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Le Yoseikan Budo change de modèle

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À Coubertin, ce samedi 7 décembre, le Yoseikan Budo a fait son grand « show » : une coupe du monde qui, malgré les grèves, a réuni un beau panel de plus de trente pays qui pratiquent aujourd’hui la discipline fondée par Hiroo Mochizuki. Et cette année, il y a de la nouveauté !

Le Yoseikan Budo a toujours affirmé cette responsabilité ancienne par la diversité des techniques qu’il aborde – jusqu’à l’équitation et le tir à l’arc – autour des principes fondamentaux du mouvement. Une complexité reflétée aussi par la forme de compétition choisie qui, jusque-là, combinait une forme de combat à mains nues « libre », avec le travail du bâton long, du bâton court, d’une arme à deux mains…

Plus d’armes en compétition
« Avec le président Francis Didier, nous avons réfléchi à une formule plus lisible pour le public et qui, du coup, est plus dans l’air du temps », explique Kyoshi Mochizuki, fils de son père et expert fédéral. Exit en effet les duels à l’arme blanche pour ne garder en format compétition qu’un spectaculaire combat en deux rounds, plus un en cas d’égalité, où les échanges de coups, y compris de genoux au corps, se combinent avec des projections et des enchaînements au sol avec immobilisations, clés et étranglements (mais sans les frappes). Le tout régi par un système d’arbitrage remarquablement simple : une décision finale donnée par trois juges qui identifient soit une égalité, soit une domination légère, nette ou complète, en fonction de points donnés selon la réalisation plus ou moins réussie des techniques tentées.

« Il faut que ce soit spectaculaire »
Hiroo Mochizuki éclaircit les motivations derrière ces choix. « La compétition n’est pas le sujet premier du Yoseikan Budo, même si elle est importante sur le plan de la pratique. Il faut donc que ce soit spectaculaire, apprécié du public. Quant à l’arbitrage, ce qui est important, c’est que le public et les combattants soient globalement d’accord avec la décision. Ma longue expérience m’a montré que les règlements des budo sont parfois inutilement compliqués. Quant à la nouvelle formule, nous allons voir comment elle est reçue. C’est un essai que nous pouvons nous permettre, car même si nous sommes implantés dans de nombreux pays, le Yoseikan reste une école d’essence familiale. »
Les combattants sont aussi classés en deux niveaux, B et A. Le niveau A s’ouvre une fois que l’on s’est classé dans les cinq meilleurs au niveau national. Les gants plus petits sont moins protecteurs et permettent plus de saisies, les rounds sont plus longs.

Une première à Coubertin
Le règlement de l’édition 2019 de cette coupe du monde n’était pas la seule nouveauté dont pouvait se féliciter Hiroo Mochizuki. Après une édition réussie à l’Institut du Judo, c’était la première fois que le Yoseikan Budo s’invitait dans l’écrin mythique du Stade Pierre-de- Coubertin de la Porte de Saint-Cloud, pour le plaisir de tous les participants. Seule ombre au tableau, des absences dues aux difficultés de déplacement ce samedi, mais aussi à quelques visas en souffrance qui avaient affaibli certaines équipes, et même écarté certains pays. La prochaine ? « Peut-être en Afrique. La Tunisie et l’Algérie sont deux pays forts capables d’assumer cette organisation. »

L’esprit budo est là
Sous cette forme, les affrontements, vifs et dynamiques, évoquent, dans leur ouverture, l’esprit du combat libre. « Oui, mais il y a des kimonos et un esprit budo », évoque Fanny Casadei, 2e en -72kg, classe A. « Avant, je faisais de l’escalade, rien à voir ! Je ne serais pas allé spontanément vers le MMA, j’ai l’impression que c’est trop « bourrin » pour moi, mais je recherchais un esprit martial et j’avais même besoin de cela car, dans la vie, je suis infirmière en psychiatrie et je ne me sentais pas toujours en sécurité. Des coups, on en prend dans ce métier. Il ne s’agit pas de les rendre, mais de savoir mieux les recevoir, de mieux gérer l’espace, le contrôle par les saisies. La compétition de Yoseikan Budo m’a apporté ça en plus du plaisir de sentir tout le club derrière soi et de se donner des défis. »

Emma Tarfi a gagné en -62kg, mais en classe B. Cette petite fille de professeur de taekwondo, qui a aussi fait… du football, est revenue aux arts martiaux par le Yoseikan Budo. « Il y a plus d’adrénaline dans ce genre de compétition ! Ça touche aux instincts primaires, ça oblige à approfondir des enjeux forts de concentration, de contrôle de soi. Et je voulais pouvoir utiliser toutes les techniques. Tactiquement, c’est intéressant. J’ai les techniques de jambe, mais là, j’ai fait face à une adversaire plus grande et je l’ai gérée avec les projections. C’est passionnant. Et pour les championnats de France, je passe en catégorie A ! » Une nouvelle dynamique pour la discipline est bel et bien lancée.

© Denis Boulanger / FFK
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Emmanuel Charlot / Sen No Sen
Photos Denis Boulanger / FFKaraté

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