Parcours d’Excellence Sportive (PES)
Haut niveau

Parcours d’Excellence Sportive (PES)

Le parcours de l’excellence sportive de la FFKDA a été redéfini par l’olympiade et validé par le ministère chargé des sports en juillet 2014, pour la fin de l’olympiade. Pour rappel, le PES est propre à chaque fédération. Il organise l’ensemble des structures labellisées et des dispositifs, ainsi que l’accompagnement du sportif pour atteindre le plus haut niveau international.

Il s’agit, dans le cadre d’une stratégie fédérale construite par la Direction Technique Nationale et approuvée par le comité directeur, d’identifier les conditions de mise en œuvre, les caractéristiques et les outils de réussite du projet permettant à un sportif ou un collectif, dont le potentiel a été repéré, d’atteindre un podium mondial.

La poursuite du double projet (sportif, formation professionnelle), le suivi médical et psychologique, ainsi que la protection des mineurs sont des éléments obligatoires, communs à l’ensemble des structures du PES.

Pour cette olympiade, le ministère chargé des sports a redéfini les critères caractérisant le haut niveau et suggéré une meilleure prise en compte par les fédérations des responsabilités inhérentes à la santé et au suivi des sportifs.

Ainsi, le nouveau PES de la FFKDA est marqué par deux éléments majeurs :

  • La nécessaire identification claire et la distinction entre ce qui relève réellement du sport de haut niveau, et de ce qui contribue à l’accès au haut niveau (initiatives régionales et espoirs),  afin d’apporter une lisibilité souhaitée par nos partenaires ;
  • Le resserrement, par le ministère, des critères d’accès aux listes ministérielles des sportifs de haut niveau et des moyens financiers.

Ce PES s’appuie sur les listes ministérielles de sportifs de Haut Niveau, sur 2 pôles France (Montpellier et Châtenay-Malabry), et un réseau de clubs ou structures « élites », constituant ce qui s’appelle réglementairement des structures associées du PES. Ces structures ont été identifiées sur des critères précis et indissociables, pour garantir l’accès à la reconnaissance statutaire par les DRJSCS et le ministère :

  • Au moins 2 sportifs licenciés et entraînés quotidiennement dans le club, dans la dynamique de sélection des équipes de France, inscrits sur les listes ministérielles, avec 5 possibilités pour garantir le haut niveau : 2 « élites », ou 2 « seniors », ou 1 « élite » et un « senior », ou un « élite » et un « jeune », ou enfin, un « senior » et un « jeune » ;
  • Qualification de l’entraîneur principal, certifiée pour l’entraînement de haut niveau : BEES 2e degré à ce jour (dans l’attente de la mise en place d’un DES et d’un diplôme fédéral d’entraîneur pour les prochaines saisons sportives) ;
  • La participation au suivi social, professionnel et médical des sportifs préparés pour les échéances internationales ;
  • Le nombre d’années de licence dans le club des sportifs concernés et le nombre de licenciés.

De plus les clubs affiliés à la FFKDA se doivent d’en respecter les statuts, les règlements (intérieur disciplinaire, médical et antidopage). Les attentes de la FFKDA vis-à-vis des sportifs et encadrants des clubs labellisés sont exigeantes. L’attention est tout particulièrement portée sur le comportement des sportifs, l’exclusion totale des pratiques déviantes (conduites addictives, violences sexuelles) ainsi que, pour l’aspect administratif du club, le respect des articles 411 et 412 du règlement intérieur sur l’obligation de prise de licence pour tous les adhérents, dirigeants et enseignants.

Il s’agit, concrètement, d’un partage de responsabilité assumé entre la fédération et ces clubs, pour le suivi global des sportifs dans tous les domaines liés à la performance ou l’extra-sportif. Ceux-ci seront liés par la signature d’une convention, jusqu’à la fin de l’olympiade, à la fédération et à la DRJSCS locale, dans le respect des prérogatives de chacun et des modalités de cette convention. Dans les régions où cela est rendu possible par les choix politiques locaux, les conseils régionaux seront associés à notre démarche, compte tenu de leur importance indéniable dans le fonctionnement et le financement du sport. A noter ici que le soutien des conseils régionaux ne dépend que de leur volonté de participer à la dynamique engagée, en fonction de leur stratégie territoriale, qui comprend le développement du sport de masse et/ou le sport de haut niveau, d’une manière hétérogène sur le territoire national.

NB: Ceci ne prive en rien les autres clubs très performants de l’accès aux subventions habituelles (municipalité, conseil général, CNDS départemental) et ne hiérarchise aucunement les clubs entre eux.

Il doit être bien clair que le label élite n’a pas vocation à récompenser ou valoriser les clubs formateurs de champions qui alimentent ou ont alimenté les pôles. La démarche est toute autre et vise à aider les clubs engagés dans le haut niveau à organiser la charge, la qualité de l’entraînement des 2 sportifs concernés (au moins) visant le podium mondial, ainsi que leur suivi médical, psychologique et de formation. La reconnaissance de la qualité du professeur de karaté ou de l’entraîneur, bien qu’extrêmement importante à mettre en œuvre, n’est pas l’objet de ce label. Le sportif et l’organisation établie autour de lui dans la mise en œuvre de son projet est le centre du dispositif. La fédération veillera en parallèle à assurer la reconnaissance et la valorisation de ses entraîneurs et professeurs performants.

D’ailleurs, la DTN encourage les clubs situés en amont, et qui alimentent régulièrement les équipes de France, à se structurer dans le sens de la prise en compte de tous les critères sportifs et extra sportifs, par le bais d’une mise en lien avec tous les acteurs compétentes pour ce faire : cadres nationaux, DRJSCS, centre médico-sportifs…

Ainsi, un label « ambition Haut Niveau » est mis en place par la DTN, destiné à identifier ces clubs ou structures et assurer un échange régulier. Ceux-ci sont reconnus pour la qualité de la formation qu’ils dispensent quotidiennement à au moins deux sportifs listés « jeunes » et/ou « espoirs », et par leur capacité à alimenter les pôles France. Les clubs disposant de quelques critères qualifiants les clubs élites, sans les réunir tous, peuvent aussi bénéficier de ce label (notamment si la qualification actuelle de l’entraîneur est le seul critère manquant).