer par l’Italienne Cardin en finale -55 kg En voyant William Rolle toucher le résultat de plus de dix ans d’effort de haut niveau juste après elle en -67 kg, et surtout sa toute jeune camarade Alizée Agier s’emparer sans rien demander à personne de son premier titre mondial en -68 kg, la jeune Francilienne née à Clichy, licenciée à Orléans et à l’entraînement au pôle de Châtenay Malabry va s’en vouloir longtemps. Elle aussi pouvait être championne du monde ce samedi.
Deux Marseillaises à capella
La France heureuse, chantant une belle Marseille à capella et à l’unisson descendant des gradins du haut pour prolonger la bande son, en l’honneur de deux beaux champions tout sourires, voilà de bons moments ! William Rolle, c’était sublime, Alizée Agier, c’était incroyable. Et la France, avec deux médailles d’or se retrouvait en tête au classement des nations !
L’Egypte, en concurrence jusqu’au bout
Les nations les plus dangereuses au classement final ce samedi matin ? Le Japon, avec deux finalistes et deux médailles de bronze à jouer. L’Egypte avec l’énorme potentiel de trois finalistes et cinq médailles de bronze possibles aujourd’hui ! William Rolle battait l’un de ces finalistes, mais les deux féminines remportaient leur défis, Giana Lotfy en -61 kg et Shyma Abouel-Yazed en +68 kg. Et finalement, avec ses deux titres et sa médaille d’argent, l’Egypte se hissait bien à la première place, mais ex-aequo avec la France car malgré le nombre de prétendants, elle ne sauvait qu’une seule médaille de bronze sur les cinq. Le Japon ? L’inattendu Tani brouillait les cartes en -75 kg contre l’Italien Busa en remontant un 2-0 pour l’emporter sur le gong, au grand dam du favori transalpin, tenant du titre, qui se voyait tranquille vainqueur. Mais le favori japonais en +84 kg, Ryutaro Araga, se faisait surprendre à l’inverse par la fougue d’un ancien de 31 ans qui ne voulait pas laisser passer sa chance, le Géorgien Gogita Arkania. Il avait déjà une médaille mondiale en 2008 le voici champion du monde en 2014. Quand on veut, on peut !
Le Japon en favori, l’Allemagne en trouble-fête ?
Ce samedi soir, avec l’Egypte et la France, seule la Turquie, qui place Ozcelik (en -50 kg) et Erkan (en +84 kg) est à deux médailles d’or. Mais la Turquie n’a aucun finaliste demain. La France en a deux avec Sandy Scordo en kata féminin, et l’équipe féminine combat. Et l’Egypte aussi ! Leur équipe masculine kata est en finale contre les Espagnols et leurs combattantes s’opposeront aux Françaises pour un moment qui promet d’être intense.
Le Japon est en position d’attente : il aura demain trois finalistes en kata, ce qui pourrait bien lui valoir, grâce au titre de Tani aujourd’hui, la première place au classement des nations demain. Mais rien n’est sûr en ce moment dans la hiérarchie mondiale du kata. Et là, c’est Sandy Scordo qui peut faire triompher le karaté français !
Un dernier trouble-fête possible ? L’Allemagne, qui n’a pas emporté de titre aujourd’hui, mais a encore trois finalistes demain : le kata masculin individuel et par équipes féminines, l’équipe masculine combat, qui sera opposée à l’Iran. Avec un sans faute, elle peut encore espérer coiffer tout le monde.
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