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Portraits clubs : veillée d’armes avant le Paris Open

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Cette fois, ça y est ! Un peu partout en France, les engagés ont vu les heures défiler jusqu’au moment fatidique de rallier la capitale pour enfin en découdre en cette fin de semaine. Nos quatre clubs de Strasbourg, La Grand-Combe, Argenteuil et Louviers racontent ces derniers instants avant d’entrer dans l’arène de Coubertin.

 

Karaté Élite Argenteuil (Val D’Oise)

Des séances plus courtes et personnalisées

Avec seize athlètes en lice à Coubertin à partir de vendredi, Chérif Tadjer a dû faire du sur-mesure avant l’évènement parisien. « Certains athlètes, comme Nassim Ramdane, ont participé à des stages de l’Équipe de France. Il fallait donc bien faire attention au surentraînement. C’est pourquoi le début du cycle de préparation pour l’Open de Paris a été axé sur du renforcement musculaire, afin de prévenir les blessures, et de l’aérobie. Peu à peu, nous avons ensuite réduit le volume et la durée, avec ces tous derniers jours des séances de quarante-cinq minutes maximum basées sur l’explosivité et les spéciaux de chacun. » Mercredi fut l’occasion d’un dernier entraînement, avec des mises en situation maximales sur des combats de trois minutes, tandis qu’un décrassage et une analyse vidéo des futurs adversaires est au menu de jeudi.

Engagée en -68kg, Charlotte Zanini, vingt-et-un ans et en bronze à l’Open Noris en octobre dernier, ne cache pas son impatience d’en découdre. « Je suis pleine d’envie d’autant que, ces derniers mois, les compétitions se sont faites rares (sourire). Ce sera ma première participation et je compte marquer les esprits malgré mon jeune âge. » Un enthousiasme joyeux partagé par son partenaire de club Ilies Bourouba (-75kg). Revenant de blessure (fracture à la cheville), ce combattant qui a terminé deuxième à l’Open Adidas 2020 (en -67kg), évoluera sans pression dans son style résolument explosif, à base de balayages. « J’ai hâte d’y être. Je n’en fais pas une finalité car cet Open sera ma première compétition depuis ma blessure. Mais je suis un compétiteur dans l’âme et quand je serai sur le tatami, ça sera pour la gagne et rien d’autre ! »

Les engagés du club

Combat : Farah Bourouba et Priyanka Chettiar (-50kg), Manon Martinez (-55kg), Sherazade Bouchiha et Cindy Jaecques (-61kg), Aurore Pillant et Charlotte Zanini (+68kg)

Hugo Legout (-60kg), Adam Jacqueray, Aghiles Sehrine et Zinedine Tadjer (-67kg) Ilies Bourouba et Nassim Ramdane (-75kg), Cris Bellebenie, Omar Bouyan et Mohamed Yangui (+84kg)

 

Sen Karaté Louviers (Eure)

Un gros travail sur le « game plan »

« Réaliser une performance sur l’Open de Paris passe par un premier préalable : être prêt physiquement, explique en préambule Rabah Rafa, entraîneur des athlètes haut niveau du club. En effet, on se rend bien compte que, depuis plusieurs années, la préparation physique des athlètes est montée en gamme. Tout le monde – ou presque – arrive à 100% de ses capacités le jour J. Le second préalable est de répéter les gammes techniques. Ces derniers jours, nous avons travaillé sur ce qu’on appelle le “game plan”, à savoir que l’athlète sache réagir de manière automatique et pertinente à une situation précise donnée, comme le fait de mener à quinze secondes de la fin du combat par exemple. Par lui-même ou avec les conseils que je lui donnerai. »

Une préparation technico-tactique pour les trois athlètes engagés à laquelle Rabah Rafa a ajouté la mise en place d’une routine (dormir tôt, manger à heures fixes, se lever tôt) et un travail de projection mentale (comment bien s’échauffer, gérer le temps d’attente entre les combats, etc.) « Depuis un mois et demi, je pense tous les jours à cette compétition », indique ainsi Romain Vaultier, vingt-trois ans et engagé en combat (-60kg). Troisième aux championnats de France Espoirs 2019, le jeune homme a participé au championnat départemental il y a peu. « Un excellent moyen de faire le point, de se tester. » Physiquement au top selon ses mots, Romain prend pleinement à son compte l’une des maximes fétiches de son entraîneur pour définir son état d’état d’esprit du moment : « se faire plaisir ! »

