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Para-karaté : poursuivre le travail

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Organisés ce dimanche à Paris, les championnats de France para-karaté, privés de ses internationaux qui brillaient à Gaziantep, n’en ont pas moins manqué d’intérêt.

Alors que Jordan Fonteney, Charlène Odin, Nohan Dudon et Virginie Ballario se paraient tous les quatre de bronze aux championnats d’Europe en Turquie, ils étaient une vingtaine de combattants masculins et féminins à se retrouver dimanche dernier dans la partie sud de la capitale. Premiers championnats de France depuis 2019, cet événement aux huit épreuves (sept en kata, une en combat) voient la ligue PACA rafler trois titres, devant l’Île-de-France (deux médailles d’or). Alexandre Schoegel, qui évolue au Kombat Club Méditerranéen s’est adjugé la victoire en kata fauteuil et l’argent en fauteuil combat. Il est reparti de Paris direction le Var sourire aux lèvres. « Je me languissais de cette compétition depuis mon titre kata il y a trois ans. Émotionnellement, cela a été fort. Si, au début, il a fallu reprendre ses marques – à l’échauffement, repérer le tapis de compétition – retrouver les copains et l’adrénaline d’un championnat de France fut une sensation qui m’avait vraiment manqué ! »

Marlène Coleta, du Karaté CSM Eaubonne (Val d’Oise), vice championne de France « handicap debout kata », double championne de France en 2018 et 2019, s’était préparée à cet événement en participant à deux coupes régionales – uniquement kata – cette saison, l’une à Arles, l’autre à Sainte-Maxime. « J’ai été agréablement surprise du fait que l’on soit trois participantes dans ma catégorie. Le Covid a beaucoup impacté notre discipline. Pour autant, j’ai l’impression que les choses bougent autour du para et c’est forcément très motivant. »

La politique initiée par la Fédération et la direction technique nationale, les démonstrations et sensibilisations, sans oublier les leaders qui font briller l’équipe de France… ce sont des initiatives pour promouvoir la discipline se multiplient avec, comme principaux promoteurs, les athlètes eux-mêmes. « Étudiant en L3 de physique à l’université d’Aix-Marseille, j’ai souhaité sensibiliser les autres étudiants à ma discipline et au handicap, raconte ainsi Alexandre. Le 20 avril, j’ai donc organisé dans le gymnase du site de Luminy une demi-journée de sensibilisation au para-karaté et au maniement d’un fauteuil. Une vingtaine d’étudiants sont venus. L’idée ? Que les valides voient des fauteuils, et qu’ils jouent le jeu d’un combat sur tatami. Il y avait au total quatre surfaces de combat. La FFKDA m’a aidé, en mettant à disposition des arbitres et en donnant des tee-shirts. Cette action a connu un joli succès d’estime et je pense que l’on va renouveler l’expérience l’année prochaine. »

Appelée à remplacer Ahmed Zemouri en tant qu’entraîneure de l’équipe de France para à partir de septembre prochain et présente sur ces championnats de France, Manon Spennato relevait que « cet événement permet de relancer une dynamique. On observe que la majorité des participants ont plus de vingt-cinq ans. À nous de faire en sorte qu’il y ait de plus en plus de jeunes sur les évènements para. C’est un beau projet. »

Retour sur les championnats de France

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Championnat de France Para-Karaté – Mai 2022 111 photos

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