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Karaté Magazine : numéro 7 - avril 2004 - Extraits
Pupilles, benjamins, minimes ...
Ces dernières semaines avaient lieu, à Paris, les coupes de France kata et combat pour les pupilles, benjamins et minimes notamment. De jeunes combattants qui ont choisi la compétition pour s’exprimer pleinement et disputer une rencontre nationale. Rappel des étapes pour y parvenir…
 
FRANCIS DIDIER Président de la FFKAMA
«Avant, ce genre de compétition existait au niveau départemental ou régional mais pas de façon homogène ni concentrée. C’est ce que nous avons voulu faire en créant ces compétitions consacrées aux enfants. Il fallait faire des choses concrètes, plaisantes et ludiques en même temps, même si notre souci premier reste la sécurité. Si nous cherchons avant tout à protéger les enfants, nous souhaitons aussi préparer l’avenir. Les poussins, pupilles, benjamins représentent 48% de nos licenciés. Ils sont l’avenir de la fédération. Si nous n’en sommes pas encore au stade de la détection, nous sommes conscients que notre avenir est sous nos yeux. Le succès de ces coupes de France nous invite à l’optimisme. »
 
UNE COMPÉTITION  COMMENT ÇA MARCHE?
Avant de venir à Paris, il faut passer par une première sélection qui se fait dans les ligues. Les deux premiers de chaque ligue sont directement qualifiés pour la coupe de France. Les deux troisièmes sont repêchés en inter-régions. Le premier de chaque inter-région se qualifie lui aussi pour la coupe de France.Ce qui porte le nombre de participants à 75 maximum par catégorie.
68 sont qualifiés par le biais de la ligue et 7 proviennent des inter-régions. (En tout,il y avait 1820 participants à la coupe de France). Lors de la compétition elle-même, il n’y a pas de repêchages puisque l’on considère que celui-ci est fait en amont. Mais que les futurs participants se rassurent : on ne vient jamais pour rien. Chaque combattant est sûr de faire deux combats en participant à une poule de trois. Celui qui gagne deux fois poursuit son tableau.
Ensuite, il doit faire encore quatre combats pour remporter le titre et se faire plaisir… tout en étant bien protégé grâce au port, imposé par la Fédération, des protections de mains et de pieds communes à tous les karatékas mais aussi celui d’un casque et d’un plastron. En outre, les consignes de sécurité sont strictes : on n’a pas le droit de toucher son adversaire au casque. Les touches sont plus légères qu’en minimes ou cadets et restent à l’appréciation de l’arbitre.
Tout cela n’a qu’un but : que ce genre de manifestation reste une fête avant tout.
 
Olivier BEAUDRY Budokan Karaté Orléans
«C’est une bonne chose pour les jeunes de participer à ce genre de compétition.
J’ai débuté à onze ans et nous n’avions pas ça. C’est une chance de pouvoir prendre part à un événement national, j’aurais bien aimé être à leur place lorsque j’ai débuté. En tant que professeur, je suis derrière eux pour les coacher bien sûr mais aussi pour relativiser les victoires et les défaites.
Ils veulent la première place alors que nous souhaitons les voir progresser. Ils doivent apprendre à canaliser leur excitation. Mais le plus dur, c’est souvent de gérer les parents… »
 
Alexandre BIAMONTI SMUC Marseille
«C’est extraordinaire pour les jeunes de pouvoir faire ça.
C’est important d’être le meilleur en France. À cet âge, je n’étais que champion de Provence. Le système est très bien fait pour que les petits ne se fassent pas mal. Et puis avec deux combats minimum, ils ont tous la possibilité de gagner. Durant une coupe de France, ils apprennent aussi la rigueur. D’ailleurs, ceux qui gagnent sont les plus sérieux en ce qui concerne la discipline. Je leur dis que l’on vient ici pour se faire plaisir. Mais je rajoute que c’est souvent en gagnant que l’on se fait plaisir. »
 
Engagement, détermination dans
les gestes et dans le regard,
ils ont tout des grands.
Concours des jeunes arbitres
En plus de la compétition des enfants, de jeunes arbitres sont en lice pour un concours qui vise à impliquer les jeunes dans l’arbitrage afin de renouveler le corps. les trois premiers (arnold chep, victor loth et kevin bertholom qui sont aussi combattants) se voient offrir un kimono neuf ainsi que la possibilité d’officier au prochain open de marseille. «dans mon club, il n’y avait pas d’arbitres, on le faisait à tour de rôle.
Ca m’a plu, je suis resté», explique arnold chep, vainqueur cette année.
Ses partenaires y trouvent aussi d’autres bénéfices. «cela permet de mieux analyser nos propres combats», confie victor loth. «pour moi, renchérit kevin bertholom, c’est aussi une façon de poursuivre au haut niveau. J’aurais du mal en combat, je continuerais sûrement en tant qu’arbitre.»
 
Officiel Karaté Magazine est une publication de la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées.
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