F. Abdesselem : « De la joie forcément »
Ta réaction quand tu as appris que tu avais été sélectionné ?
De la joie forcément. C’est un honneur de pouvoir être sélectionné avec l’équipe de France. J’ai fait un gros travail pour atteindre cette sélection et aujourd’hui, le fait que l’on puisse me donner ma chance sur ces championnats d’Europe, à l’approche des Jeux Olympiques de Tokyo, c’est une grande et belle opportunité. A moi de la saisir.
Ton jeune frère Raybak qui gagne il y a deux mois l’épreuve continentale chez les juniors, ça doit te donner envie ?
Bien sûr, voir Raybak champion d’Europe, c’est beau. Après, dans ma tête, je ne me focalise pas que sur cela même si faire le doublé pour notre famille ça serait un grand moment. Je n’ai pas fait de championnat d’Europe depuis quelques années et là, d’avoir cette compétition à ce moment donné de ma carrière, c’est forcément un objectif d’aller tout en haut, même si ce n’est pas une obsession. Je ne veux pas me bloquer que sur cela, je me concentre sur tous les aspects de la compétition.
Tu es de plus en plus régulier depuis le mois de septembre, comment tu peux l’expliquer ?
J’ai été blessé l’année dernière à Guadalajara lors de la Séries A. A la suite de cela, il a fallu établir un programme avec Tarek, mon grand-frère, qui est aussi mon coach. J’ai eu huit mois pour me voir dans le futur et voir ce que j’avais envie. Je me suis dit que si je devais repartir en « mode » sacrifices et dans le haut-niveau, je ne devais pas avoir un moment où je devais douter de moi. Je me suis lancé à fond dans ce challenge, sans m’arrêter et avec beaucoup d’entrainements. Petit à petit, le travail a payé. J’ai fait une troisième place à Okinawa l’année dernière. Puis après j’ai fait des Series A, mais pour franchir un palier je devais m’affirmer sur les Premier League. Je suis monté crescendo avec Tokyo où je fais un repêchage pour le bronze, puis derrière Shanghai où tout se passe bien également mais j’échoue au pied du podium face à l’italien. Paris en Janvier ça me passe sous le nez et Dubaï, dernièrement, où ça paie enfin. J’espère que par la suite je vais continuer sur cette lancée et sur cette progression qui me va très bien pour l’instant.
Comment vas-tu aborder ce championnat d’Europe, une épreuve qui compte dans un palmarès ?
J’ai mes petits rituels à moi, mon quotidien et tout ce que je fais habituellement sur une Premier League, je le ferai sur ce championnat d’Europe, même s’il s’agit effectivement d’une épreuve majeure. Je ne vais rien modifier à mes habitudes car c’est ce qui m’a permis de mettre en place des bases solides sur moi-même et en vue des échéances futures. Je vais rester sur mon feeling que j’ai en amont des compétitions.
Qu’est ce que ça va faire de reporter cet écusson France ?
C’est le come-back (rires). Non, c’est clairement une fierté. On veut tous le porter, lui faire honneur. Aujourd’hui, le fait d’être de retour, c’est top. J’ai quand même passé de nombreuses années dans ce collectif avec les jeunes. Il y a maintenant sept ans que je n’ai pas porté cet écusson. J’ai beaucoup changé et je pense qu’aujourd’hui c’est la fierté qui prédomine.
