TQO de Paris : les clubs se préparent

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La billetterie est ouverte et la date se rapproche. Du 8 au 10 mai prochains, le Tournoi de Qualification Olympique (TQO) se tiendra à l’AccorHotels Arena, à Paris. Dernière chance pour les athlètes de décrocher un billet pour Tokyo. Et chance unique, pour les supporters, de voir le gratin du karaté mondial. Certains l’ont bien compris et sont déjà prêts à enflammer le chaudron parisien.

La date est cochée depuis longtemps. Si certains hésitent encore à venir grossir les rangs des supporters qui prendront place dans les travées de l’AccorHotels Arena du 8 au 10 mai prochains, Franck Chéreau, lui, n’a pas eu à réfléchir. « Dès que j’ai su que le TQO se tiendrait à Paris, j’ai commencé à en parler aux adhérents », déroule le professeur des Arts martiaux montlouisiens. Les licenciés ont tout de suite répondu présent et le club a réservé cinquante places pour l’événement. « Pour ceux qui n’ont pas connu les mondiaux de Bercy 2012, c’est une chance exceptionnelle, s’enthousiasme le dynamique arbitre mondial. Les Recchia, Da Costa, ils les suivent, voient leurs vidéos, mais ça leur paraît inaccessible. Là, ils pourront les voir de près. »
Du côté de l’Ille-et-Vilaine aussi, la mobilisation est en marche. Gérard Gautier, président du comité, et sa femme Christine, secrétaire générale, sont sur le pont depuis des mois. « C’est du boulot, de l’investissement pour diffuser le message, faire passer les infos », souffle l’élu. En début d’année, ils avaient déjà organisé un déplacement pour l’Open de Paris, fin janvier à Coubertin. « Les retours ont été plus que positifs, alors ça a été plus facile de remobiliser les gens pour le TQO », se félicite celui qui est aussi président du Karaté do Rance Émeraude, près de Saint-Malo. Résultat ? Cent-trente places de réservées pour le comité départemental.

Convergence vers Paris
« Nous avons monté un dossier auprès de la mairie et du Conseil général, explique Franck Chéreau. Le licencié paie vingt euros pour la journée du samedi, trajet et billet compris ». En Ille-et-Vilaine aussi on a jeté son dévolu sur la journée du samedi, sachant qu’il y aura de toute façon des finales chaque jour. La Bretagne étant un peu plus loin, le départ sera bien matinal. « Le premier car démarrera de Saint-Malo à quatre heures du matin. Il rejoindra un deuxième car à Rennes, et les deux fileront jusqu’à Bercy, puis retour dans la nuit après les finales », détaille Gérard Gautier.
Là aussi, le comité a prévu un budget pour faire baisser la participation, entre quarante et cinquante euros tout compris pour la journée. « C’est important, ça permet d’inclure les petits clubs, complète le dirigeant. Tout licencié doit avoir les mêmes chances. Nous envisagerons aussi de récompenser pour leur investissement ceux qui, comme les arbitres, donnent leur temps et leur énergie bénévolement toute l’année. » Et à tous les provinciaux qui s’organisent pour avaler les centaines de kilomètres qui les séparent de la capitale, s’ajouteront les clubs franciliens, qui viendront grossir les rangs un peu plus tard. « C’est plus facile pour eux de s’organiser, la plupart n’ont pas de problématique de bus ou de logements à réserver, indique Philippe Boulet, président de la ligue Île-de-France. Mais notre région va peser. Il y a beaucoup de gros clubs, des comités très investis, et on peut compter sur eux. »

Croissants, casquettes et Gwenn ha Du
Côté ambiance, là-aussi, la préparation n’est pas négligée. Pour le dernier Open de Paris, le comité d’Ille-et-Vilaine avait par exemple investi dans un lot de drapeaux bretons. Le Gwenn ha Du sera donc à nouveau de sortie pour accompagner les encouragements d’un public déjà chaud. « À l’Open, les enfants en ont pris plein les yeux, ça chantait dans les cars…  C’était une fête dont les gens parlent encore, savoure Gérard Gautier, le président du comité. Alors, ils sont encore plus motivés à l’idée de découvrir Bercy et de pousser derrière les Français pour les aider à décrocher la qualification olympique. » À Montlouis, on a tout prévu pour affronter le départ matinal et se mettre dans l’ambiance dès l’aurore. « On a un sponsor boulanger qui nous fournira le petit déjeuner, sourit Franck Chéreau. Pour l’ambiance, on va réfléchir à une banderole, et on a déjà inclus une casquette pour tout le monde avec le billet. »
Un support idéal pour partir à la chasse aux autographes. Surtout que Franck Chéreau essaiera, autant que possible, d’emmener les enfants faire un tour en salle d’échauffement. Mais la concurrence pour décrocher des signatures sera rude. « À Coubertin, les enfants ont pu faire des photos, ils étaient ravis et surpris par la disponibilité des athlètes, se réjouit Gérard Gautier. Ça a fait des jaloux au sein des clubs, alors les autres enfants ont envie de faire pareil à Bercy », conclut-il malicieusement.

Donner envie aux autres
Tout est en place ? Alors on peut commencer à rêver. « Ça va être la fête du karaté, lâche Franck Chéreau. Au club, nous avons des adultes qui ont connu la folle ambiance de Bercy en 2012, des petits jeunes, des parents qui suivent leurs enfants… Ça leur permet de leur offrir une super journée ensemble. » « Nous sommes encouragés par les retours, poursuit Gérard Gautier. Et de voir les enfants heureux, avec les yeux qui brillent, c’est notre récompense à nous, dirigeants. » Sans oublier de motiver les autres pour s’assurer une salle comble vibrant à l’unisson derrière ses Bleus. C’est pourquoi Franck Chéreau, une fois les places reçues, s’est empressé de partager la bonne nouvelle sur Facebook. « C’est pour donner envie aux autres, et rappeler à tout le monde qu’on doit se mobiliser derrière les équipes de France. » Eux le sont déjà depuis longtemps.

Informations et réservations

Gaëtan Delafolie / Sen No Sen

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