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Coupe de France uechi-ryu : donner du sens

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Organisée samedi dernier dans les Yvelines, l’édition 2023 aura été l’occasion d’affermir les liens entre pratiquants de différentes générations venus de toute la France.

Didier Lorho, directeur technique de l’union sportive de Carrières-sur-Seine et expert fédéral uechi-ryu aux manettes de ce rendez-vous majeur de la discipline depuis son lancement en 2006, pose le cadre. « Nous avons eu le privilège d’avoir deux experts japonais en tant que juges kata avec Haruyoshi Shimabukuro et Daiki  Shimabukuro, son fils, et cent-quarante-quatre participants soit une augmentation de 44 % par rapport à 2022. Si le nombre d’engagés en kata est resté stable, la participation en combat a, elle, explosé ! Bref, cette édition 2023 donne du baume au coeur ». Pour sa seizième édition, la coupe de France uechi-ryu fut, ce week-end, tout sauf un événement seulement renouvelé. Lui aussi expert fédéral, Jean Smith, sixième dan et professeur au Toulouse Shubukan (Haute-Garonne) en témoigne : « ce qui m’a frappé ce dimanche, c’est le nombre de “nouvelles têtes” chez les participants (rires). La présence conséquente de néophytes prouve que la transmission générationnelle entre professeurs expérimentés et jeunes enseignants fonctionne. Il existe un attachement à cette compétition fortement symbolique puisqu’elle constitue le moment annuel pour notre style. »

Créer du lien

Un sentiment partagé par Christophe Mazet, enseignant à l’académie karaté do uechi-ryu d’Allonne (Oise). « Cette coupe de France est l’unique compétition officielle de notre style dans l’année. C’est donc un point d’orgue. Dans ma conception, je l’envisage comme un moment privilégié puisqu’elle permet de tisser des liens avec mes élèves. Je leur explique que c’est un lien historique d’abord, avec la présence des experts fédéraux mais aussi et surtout de Yukinobu Shimabukuro (sans aucun lien de parenté avec les deux experts du jour, NDLR) qui est celui qui a introduit le style en France en 1986. J’ajoute qu’il s’agit d’un lien de continuité dans notre pratique, un peu comme une journée de contrôle qui va valider, ou non, les apprentissages et révisions travaillés tout au long de la saison par mes élèves. »
Une journée qu’Hervé Lesueur avait aussi cochée de longue date sur l’agenda.
Professeur au centre d’études sur les arts martiaux situé à La Riche (Indre-et-Loire), ce sixième dan avait fait le voyage avec sept engagés : deux enfants – un benjamin et une pupille féminine – et cinq adultes. Au-delà des résultats obtenus et des émotions, il pointait le sens que cela donne à l’engagement de chacun. « Cette coupe de France, je la prépare en fait depuis celle de l’année dernière, explique-t-il. Je n’avais qu’un seul inscrit en 2022 mais, au regard de l’importance de cette journée, cela a créé chez moi un électrochoc. Je me suis dit qu’il fallait que nous soyions beaucoup plus nombreux que cela en 2023 ! J’ai donc mis en place une planification spécifique : participation à des compétitions sans K.O. pour la première partie de saison, puis avec K.O. quelques semaines avant cette coupe de France. Cela a créé une émulation et de la dynamique parmi mes compétiteurs. Résultat ? Nous obtenons deux titres, deux médailles d’argent et deux médailles de bronze. » Jean Smith, qui a remporté l’épreuve kata seniors, conclut : « je suis venu avec deux élèves, Josepha et Gaétan, qui participaient pour la première fois, comme beaucoup d’athlètes en combat. Quand nous étions sur le chemin du retour, ils me parlaient déjà de s’entraîner plus fort pour faire mieux l’année prochaine ».

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