Alexandra Feracci peut rêver d’une médaille
1er tour : Un drapeau pour le Brésil
Troisième du championnat continental espoirs en 2015 et troisième du « Premier League » de Fortaleza au Brésil en 2016, la Brésilienne Nicole Mota n’était pas une adversaire à craindre, mais pas non plus à négliger. Un bon Anan suffisait à dominer la situation et le kata Papuren de son adversaire, qui parvenait à lui prendre tout de même un drapeau. Les choses très sérieuses commencent juste après !
2e tour : Shimizu, l’intouchable
En 2018, elle a gagné les tournois de Paris, Guadalaraja, Salzbourg, Berlin, Tokyo et le championnat d’Asie ! Elle a aussi connu la défaite, et même par deux fois, en Turquie contre une étonnante Viviana Bottaro, l’Italienne qui battait aussi ce jour-là l’Espagnole Sandra Sanchez Jaime, et à Dubai contre la Hongkongaise Lau Mo Sheng. Malgré ces deux coups de semonce, la Japonaise Kiyu Shimizu bien concentrée est intouchable pour tout le monde. Alexandra Feracci propose un kata Papuren de bonne facture, mais l’impeccable Anan de la double championne du monde 2014 et 2016 est impeccable. 5-0, il faut rapidement se concentrer sur la suite.
Ce qu’il faut retenir de la catégorie : la finale inéluctable
1er tour de repêchages : Alex file à l’indienne
Le kata Anan Dai de l’Indienne Valentina Valente n’a pas pesé lourd face au kata Kururunfa de la Corse appliquée et déterminée. 5-0 avant d’aborder une rivale bien plus dangereuse.
La finale opposera les deux meilleures techniciennes du monde, la double championne du monde japonaise Kiyu Shimizu et l’Espagnole Sandra Sanchez Jaime. C’est la seconde finale du Japon et de l’Espagne en kata.
En battant l’Italienne Viviana Bottaro pour l’une, la Hongkongaise Lau Mo Sheng pour l’autre, la Japonaise Kiyu Shimizu et l’Espagnole Sandra Sanchez Jaime conjuraient le sort face aux rares adversaires qui avaient su les battre cette année, et se hissaient par la même occasion en finale d’un championnat du monde, pour la troisième fois pour la Japonaise Kiyu Shimizu, une première pour l’Espagnole Sandra Sanchez Jaime, troisième en 2016. Outre la Française, la Japonaise a battu tout le monde par 5-0, dont l’Italienne en demi-finale. C’est le même constat pour l’Espagnole. Pas de difficulté imprévue pour ces deux-là, d’autant que les plus dangereuses, la Turque Eltemur, la vice championne du monde égyptienne Sayed, ou encore l’Américaine Kokumai étaient tombées en chemin. Une finale légitime si l'on considère le parcours en tournois : La Japonaise en a gagné six en 2018, l’Espagnole en a gagné quatre pour sept finales et encore trois médailles de bronze ! C’était inéluctable.
L’Espagnole peut-elle l’emporter ? Elle ne l’a encore jamais fait, mais c’est l’occasion ou jamais.
2e tour de repêchages : Duel de Chatanyara
Peu connue encore en seniors, l’Iranienne Fatemeh Sadeghi Dastak, vice championne d’Asie et du monde en juniors en 2015 et 2016, championne d’Asie espoirs en 2017, est déjà une technicienne redoutable, confiante et forte, dont les gestes nets découpent l’air. Elle passe en second et l’impression laissée par son Chatanyara Kushanku est forte. C’est aussi le kata choisi par la Française. C’est donc « à la loyale », d’un drapeau décisif et salvateur que cette dernière passe ce tour redoutable.
Finale de repêchages : Un tour par l’Océanie
Chibana No Kushanku a été enseigné pratiquement exclusivement en Kobayashi Ryu, mais il est récupéré de plus en plus souvent par les techniciens du Shito Ryu. Malgré l’originalité du kata choisi par la triple championne d’Océanie Alexandrea Anacan, une Néo-Zélandaise installée aux Philippines, il n’y eut pas de suspens et le Suparinpei de la Française emportait les cinq drapeaux. Voici Alexandra Feracci en place de trois, prête à se battre pour une médaille mondiale. Ce sera contre une adversaire de taille : l’Italienne Viviana Bottaro, cinq fois médaillée des championnats d’Europe, dont la médaille d’or en 2014, médaillée mondiale 2016, et victorieuse d’un Premier League en 2018 en battant l’Espagnole Sandra Sanchez Jaime et la Japonaise Kiyu Shimizu. L’exploit est requis, ce sera pour samedi.
