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Les Europe Jeunes en trois points

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À quelques jours des championnats d’Europe cadets-juniors et espoirs qui se dérouleront à Tbilissi, en Géorgie, le directeur technique national Yann Baillon revient sur les enjeux de ce championnat continental et la façon dont ils ont été préparés, en trois points clés.

Des stages en région

À l’image de ce que nous avons mis en place avec les seniors en amont des championnats du monde de Budapest, c’est-à-dire des regroupements à Mont Saint-Martin et à Sarcelles en nous appuyant sur Steven Da Costa et Alizée Agier, nous avons aussi modifié notre préparation en vue de ces championnats d’Europe jeunes. Il ne s’agit pas de changer pour changer, mais de rompre avec certaines habitudes, celles que nous pouvons avoir à Châtenay-Malabry et au CNE de Montpellier, ce qui a permis d’échanger davantage lors des moments informels, d’aller au contact des clubs qui nous ont accueillis, d’amener l’équipe de France sur les territoires pour passer un moment avec les enfants des clubs et leur donner envie, créer de la proximité… De quoi contribuer, sans s’éparpiller j’y tiens et en choisissant soigneusement nos points de chute, au fonctionnement et au rayonnement du karaté sur le plan local. Les jeunes sont ainsi partis à Pornic, à Nantes, à Marseille, dans le Nord pour un important stage avec beaucoup d’opposition, avant la préparation terminale à Montpellier.

Objectif : construire

Les catégories jeunes ont ceci de particulier qu’il existe un brassage permanent, ce qui donne lieu à une redistribution des cartes régulière. Quand on parle d’objectifs de résultats, il faut surtout considérer celui de la construction des futures générations et, en cela, c’est plus la constance des résultats et le nombre de médailles qui nous intéressent que le seul nombre de médailles d’or qui ordonne le classement des nations. Je préfère dix médailles, avec quelques titres bien sûr, plutôt que deux médailles d’or et rien d’autre. Ce n’est pas ce que nous cherchons. L’or est important évidemment car il faut marquer le coup pour les meilleurs, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit de construire son karaté à ces âges-là. D’ailleurs, nos messages, nos briefings, en tiennent compte : notre discours doit donner confiance et envie de s’exprimer et pas ajouter du stress ou de la pression. Mon message est simple : prenez du plaisir dans ce que vous faites.

Travail en commun avec les clubs

C’est le chemin que nous avons choisi d’emprunter depuis plusieurs mois : beaucoup d’échanges avec les entraîneurs de clubs dans l’approche, les sélections, les débriefings systématiques en visio notamment et je crois que chacun trouve sa place. Ce qui est important, c’est de partager les informations sur ces jeunes athlètes, de relayer les mêmes messages auprès d’eux et une vision de la performance qui doit permettre à la quarantaine de jeunes qui sont s’aligner sur ces championnats d’Europe de Tbilissi de monter sur le tatami avec la bonne attitude.