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Le krav-maga mosellan va de l’avant

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Que ce soit à Metz ou dans la commune voisine de Marange-Silvange, l’École de krav-maga 57, dirigée par le 4e dan Serge Cohen, poursuit sans discontinuer son développement depuis son ouverture en 2014.  Avec la maîtrise de la défense, la confiance en soi et la convivialité comme valeurs cardinales.

C’est dans le sillage de Serge Cohen, aujourd’hui âgé de soixante ans – dont quarante à pratiquer les arts martiaux – que la Moselle a pu découvrir le krav-maga. « Ce qui m’a plu dans cette discipline, qui était encore confidentielle quand je m’y suis essayé, c’est son réalisme, son pragmatisme, expose le 4e dan. Il faut rapidement aller à l’essentiel. » Jusqu’à ouvrir, en 2014, sa propre école de krav-maga à Metz, avec l’envie de transmettre sa passion née aux côtés du 10e dan Haim Zut, parmi les premiers étudiants d’Imi Lichtenfeld, le fondateur de cette méthode désormais largement répandue dans le monde, et décédé en mai dernier à l’âge de quatre-vingt-cinq ans. Répartie sur quatre séances par semaine, c’est une soixantaine d’adhérents qui suit désormais ses traces.

Des femmes combattantes
Comme Corinne Auburtin, quarante-et-un ans et pratiquante depuis deux ans, la proportion de féminines s’élève à 30%. « J’ai été attirée par le fait d’apprendre à me défendre, précise la jeune femme. Je marchais dans la rue mais je n’étais pas forcément sereine, surtout avec tous les faits divers que l’on peut entendre. Un ami m’a conseillée le club de Serge, et j’ai tout de suite adhéré à l’état d’esprit du club. J’ai été bien pris en charge par les instructeurs et les autres adhérents et je peux dire aujourd’hui que le krav-maga m’a beaucoup apporté. J’anticipe plus les choses, je suis plus à l’aise et je me sens un peu plus costaud qu’avant ! Psychologiquement, je me sens prête à agir si besoin, et j’ai acquis certains réflexes qui sont devenus des automatismes. Je sais où frapper ! »

Une ambiance saine pour un corps sain
Cohésion, authenticité et plaisir, en entrant dans le gymnase, le partage et l’échange se ressentent clairement entre les instructeurs et leurs élèves, avec beaucoup d’humour et de dérision. « Deux fois par an, lors des portes ouvertes de début d’année et lors d’une soirée de fin d’année, nous nous réunissons tous ensemble hors du dojo. Il y a aussi notre stage d’une semaine en mai en Israël, qui crée lui aussi du lien, entre la douzaine d’adhérents qui y participe. Imaginez un dojo près de la plage, où il fait toujours beau. Toutes les conditions sont réunies pour apprendre ! » Sans oublier le rassemblement annuel de Metz, auquel participent des clubs français mais également venus de toute l’Europe, notre référent israélien Meni Mehabad ainsi qu’un expert invité par la FFK qui se joint à nous. Ou comment donner un rayonnement international à une structure locale.

« Offrir une approche globale pour chacun »
Du bord du tapis, il devient vite clair que rien n’est dû au hasard tout au long de l’heure et demie que dure chaque créneau : un échauffement de trente minutes, un travail technique de cinquante minutes et un retour au calme de dix minutes. « Se retrouver dans une situation réaliste demande de l’attention et beaucoup d’écoute, poursuit Serge Cohen. Je propose donc des ateliers spécifiques, sur la gestion du stress, la concentration, l’imagerie mentale, la visualisation, etc., avec l’idée d’offrir une approche globale afin que chacun, qu’il pratique en loisir ou en compétition, puisse se fixer des objectifs réalisables. »

À l’écoute de tous les publics
Troisième des championnats de France espoirs hommes 2015, l’association mosellane est régulièrement représentée sur les championnats de France technique et combat. Sans oublier de s’investir sur le volet du sport santé, en accueillant tous ceux qui ont reçu une prescription médicale de retour à la pratique physique, et qui souhaitent s’essayer à cette méthode sécurisée et parfaitement adaptée à un public seniors. Avec, qui sait, de futures ceintures noires formées au club, qui peut se targuer d’un taux de réussite de 99%. Parmi les futurs candidats se dresse d’ores et déjà Éric Muller, ceinture orange assidue depuis trois saisons. « J’envisage bien sûr de passer ma ceinture verte dans un premier temps, mais je compte également me préparer pour me présenter en compétition. Même si un combat peut ne durer qu’une dizaine de secondes, c’est l’intensité du moment qui est vraiment intéressant dans mon apprentissage. Pendant ce court laps de temps, tout peut arriver, l’adversaire peut vraiment te toucher et te faire mal. C’est cette situation de stress qui est bonne à intégrer, à l’entraînement comme en compétition, pour mieux l’appréhender. » Une affaire de sérieux et de rigueur qui rythme le quotidien de l’École de krav-maga 57 depuis maintenant six ans.

Ouiza Bouheddi / Sen No Sen

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