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06 novembre 2023

Verquin, épicentre mondial du kempo

Kempo

Les 11 et 12 novembre prochains, l’Arena Béthune-Bruay accueillera le premier événement international de la discipline en France. Un défi relevé avec passion comme le révèle Serge Cal.

L’initiative est enthousiasmante et suscite déjà beaucoup d’attentes. Dans deux semaines, le premier Open de France kempo et les championnats du monde de la discipline auront lieu dans le Nord de la France. Un pari sportif et logistique pris par Serge Cal, responsable de la commission nationale de la discipline et directeur technique d’un club de près de quatre cents licenciés entre le Pas-de-Calais et le Nord. « Avec mes élèves, nous avons l’habitude de nous rendre à l’étranger pour participer à des compétitions ou aux championnats du monde. L’année dernière, nous nous sommes interrogés sur la possibilité d’organiser un événement en France. La place du kempo dans notre pays est en effet reconnue et nous avons des infrastructures de qualité. Du coup, en décembre 2022, j’ai évoqué l’idée avec le président de la fédération qui nous a incités à nous lancer. »

Si la date choisie est celle traditionnellement fixée par la fédération mondiale, Serge Cal réalise un très joli coup avec l’organisation de cet événement planétaire dans ce qui est depuis quelques mois l’une des plus belles salles d’Europe consacrée aux arts martiaux : l’Arena Béthune-Bruay située à Verquin (Pas-de-Calais). Un nouveau complexe aux dimensions vertigineuses : 2735 m2 de surface sportive, 2500 places assises, une salle d’échauffement de 230 m2. Un nouvel écrin de 7400m2 avec douze surfaces de combats de huit mètres sur huit ! « Je suis allé solliciter la communauté d’agglomération qui m’a donné tout de suite son feu vert avec un prêt gratuit. C’est une salle absolument magnifique et très fonctionnelle. »

Dix pays présents

Pour l’aider dans sa tâche, une équipe de soixante à soixante-dix bénévoles, tous issus de son club, l’Académie Serge Cal, va être mise à contribution. Un nombre proportionné aux multiples tâches d’un événement organisé sur deux jours, avec un minimum de cent-cinquante à deux cents combattants attendus entre les deux compétitions : cadets à vétérans B (46-56 ans) pour les championnats du monde, pupilles à vétérans B pour l’Open international. Une participation d’ailleurs très internationale, ce qui constitue le second atout de cette initiative. « Nous avons des inscrits du Liban, du Népal, d’Iran, de Mongolie, du Kazakhstan, de Hongrie, du Portugal, d’Algérie, du Maroc et de Belgique » liste Serge Cal. Si la question des visas est complexe, l’organisateur a bon espoir de régler cette problématique pour que tous puissent venir participer à cette fête universelle.

Rassembler

« Avec PACA et l’Île-de-France, les Hauts-de-France est l’une des places fortes du kempo dans l’Hexagone. Nous avons donc fait, bien aidé en cela par les collectivités locales, le département et la communauté d’agglomération, un maximum de publicité auprès des clubs des alentours, mais aussi au-delà. J’ai comptabilisé environ cinquante-sept clubs de kempo en France et j’espère de tout cœur en voir un maximum le week-end du 11 et 12 novembre prochain. » Un appel entendu par François Houdart, sixième dan et professeur du Sporting Club Haubourdin Okinawa Kempo (Nord). « Nous sommes à quarante minutes en voiture de l’Arena ! L’occasion est inespérée. Voilà pourquoi j’ai décidé de venir avec un nombre conséquent d’élèves : près de quarante combattants dont quatre – trois masculins et une féminine – participeront aux championnats du monde. Ce que je pense de cette initiative ? Elle me procure de l’envie et de la reconnaissance : d’abord, parce qu’organiser cette compétition va donner la possibilité au kempo français de montrer sa valeur aux yeux des étrangers. Mais aussi de prouver que nous avons la capacité d’organiser le grand évènement mondial de la discipline. Ensuite, il y a une question de dynamique interne : cela doit être la grande fête du kempo français, l’occasion de tous nous rassembler ! »

Attirer au-delà de la discipline

Sébastien Scenner, quatrième dan, directeur technique du club de l’école de combats à Saint-Laurent-de-Neste (Hautes-Pyrénées) et plusieurs fois champion de France de la discipline abonde. « L’idée est fantastique ! Je connais très bien Serge. C’est une personne de confiance et je sais que tout se passera bien au niveau de l’organisation. Je monte avec quatre féminines : deux juniors et deux cadettes qui ont toutes été sur le podium de la coupe de France l’année dernière. Nous sommes d’ailleurs en train de peaufiner les réglages pour cette compétition en insistant sur les liaisons debout-sol. Les vacances scolaires me permettent de les avoir tous les jours ou presque pour travailler sur un secteur qui doit leur permettre de chercher la victoire à tout moment en étant plus complète. »

À deux semaines du début des épreuves, quels sont les critères de réussite de ce rendez-vous pour Serge Cal ? « Des combats de qualité mais aussi que cet événement attire au-delà de la discipline. Je pense en priorité aux karatékas du secteur contact, qui seront plus que les bienvenus. » L’appel est lancé.

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