-61kg : Gwendoline Philippe on fire !
Il lui a fallu se libérer ! Opposée au premier tour à la triple médaillée européenne croate Ana Lenard Gwendoline Philippe marquait le premier point, décisif pour tenir le combat, qu’elle maîtrisait, à défaut de se lâcher totalement pour terminer ce premier combat sur 2-0. Contre la Marocaine Sadini, médaillée mondiale aux mondiaux de 2018 à Madrid, la crispation était encore présente. La Marocaine avait choisi de la faire déjouer. La Française attaquait beaucoup mais manquait de précision et ne trouvait l’ouverture qu’à trente secondes de la fin. De quoi commencer à se libérer vraiment et claquer un mawashi superbe pour le 4-0.
C’était déjà le quart de finale, contre l’Ukrainienne Serogina. Un premier point là encore – une entrée en matière que les Français ont particulièrement bien gérée depuis hier – 2-1, puis 3-1 avant cette nouvell action de jambe splendide qui relançait les encouragements de Coubertin. 6-1 puis 7-1 pour finir. Magistral.
Dans le duel à distance dans cette catégorie, à un tapis d’écart, il y avait la non moins talentueuse Leïla Heurtault, engagée par son club du Samouraï 2000 Le Mans. Après un premier tour assez tranquille (5-0) contre la Néerlandaise Van Oudenaarden, vice championne d’Europe juniors 2019 des -59kg, Leïla Heurtault a renversé le cours de son deuxième combat. Menée 1-2 par la Suissesse Noémie Korfeld, ultra expérimentée puisque sur le circuit depuis dix ans même si elle est rarement médaillée, la Française lançait une attaque sur le gong… 2-2 après arbitrage vidéo et de quoi faire basculer la décision des arbitres 3-2 en suivant. Chaud ! Opposée ensuite à l’Ukrainienne Shostak, une médaillée mondiale espoirs qui avait fait tomber la Japonaise Someya au premier tour, Leïla marquait le premier point avant un mawashi au corps 3-0. Et c’était le moment du combat décisif contre la Turque Coban, n°4 à la standing olympique. La Turque, vigilante, marquait le premier point, puis un autre à trente secondes. Surtout, devant l’agressvité de Leïla Heurtault qui cherchait la distance, elle ne s’affolait pas, et si la Française revenait, elle devait s'incliner.
Enfin, Laura Sivert, engagée avec l'équipe de France forçait le destin sur son premier tour (3-3), puis encore le deuxième sur décision avant de s'incliner 2-0 contre la Canadienne Jumaan, une combattante sur le podium des deux derniers K1 Premier League à Moscou et Madrid.
