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Coupe de France de karaté mix light : passerelle de premier choix – 1/2

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Initier, partager, transmettre… Les acteurs de l’édition 2022 de la coupe de France de karaté mix light qui avait lieu ce week-end ont une nouvelle fois prouvé que leurs valeurs ne se limitent pas aux mots. Visite guidée d’un événement phare pour une discipline charnière.

Le point commun entre le Journal de Tintin et le CFSD 91 ? L’universalité en âges. Car si le « journal des sept à soixante-dix-sept ans » appartient désormais au passé, les licenciés du club essonnien peuvent presque prendre le relais. « C’est vrai que le spectre d’âges de nos adhérents s’étend de sept à soixante-et-onze ans, sourit Pascal Demulier, fondateur et professeur du club. Parmi les engagés de ce week-end, Alice, notre minime, vient d’avoir treize ans, tandis que j’approche de la cinquantaine, mais nous sommes tous les deux dans la cage en “light” ! » Loin de se restreindre au seul CFSD 91, ce mélange de générations rare est sans doute aussi ce qui fait le charme du karaté mix light tout entier, et de sa coupe de France où, des minimes aux vétérans, tous les engagés combattaient le même jour. Une journée longue certes, mais dense avant tout.

L’appel du combat

Club pilote du karaté mix dans le Var, le Kombat Club Méditerranéen avait voyagé non pas en club, mais en véritable équipe : dix compétiteurs engagés, auxquels s’ajoutait une autre dizaine d’adhérents que Ludovic Rallo et César Benitez avaient convaincu de monter à l’Institut du Judo pour supporter le club. « C’est aussi cela la beauté d’une telle coupe : transmettre aux autres. Les uns donnent de leur force en encourageant, et reçoivent l’expérience des autres, développe ce dernier, coach des adultes. Aujourd’hui, seuls dix avaient décidé de s’engager, mais pour les championnats de France en février prochain, je pense que nous en auront au moins le double. » Transmettre par l’exemple, c’est ce pourquoi Pascal Demulier a décroché les gants du vestiaire il y a une dizaine d’années, après une retraite de combattant en grappling et kick-boxing prise quelques années plus tôt. « Je voulais retrouver ce lien, unique et que j’estime désormais indispensable, avec mes combattants, confie le professeur-combattant cinquième dan. Partager ses conseils et sa technique en cours, c’est une chose, mais il n’y a rien de mieux que d’appliquer ses valeurs de combat et de respect en compétition, et cela motive ! Trois jeunes minimes du club étaient venus de Yerres pour nous regarder. Ils m’ont vu combattre, gagner, et ont surtout remarqué l’émulation autour des combats. Résultat : ils veulent tous participer aux championnats de France… Pire, ils ont envoyé des vidéos à leurs copains, qui veulent y combattre aussi ! » Et Alice Langevin, la benjamine du groupe ? Elle aussi goûtait à l’or pour sa première compétition, chez les minimes -45kg. L’une des huit médailles décrochées par les onze combattants du club francilien ce week-end.

© Aurélien Brandenburger

Multiplier les styles

Alors que la journée touche à sa fin et que les spectateurs quittent peu à peu la salle, César Benitez s’assoit une dernière fois sur la chaise en bord de tapis. Et pour cause, Théa Ramaël, l’une de ses jeunes protégées, combat pour un premier titre national en minimes -55kg. Quelques instants à peine, et le coach des jeunes combattants toulonnais pouvait déjà lever les bras et taper le poing de sa jeune combattante, tout juste sacrée sur juji-gatame après un magnifique travail au sol, la cinquième victoire d’un licencié du KCM par soumission ce jour-là. « Je suis karatéka à la base, mais aussi lutador et judoka, pose Ludovic Rallo, professeur au club. La force du karaté mix, et en particulier du light, c’est de permettre ce mélange de styles. Rentrer, sortir et désaxer l’adversaire, c’est une base, à laquelle s’ajoute notre spécialité, en l’occurrence la luta livre… Et ces victoires par soumission sont le fruit de cette transversalité. » Philippe Ribeiro, l’un des coaches du SMOC Qwan Ki Do Saint-Jean-de-Braye, abonde. « Issus des arts martiaux vietnamiens, et particulièrement du Qwan Ki Do, les notions de maîtrise des coups, sans KO, de karaté à la touche, nous parlent forcément. Dans l’objectif d’emmener nos combattants vers le plein contact, le light s’avère être la passerelle parfaite pour la suite. »

© Aurélien Brandenburger

La voie du père

Ce n’est pas la famille Manlius, qui signe un doublé ce week-end, qui démentira. Avec Tristan, le père, vainqueur chez les vétérans en plein contact, et son fils Nati sacré chez les cadets -50kg en light, elle incarne la pluralité du karaté mix. « J’ai débuté sur le tard, mais c’est ma pratique qui a transmis l’amour des arts martiaux à mon fils, détaille le paternel. Aujourd’hui, les arts martiaux mixtes sont mis en lumière et plébiscités par plein de jeunes qui, comme lui, ambitionnent de devenir des champions. Le karaté mix offre cette possibilité de progression et d’épanouissement, à travers ses disciplines light et plein contact, mais aussi grâce à ses ajouts progressifs. De quoi se forger une excellente base comme combattant. D’abord, il y a eu le tapis avec boudins latéraux puis la cage, désormais on autorise les percussions au sol… Cela crée un tremplin pour les jeunes s’ils veulent pouvoir imiter Manon Fiorot ou Lyoto Machida, qui sont aussi originaires du karaté ». Avant de viser une carrière aussi riche que les deux champions, le jeune garçon de quinze ans a déjà fixé son premier objectif, si l’on en croit son professeur Pascal Demulier : « il veut absolument dépasser mon nombre de titres, et risque bien d’y arriver… Lui, c’est un futur grand. »

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