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Karaté

Une page se tourne…

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A l’occasion des Championnats de France Combats Seniors, nous avons eu l’occasion d’aller à la rencontre de quatre arbitres, qui ont décidé de se retirer de l’arbitrage à la fin de cette saison. Portraits.

© Denis Boulanger / FFKDA

« Me concentrer sur mon évolution sportive », Patrick Rosadini, 5ème dan, arbitre national

36, c’est le nombre d’années que Patrick Rosadini aura, au terme de cette saison, donné à l’arbitrage. Cet homme, passionné par ce qu’il fait, revient avec nous sur ses débuts, mais aussi sur ses projets futurs et ce que l’arbitrage lui a apporté tout au long de ces années.

© Denis Boulanger / FFKDA
Les débuts
« J’ai longtemps pratiqué la compétition. Jusqu’à mes 32 ans pour être exact. Suite à mon arrêt, j’ai eu envie de rester dans cette mouvance, et je me suis donc tourné vers l’arbitrage. J’ai débuté arbitre départemental, puis de ligue, et je suis ensuite passé arbitre national ! Dans un premier temps arbitre national combat, dont j’ai passé l’examen en 1995, puis kata, quelques années plus tard. »

Une réelle fierté
« La première fois que j’ai arboré le blason d’arbitre national, ça a été… (hésitation) le graal ! L’implication est totale, et la fierté n’en est que plus grande lorsque l’on a la chance de pouvoir arbitrer des finales.

L’arbitrage c’est vraiment une école de la vie et de la citoyenneté. On y apprend à être juste et honnête… Cela restera toujours une expérience magnifique pour moi. Sachez que tout le monde y a sa place ! »

Et après ?
« Aujourd’hui je suis Président du Comité du Var, alors cela me demande beaucoup de temps en termes d’organisation et de développement. Je vais pouvoir y consacrer plus de temps. Sur le plan personnel, je vais mettre ce temps libre à disposition de ma pratique et me consacrer à mon évolution sportive. J’aimerais préparer mes prochains dan ! (rires) »

 

« Objectif 7ème dan pour 2016/2017 ! », Hassan Mastass, 6ème dan, arbitre national

A l’instar de P. Rosadini, Hassan Mastass a lui aussi débuté l’arbitrage il y a 36 ans. Une fonction à laquelle il ne se destinait pas particulièrement, et qui lui aura pourtant apporté beaucoup de joie et de fierté. Retour sur le parcours de cet homme, qui revendique l’importance d’être arbitre.

© Denis Boulanger / FFKDA
Ça a commencé comme ça…
« C’est Raphaël Ortega, qui, il y a 36 ans est venu me voir pour me proposer de devenir arbitre. J’avais souvent côtoyé cette entité du fait d’avoir été compétiteur pendant plusieurs années. Si je me suis lancé c’est parce qu’il y avait un besoin conséquent d’arbitres au niveau de mon département et finalement je ne les ai plus quitté ! Je suis devenu par la suite arbitre régional puis national combat en 1986. Quatre ans plus tard, je devenais arbitre national kata. »

Un souvenir exceptionnel
« Une demie finale entre le SIK Paris et le Timing d’Enghien. C’était par équipe, et j’étais l’arbitre central pour les 5 combats. Je ne vous apprends rien en vous disant que l’ambiance était très « chaude » ! C’était il y a une vingtaine d’années, et cela reste, à ce jour, mon plus beau souvenir ! Même si être arbitre peut être parfois ingrat, car l’on est montré du doigt, cela reste une très belle expérience. Venez ! Nous ne sommes jamais trop, surtout dans les départements ! »

La suite
« Je suis responsable de l’arbitrage de la ligue d’Aquitaine depuis près de 20 ans, et j’étais Directeur Technique Départemental des Landes (40). Aujourd’hui j’aimerais m’engager plus au niveau du département et pourquoi pas évoluer. »

 

« La nostalgie sera naturellement présente », Michel Cavalli, 6ème dan, arbitre national

Après 30 ans passés au bord des tatamis, Michel Cavalli souhaite désormais se consacrer à sa ligue. Même s’il entend continuer l’arbitrage du karaté jutsu et du karaté contact, il a décidé de raccrocher le blason d’arbitre de karaté. Il évoque avec nous ces années de pur bonheur et de passion.

© Denis Boulanger / FFKDA
De la compétition à l’arbitrage
« J’ai commencé l’arbitrage pour rester proche des tatamis. J’ai d’abord essayé, pour être honnête, et cela m’a tellement plu, que j’ai décidé de rester et de passer les examens me permettant de devenir arbitre national. Dans un premier temps je suis passé arbitre national Kata (1984) puis combat, un an plus tard. »

Une histoire de passion
« J’ai les yeux comme un gamin à chaque compétition ! C’est un vrai plaisir d’arbitrer, et la cerise sur le gâteau, c’est quand quelqu’un de sa ligue, participe à une compétition où l’on arbitre et monte sur la plus haute marche du podium ! L’arbitrage c’est une histoire d’ambiance, d’amitié et de complicité. C’est une histoire humaine où l’on rencontre des gens de tout horizon, ce qui la rend vraiment enrichissante. Aujourd’hui je quitte cette belle aventure, et la nostalgie sera naturellement présente ! »

Des projets… dans l’arbitrage !
« Je raccroche l’arbitrage du karaté, mais je continue dans le karaté jutsu et le karaté contact ! Outre cela, je souhaite m’investir encore plus dans la ligue de Picardie, au niveau politique. »

 

« Merci ! », Michel Chevalier, 6ème dan, arbitre mondial

Michel Chevalier a commencé l’arbitrage de manière inopinée. Aujourd’hui il est arbitre mondial, à plusieurs mandats d’élus, et consacre une grosse partie de sa vie au karaté. Alors qu’il quittera ses fonctions arbitrales à la fin de la saison, il partage ses envies futures, et évoque sans pudeur ses belles années passées auprès de ses pairs.

© Denis Boulanger / FFKDA
Une aventure due au hasard
« Comment j’ai commencé l’arbitrage ? Eh bien, j’encadrais des jeunes lors d’une compétition, et il y avait une chaise vide, je me suis assis dessus, et c’était parti ! (rires) J’ai commencé en 1986, grâce à Raphaël Ortega. Comme tout le monde j’ai débuté en tant qu’arbitre départemental, puis régional et j’ai fini par passer arbitre national, pour le kata comme le combat, en 1990. Huit ans plus tard, je devenais arbitre mondial. »

Une belle aventure
« Si je devais évoquer un souvenir parmi tous ceux que je peux avoir, je parlerais de la finale kata individuelle, lors des championnats du monde de Munich en 2000. Cette compétition a couronné pour la dernière fois Michaël Milon, et c’était ma première finale en tant qu’arbitre. J’en garde un souvenir mémorable.
L’arbitrage, c’est de l’engagement, mais c’est vraiment valorisant. Je ne remercierai jamais assez les personnes qui m’ont aidé à évoluer, telles que F. Didier, H. Micholet ou encore comme dit précédemment, R. Ortega !
»

Destination politique
« A la fin de la saison, lorsque j’aurai définitivement raccroché, j’aimerais me tourner vers un mandat au service des sports. Et puis il y a mes différents mandats d’élus également. Je suis président du département de la Loire Atlantique, ainsi qu’élu régional du Pays de la Loire. Enfin, je siège au conseil fédéral ! Tout cela me prend du temps, et je vais pouvoir m’y consacrer un peu plus. Tout comme à ma carrière professionnelle qui me prend, elle aussi, beaucoup de temps. »