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“France” para-karaté, 3 questions de Manon Spennato

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La ville de Sainte-Maxime (Var) accueillait ce dimanche les championnats de France para-karaté. Trois questions à Manon Spennato, entraîneur national, pour faire le bilan de la saison.

Manon, où en est le para-karaté français ?
Je pense qu’il est sur la bonne voie. Le nombre de participants au championnat de France a doublé entre 2022 et 2023, de même que le nombre d’inscrits à la formation continue que j’anime depuis deux ans. Les gens s’ouvrent à la pratique para, témoignent de plus en plus leur intérêt pour échanger sur le sujet et se former. Ils ont plein d’idées dans leurs petites structures, et nous les aidons à les concrétiser. Beaucoup de choses sont en réflexion, comme un nouveau système d’inscription pour les licenciés afin de mieux mesurer le nombre de pratiquants para. Notre fédération s’investit en tout cas pleinement dans le sens du développement du para-karaté, et nous pouvons nous appuyer sur notre équipe de France, pleinement intégrée au collectif, à qui nous proposons de plus en plus de stages, de rassemblements et à laquelle davantage de moyens sont alloués chaque année. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir parce que c’est une construction, mais nous avons de beaux projets pour l’année prochaine et pour le plus long terme, que ce soit pour le haut niveau ou pour les clubs.

©Denis Boulanger – Ritsurei des participants

Qu’attendiez-vous des championnats de France para-karaté de ce week-end ?
Du point de vue de l’équipe de France, nous voulions que les titulaires fassent leurs preuves et confirment leurs places de leaders dans leurs catégories, car il faut se projeter sur les sélections internationales. Ce que nous voulons, avec le DTN Yann Baillon, c’est qu’ils se maintiennent au niveau à chaque compétition, qu’ils progressent. Jordan Fonteney, Virginie Boyer, Nohan Dudon, Charlèle Odin et Alexandre Schoegel sont souvent devant au niveau national, mais ils ne doivent pas se reposer sur leurs acquis, parce que le niveau du para-karaté français augmente chaque année, et que de nouveaux concurrents peuvent venir les titiller. Ces « France » étaient aussi l’occasion de découvrir de nouveaux clubs, de nouveaux entraîneurs, de nouvelles têtes. Quand je vois d’autres équipes nationales avoir plusieurs athlètes dans chaque catégorie, je me dis que j’aimerais agrandir l’équipe. Alexandre Schoegel a, par exemple, été un bon pari. Je l’ai découvert lors des championnats de France 2022, et j’avais vu en lui du potentiel. Depuis qu’il a intégré l’équipe, il a montré une combativité extraordinaire, et a énormément évolué. Sa progression me donne envie de découvrir de nouveaux athlètes.

©Denis Boulanger – Kata de alexandre schoegel

C’est donc un projet sur le long terme qui se construit ?
Oui, vingt-quatre compétiteurs se sont affrontés sur cette journée du dimanche dans neuf catégories différentes. Cela reste modeste, mais le gros point positif est que nos cinq athlètes de l’équipe de France ont bel et bien confirmé leur place de numéro un dans leur catégorie et j’ai pu découvrir, comme je l’espérais, de nouveaux participants avec beaucoup de potentiel. Aucun d’entre eux n’a, pour l’instant, le niveau nécessaire pour intégrer le collectif France, mais je vais en suivre certains de près. On ressent beaucoup de motivation de la part des clubs et des athlètes. Le bilan est donc positif, et nous travaillons déjà à l’organisation d’un championnat de France plus inclusif l’année prochaine, pour continuer à faire progresser le para-karaté français.

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