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Open de France kyokushinkaï : premier rendez-vous

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Une soixantaine de jeunes karatékas avaient répondu à l’appel lancé par la commission nationale kyokushinkaï. L’occasion de se frotter aux autres combattants français d’une part, l’opportunité de poser une nouvelle balise dans sa jeune carrière, surtout.

Quitte ou double ? Le temps n’est pas au poker, mais le kyokushinkaï a remporté la mise il y a quelques jours. Pour la première fois en effet, les disciples de Masutatsu Oyama voyaient un second événement annuel organisé à l’échelle nationale. Avec un objectif clair : donner aux benjamins de la pratique une nouvelle occasion de s’exprimer face au reste de l’Hexagone. « Nous avons immédiatement décidé de privilégier nos jeunes karatékas. En plus d’être nos combattants d’aujourd’hui, ils représentent nos athlètes de demain », annonçait Romain Anselmo en amont de la compétition. Un sentiment visiblement partagé par le président de la commission nationale kyokushinkai. « Rien ne remplace le sel de la compétition et seule la multiplication des échéances permet d’appréhender la confrontation à l’autre, à soi-même, au regard du public aussi, et au jugement aiguisé de son professeur qui vous suit au quotidien, égraine Jacky Lajoinie. J’insiste, quel que soit le niveau du combattant, il s’agit d’un apprentissage unique et d’une prise d’expérience incomparable sur le tapis, mais aussi dans la préparation ou l’observation des autres. » Résumé en une poignée de mots experts de l’utilité d’une deuxième échéance nationale à l’heure où l’on se construit en tant que combattant et compétiteur.

© Denis Boulanger

Un carton et des leçons

Douze combattants engagés et autant de médaillés, dont une moitié auréolée du plus beau métal. Voilà le bilan, une nouvelle fois immaculé, du club de l’Ouest parisien à l’issue du week-end. « Une magnifique récompense, mais il ne faut pas que cela occulte le message, tempère d’emblée Yannick Bègue, professeur à l’ACBB. Seul le travail de mes élèves leur a permis d’être fin prêts aujourd’hui. La gestion du stress n’est pas innée, la patience d’une journée de compétition non plus, il faut se conditionner à cet environnement. » En résultent des parcours similaires à celui de sa jeune protégée, Karen Lema Pillajo, championne de France en titre cadettes des -50kg et une nouvelle fois sacrée il y a quelques jours. « C’était l’une des plus belles finales auxquelles j’ai participé, avec deux prolongations et une intensité folle, pose la combattante de quatorze ans. Surtout, c’est une vraie leçon pour moi : malgré un grade inférieur à mon opposante, je suis parvenue à prendre le dessus ! » Et puisqu’il n’y a pas d’âge pour apprendre, le professeur provençal Didier Drai n’hésite pas à confier ses doutes à l’issue de la relative contre-performance de son élève en minimes +50kg. « Forcément, cela m’amène à remettre en question mes méthodes de travail. J’y croyais dur comme fer pour Sinda Mletta. Malgré son gabarit léger, elle avait travaillé avec des poids lourds et je l’imaginais sur la première marche du podium, souligne le fondateur du jeune Kyokushin Karaté Dojo de Vitrolles. C’est finalement le manque de confiance en elle qui lui fait défaut, mais cela viendra avec le temps puisque ce n’était que son second rendez-vous national. Le club n’a que deux ans derrière lui, nous allons gravir les échelons petit à petit. »

© Denis Boulanger

Une saison inédite

Une ou deux compétitions par an, quelle différence ? « La possibilité de comparer ! C’est une dimension primordiale, s’empresse de répondre Yannick Bègue. En l’espace de trois mois, j’ai pu observer le degré de progression de mes élèves, notamment les plus jeunes. » D’autant qu’en conséquence de ce diptyque de gala, le professeur avait, cette année, opté pour une préparation renforcée et coché l’Open renaudin au calendrier. « De la compétition résulte une prise de maturité sans pareille, alors forcément, lorsqu’on double nombre d’événements réalisés sur la saison, le niveau monte en flèche », poursuit le technicien réunionnais, véritable convaincu de cette nouvelle formule. Et la jeune cadette du club de compléter : « surtout, cela nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes pendant plusieurs mois, car les différents objectifs se succèdent rapidement. » Et maintenant, alors ? « Nos yeux sont déjà rivés vers 2023-2024, assure Jacky Lajoinie. Cette année, une soixantaine de compétiteurs se sont déplacés. Il faut désormais que le bouche-à-oreille fonctionne, avec l’objectif de faire comprendre aux professeurs que chaque combattant a sa place à l’Open de France, pour en faire une véritable fête du kyokushinkaï français. » Le message est passé, place aux passages de grades. L’occasion, pour chacun, de laisser une nouvelle empreinte de ses progrès.

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