Feracci, cinquième pour une première
[Kata féminin ] Pour une première mondiale à ce niveau, c’était une franche gageure, avouons-le, de prétendre arracher à l’Italienne Bottaro ne fut-ce qu’un drapeau. Championne d’Europe et vice championne du monde en 2014, avant l’avènement de l’Espagnol Sanchez Jaime, l’Italienne est en effet la meilleure européenne derrière la terrible Madrilène, finissant deux fois finaliste continentale en 2017 et 2018. Surtout, elle est l’une des seules, avec la Hongkongaise Lau Mo Sheung (troisième de ces championnats du monde) à être parvenue à battre et l’Espagnole et la Japonaise n°1, Kiyu Shimizu cette année. Mais la Française engageait néanmoins la bataille avec toute sa conviction, sortant un Anan Dai à la fois explosif et posé, dégageant un charisme qui la rendait tout à fait crédible dans ses prétentions à la médaille. Passant en deuxième position, l’Italienne allait néanmoins s’arranger pour faire sentir la différence. Petit gabarit, elle ajoutait encore de l’intensité à l’intensité, de la vitesse à la vitesse, du charisme au charisme avec un Suparinpei parfaitement adapté à l’enjeu. Les cinq drapeaux tombaient de son côté.
