AMSEA : une journée nationale le 28 mars
Les Arts Martiaux du Sud-Est Asiatique donnent rendez-vous le 28 mars prochain pour une journée nationale inédite, sur l’ensemble du territoire. Un rendez-vous pensé comme un acte fondateur : aller au plus près des pratiquants, montrer la pertinence contemporaine du kali eskrima et du pencak silat, et affirmer une vision moderne de la self-défense.

7 régions, 7 rendez-vous
Plutôt qu’une grand-messe centralisée, l’AMSEA a fait le choix du terrain et de la proximité. La journée du 28 mars se déploiera ainsi simultanément dans sept régions, avec quatorze intervenants, tous professeurs hauts gradés d’expérience, choisis pour leur expertise et leur ancrage local. Un parti pris assumé, comme l’explique Didier Garcia, responsable des AMSEA à la FFKaraté. « Si nous sortons d’un très beau stage avec l’expert international René Tongson, pour cette journée vraiment particulière j’ai voulu faire intervenir des Français, des locaux, des hauts gradés d’expérience. En Île-de-France, Laurent Hit et Daniel Lamac seront mobilisés, Éric Cervel et Laurent Gilli porteront la journée en PACA, Stéphane Valleix interviendra avec Hakim Shaiful en Occitanie, tandis qu’une seconde zone accueillera Cyril Nogueira. La Normandie sera animée par Fabien Jolivel pour le kali. À Lyon, on retrouvera Fabrice Fousse et Thomas Debarros. Enfin, le Grand Est s’appuiera sur Thomas Roussel pour le kali et sur Didier Garcia lui-même pour le silat.

Pencak silat et kali eskrima partout, côte à côte
« L’idée, c’est l’équité entre les disciplines. Un expert en kali escrima et un en silat, partout. Même si elles ne sont pas encore à égalité en termes de licenciés au sein de la fédération, il nous semble important de présenter les deux disciplines ensemble. » Deux disciplines pour un même objectif : montrer leur complémentarité et leur cohérence. « Nous présenterons à la fois leurs spécificités, mais aussi leurs points communs, notamment dans leur approche de la self-défense, précise Didier Garcia. Ce n’est pas une opposition, mais vraiment une mise en perspective. Ce choix pédagogique vise à casser les clichés et à offrir une lecture transversale, accessible à tous les pratiquants, quelle que soit leur discipline d’origine.»
Des techniques adaptées à la société moderne
L’ambition ? La réalité comme fil conducteur. « Cette journée nationale AMSEA se veut résolument ancrée dans les enjeux contemporains, parce que la self-défense doit être pertinente, actuelle et juridiquement cohérente. La légitime défense, c’est se défendre, pas punir. Tant que l’agression n’a pas lieu, on ne bouge pas. Kali et silat travaillent sur des automatismes, la gestion du stress, le ressenti et intelligence du mouvement. »

Ouverture à tous les publics
L’un des axes majeurs de cette journée nationale tient aussi dans l’ouverture à tous les publics, quelles que soient leurs disciplines, avec une proposition pour le public féminin. « Elle sont encore trop peu nombreuses dans les AMSEA alors même que nos enseignements reposent sur des principes mécaniques, sur les bras de levier, le travail sur les angles et les déplacements. Tout cela ne nécessite pas de force spécifique et permet ainsi aux femmes d’accéder facilement à une pratique de self-défense.» Rendez-vous est pris !
Olivier Remy / Agence Sen No Sen