Les engagés du club

Combat : Mamoudou Mamadou et Romain Vaultier (-60kg), Kevin Leclercq (-67kg)

 

Stadium Olympique Strasbourg (Bas-Rhin)

Une affaire de confiance

Rien n’a été laissé au hasard à écouter Ahmed Tas, le directeur technique du club alsacien. « Je travaille par périodisation. Depuis deux semaines, l’idée est d’appuyer sur leurs qualités intrinsèques et leur mental. L’idée ? Les gonfler de confiance, les décomplexer, qu’ils se sentent imbattables ! Concrètement, cela passe – déjà – par beaucoup d’échanges verbaux avec eux. Mais aussi par de la mise en situation concrète, avec du travail intermittent : quarante-cinq secondes à très forte intensité et le double en récupération. Auparavant, nous faisons un échauffement long, cool pour éviter au maximum les blessures. »

En amont de cette préparation finale, l’entraîneur aura imposé à ses cinq combattants engagés sur l’Open un gros travail lactique. « Je fais bien attention à ne pas tomber dans le surentraînement. Mais les grosses charges de travail sont fondamentales. Et quand les athlètes se plaignent d’être lents je leur répète : “votre fatigue cache votre forme”. »

Engagé en combat (-67kg) et kata, Yanis Tas, dix-huit ans, vingt-cinq médailles nationales et plusieurs podiums internationaux (dont deux médailles d’argent aux championnats d’Afrique (combat) en 2018 et 2019), explique avoir travaillé ces derniers jours sur sa vitesse. Généreux, varié techniquement, porté sur l’efficacité avec un gros volume physique, Yanis « n’a peur de personne ni de la défaite. Je viens faire un résultat et je me suis donné, avec mon père et mes copains, les moyens pour. »

Les engagés du club

Combat : Sami Tas (-60kg), Khadim Fall et Yanis Tas (-67kg) Amine Benhamida et Yamadou Diakho (+84kg)
Kata : Yanis Tas

 

Shotokan Karaté Do Grand Combien (Gard)

Mettre son logiciel kata à jour

Troisième à l’Open international de Nice en juillet 2019 en kata, Myrha Tarnus a l’esprit clair avant de prendre la route pour Paris et la mythique salle de Coubertin. « Je sais que si je commence à penser “médaille” ou “défaite”, c’est mort (sic). La bonne façon de me transcender ? Penser à une de mes adversaires du jour et me dire : je vais faire mieux qu’elle ! »

Motivée comme jamais après avoir appris l’ouverture des inscriptions aux clubs pour cette édition 2022, Myrha cherche une chose en priorité : se faire plaisir et emmagasiner de l’expérience. « Il y aura des étrangères mais aussi Alexandra Ferracci, la représentante olympique. Je veux voir comment elles se comportent, comment elles se préparent, m’imprégner de l’ambiance pour enrichir mon karaté mais aussi celui des enfants à qui j’enseigne. » Forte d’une capacité à se mettre rapidement dans sa bulle, elle aura travaillé avec son père et professeur, Laurent Tarnus, jusqu’au dernier jour. « Nous avons mis l’accent sur les derniers réglages techniques des « gros » kata, explique-t-il, tels que le Unsu, le Sansai ou le Kotaku. L’idée est d’avoir un panel de kata à disposition en fonction de l’adversaire rencontrée. Au niveau physique, Myrha avait fait le gros du travail en amont : cardio, assouplissement, musculation. »

Alors qu’ils sont sur le point de prendre la route, Laurent Tarnus nous explique voir cet Open de Paris « comme une formidable opportunité de se mettre à jour sur les nouveaux kata qui ont le vent en poupe au niveau international. Et de mettre ainsi mon logiciel kata à jour. »

Les engagés du club

Kata : Myrha Tarnus et Nicolas Perea

 

Durant les trois jours de compétition, vivez l’événement au plus près de ces quatre clubs.

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