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Le krav-maga français capitalise

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Entre compétitions internationales et stages d’expert, la discipline a lancé de manière particulièrement active – et réussie – sa saison.

Début d’année riche et dense pour le krav-maga français ! Si un premier stage d’experts fédéraux inaugurait cette saison 2022-2023, c’est bien l’Open international organisé les 3 et 4 décembre dernier au Stade Pierre de Coubertin (Paris) qui a joué le rôle de premier grand rendez-vous de l’année. Un événement composé de trois épreuves – la prestation technique, le combat libre et la prestation self-défense – dont les règles et leur application furent discutées avec soin, la veille, comme l’explique Éric Dupuis, responsable national de l’arbitrage. « J’ai effectivement souhaité qu’il y ait toujours un stage d’arbitrage avant chaque grande compétition car c’est l’occasion de réunir un maximum d’arbitres et d’appliquer immédiatement le règlement, de rentrer tout de suite dans le concret. Vingt-deux arbitres étaient présents pour ce stage d’une demi-journée où la prestation self-défense et le combat libre ont occupé la majorité de notre temps. Pour la première, il a été décidé d’avoir trois juges en éliminatoires et cinq lors des phases finales et de juger sur chaque phase. Pour le combat libre, il faut avouer que l’on partait un peu dans l’inconnu. Toutefois, nous avons défendu un principe clair : que l’arbitre n’intervienne pas de manière incessante. Une directive bien appliquée au final. » Une compétition pleinement réussie puisqu’un référent de deuxième niveau s’est vu attribuer le titre d’arbitre national alors que trois stagiaires de premier niveau sont devenus arbitres de ligue.

La France toujours précurseur

Et sur le plan sportif ? Le succès fut également de la partie selon Alain Formaggio, membre de la commission nationale krav-maga, expert fédéral. « Il y a eu une centaine de participants avec plusieurs délégations étrangères venues de Pologne, d’Italie et même d’Autriche. C’est un chiffre satisfaisant qui aurait pu être encore plus élevé sans les grèves des trains (sourire). Cette année une nouvelle épreuve avait été ajoutée au programme : le combat libre. Organisé dans une cage, sur le modèle du karaté mix, d’une durée de deux minutes, le combat autorisait toutes les percussions ainsi que les clés et les étranglements au sol. Les seniors (18-35 ans) avaient droit au KO, alors que les règles du “light contact”, avec casque et plastron de protection, étaient appliquées pour les juniors et les vétérans. C’est une épreuve qui a beaucoup plu et qui s’inscrit dans notre volonté de proposer à nos licenciés des nouveautés qui répondent à leur demande, même si nous n’oublions pas que 80 % des pratiquants de krav-maga ne sont pas axés sur la compétition. » Une jolie réussite qu’Alain Formaggio explique notamment « par le rôle précurseur de la France. C’est en effet notre pays et la Fédération Française de Karaté qui ont initié le premier Open international de krav-maga en 2015. En attendant, nul doute que cet Open jouera encore le rôle de locomotive pour la coupe de France (25-26 mars, Saint-Orens de Gameville) puis les championnats de France (20-21 mai, Halle Carpentier, Paris). « Nous attendons beaucoup de monde pour ces deux compétitions », confirme Alain Formaggio.

L’expert Itay Gil en mars à Paris

De la compétition, mais pas que. Le début de saison du krav-maga a en effet été marqué par les deux premiers stages d’experts. Organisés à Draguignan (Var) le 27 novembre et à Lille (Nord) le 11 décembre dernier, ces derniers ont réuni une centaine de personnes à chaque fois. « À Draguignan, où je suis intervenu avec Mohamed Moussaoui, nous avons même dû limiter le nombre d’inscrits à cause de la taille de la salle, poursuit Alain Formaggio. Ces deux stages dans deux ligues, les Hauts de France et PACA, où le krav-maga est bien implanté renforcent notre volonté de décentraliser ce genre d’événements. Le public répond présent. » Des moments d’apprentissage, de réflexions et d’échanges : « le discours tenu aux stagiaires peut se synthétiser en deux mots qui sont en fait des impératifs : explosivité et précision. Que cela concerne les ateliers pieds/poings, les attaques avec arme ou le travail au sol. L’essence du krav-maga tient dans son aspect close combat. C’est son ADN. » Début février, c’est à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), qu’aura lieu le prochain stage national. Avant un autre événement majeur le 11 mars prochain à Paris. Habitué à recevoir des experts israéliens, le krav-maga français attend avec gourmandise la venue d’un grand nom de la discipline : Itay Gil. « Il est entré dans l’armée israélienne en 1981 comme para-commando avant d’intégrer une unité spéciale antiterroriste, présente Alain Formaggio. Spécialisé dans le krav-maga opérationnel, il a formé plus de cinq mille policiers et personnels de sécurité entre 1992 et 1997. Huitième dan de la discipline, c’est un expert de renommée mondiale que nous recevrons. ». Le rendez-vous est pris.

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