Steven Da Costa en finale !
[-67kg] Demi-finale : le danger Derafshipour
C’est une demi-finale mondiale. Pour son second championnat du monde, Steven Da Costa a l’occasion de se hisser dans le dernier duel, comme il n’était pas parvenu à le faire en 2016, se contentant d’une belle médaille de bronze. Face à lui, un longiligne qui le dépasse d’une bonne tête, Hamoon Derafshipour, troisième à Paris cette année, vainqueur à Istanbul l’année dernière, le genre d’adversaire dans la toile duquel Steven Da Costa pourrait s’engluer. Mais dans les premières secondes, c’est le jeune Français qui provoquait courageusement sa chance en osant l’attaque. Deux drapeaux pour lui, un pour son adversaire, avec le carton du coach iranien en prime. L’arbitrage vidéo ne suivait pas. C’était encore une fois parti comme il fallait. L’Iranien, tout en mouvements coulés et en enchaînements, était difficile à contrôler. Steven Da Costa y parvenait sans s’affoler et, à quarante secondes de la fin, plantait une nouvelle attaque au visage, qui faisait lever un drapeau, et le carton d’Olivier Beaudry. Sûr de lui, l’entraîneur français serrait le poing, et il avait raison. La marque était validée. Une poignée de secondes plus tard, Steven Da Costa était officiellement en finale de ce championnat du monde 2018. Une belle première.
Il y retrouvera le Brésilien Vinicius Figueira, un des hommes forts de la catégorie, vainqueur notamment dans son parcours du petit génie égyptien Ali Elsawi et du Hongrois Yves-Martial Tadissi. Troisième du championnat du monde 2014, cinquième en 2016, ce Brésilien a fait une bonne préparation avec le titre au championnat pan-américain, la finale à Berlin et au Série A de Santiago du Chili. Bien que les deux combattants se soient beaucoup croisés en tournoi ces dernières années, ils ne se sont jamais rencontrés. Une finale mondiale, c’est parfait pour ça.
[-67kg] Quart de finale : deux Français face-à-face !
Il avait annoncé sa venue en mode « pour le plaisir ». Qui ça ? Le champion du monde (2014) et double champion d’Europe… pour la France, William Rolle ! Désormais camerounais pour la cause (sportive), il n’en a pour autant pas perdu son exceptionnelle vista et ses coups de pied de génie. C’est à une démonstration qu’il s’est livré sur les premiers tours et ce qui devait arriver est finalement là : une rencontre décisive entre les deux champions français dans ce quart de finale. Steven Da Costa va-t-il en être intimidé ? Vraiment pas. Et c’est même plutôt du côté de William Rolle que l’on sent monter un peu de timidité pour ce combat très sérieux. Steven Da Costa le presse pour l’empêcher de prendre ses marques et tente un ura-mawashi très chaud d’entrée de combat. Au bout d’une minute, il marque sur une frappe rapide. Encore une fois, un juge lève le drapeau du côté adverse… mais, cette fois, il n’y a pas de coach dans la chaise pour tenter d’obtenir l’égalité. Et c’est sur ce point que Steven Da Costa passe ce tour délicat à gérer et s’offre une demi-finale mondiale. Il ne lui reste plus qu’à repêcher William Rolle.
[-67kg] 3e tour : Montée en puissance
Cet ancien médaillé européen et mondial juniors a connu son pic de forme l’année dernière avec deux podiums coup sur coup en avril et juin en Premier League (Rabat) et Serie A (Tolède). Chez lui, Raul Cuerva Mora peut permettre à l’Espagne d’obtenir une médaille en combat, et c’est bien ce qu’il compte faire. D’entrée, le coach espagnol veut faire basculer le combat sur un coup de pied de son athlète venu en contre d’un coup de pied au corps refusé (et sans doute de peu) au Français. La demande n’est pas accordée. Steven Da Costa démarre et obtient deux drapeaux sur une frappe rapide au visage, tandis que le contre de l’Espagnol en obtient un. Les événements s’accélèrent dans les dernières secondes et Raul Cuerva Mora obtient un point obscur dans les vingt dernières secondes. Celui du piège qui s’ouvre sous les pieds de Steven ? On songe déjà à la réclamation que la France devra porter, mais pas longtemps. Steven lance la jambe au corps et reprend l’avantage, réglant le problème à sa façon, la meilleure.
[-67kg] 2e tour : pour régler la mire
Deux podiums Premier League l’année dernière, dont un à Paris, le Marocain Ayoub Zakaria n’est pas un anonyme. Steven Da Costa aborde encore une fois le combat avec prudence, mère de sûreté, et c’est la dernière minute déjà bien entamée que, sur un échange rapide, le Français prend deux drapeaux, pour un seul à son adversaire, ce que la demande du coach marocain ne changera pas. Malgré quelques belles tentatives de coup de pied qui semblaient proches du but, le Français ne prendra qu’un point de plus en contre sur la pression de Zakaria.
[-67kg] 1er tour : dans la sobriété
Un Dominicain d’expérience pour débuter sa compétition, Deivis Ferreras, un homme à considérer, vainqueur en 2016 du championnat pan-américain. Steven Da Costa s’y prenait de la meilleure façon possible en plantant un premier point dans les premières secondes. Le combat se déroulait ensuite tranquillement, sans trop d’effort de sa part pour en rajouter, sans trop de moyens du côté du Dominicain pour revenir.
