Contre-indications absolues et relatives à la pratique du Karaté et des disciplines associées en compétition avec ou sans mise hors combat autorisé
La compétition revêt deux aspects, le combat et la technique ; certaines contreindications sont spécifiques à la compétition combat.
1) Les
principales conditions de non contre-indication à la compétition sont :
* un bon fonctionnement cardio-respiratoire,
* une parfaite intégrité des systèmes régulant l'équilibre et la coordination et
notamment l'absence d'affection évolutive affectant motricité et sensibilité
superficielle ou profonde, tonus musculaire,
* l’absence de trouble grave du jugement ou du comportement,
* une croissance harmonieuse,
* un bon état musculo-ligamentaire et ostéo-articulaire.
2) Toutes les contre-indications ou restrictions au sport ou à la pratique des arts
martiaux énumérées en annexe A s'appliquent à la pratique en compétition. Il faut y
ajouter les amputations sauf si elles sont limitées aux orteils ou aux doigts, et dans ce
dernier cas, le sportif ne peut combattre qu'équipé de protections de poings.
3) Certaines affections ophtalmologiques constituent une contre-indication
spécifique à la compétition combat
* antécédents de chirurgie intraoculaire et de certains types de chirurgie réfractive :
Kératotomie radiaire, anneaux intra-cornéens,
* prothèse oculaire,
* implants du cristallin (chirurgie de cataracte).
L’avis du spécialiste est requis en cas de :
* monophtalmie,
* forte myopie,
* lésions de la périphérie rétinienne dégénérative ou compliquant des maladies
générales, entre autres et du fait de leur fréquence, l’hypertension artérielle ou le
diabète,
* acuité visuelle réduite important (<3/10 avec correction) notamment en cas
d’atteinte de la vision périphérique,
* Kératocône
* Glaucome.
Par contre : le port de lentilles correctrices souples est autorisé.
Certaines affections ophtalmologiques constituent une contre-indication temporaire
* décollement de rétine opérée
* hémorragie du vitré
* chirurgie de myopie (réfractive)
* hémorragie rétinienne
* kératite infectieuse ou traumatique
4) La présence de matériel d’ostéosynthèse interne n’est souvent pas une contre
indication à la pratique :
* au niveau de la face, l’avis du spécialiste et requis, notamment en cas
d’ostéosynthèse de la paroi osseuse péri-orbitaire. Bien souvent notamment en
cas de fracture du maxillaire le matériel reste définitivement en place, et ceci ne
présente aucun danger pour le sportif ni son partenaire.
* au niveau des membres, l’enclouage centro-médullaire ou d’ostéosynthèse par
plaque, ne constitue pas une contre-indication de principe à la pratique à la
pratique
En cas de doute, il est opportun de recourir à l’avis du chirurgien.
5) Deux cas particuliers doivent être envisagé :
* tout d’abord, celui du sportif porteur du virus de l'hépatite B ou C ou de
l'immunodéficience ; le médecin rédigeant le certificat médical de non contreindication
doit rappeler à ce sportif la conduite à tenir en cas saignement
secondaire à un traumatisme, notamment pour ce qui d’informer son partenaire du
risque contamination, notamment si celui ci a été également blessé dans l’action ou
reçu des projections de sang sur les muqueuses.
* ensuite, celui des sportifs affecté de la perte d'un organe pair (rein, testicule, oeil,
voire poumon). Il faut alors informer le sportif des risques qu’il court en cas de
traumatisme de l'organe unique. L’avis du médecin spécialiste est indispensable.
Dans notre pratique plusieurs sportifs n’ayant qu’un rein se sont vus autorisée la
pratique du combat.
6) Il est des contre-indications temporaires à la compétition combat :
a. Si au cours d’une compétition, un sportif subit un K.O. par commotion
cérébrale, son retrait de la compétition est immédiat, absolu, pour toute la
durée de la compétition. Le K.O. est évident en cas de perte de connaissance
mais peut se traduire par d’autres signes notamment des troubles de la
mémoire : difficulté à donner le nom, la date et le lieu de la compétition, l
moment de la journée, le nombre de combats qu’il vient d’effectuer, etc.…
En annexe F figurent les documents type que le médecin de surveillance de la
compétition remettra au sportif et à son entourage. En l’absence de médecin
sur le lieu de compétition, les services de premier secours organiseront le
transport du sportif auprès d’un service des urgences.
Après toute commotion cérébrale même bénigne, le sportif doit respecter un
repos absolu de 48 h et ne reprendre une activité sportive que
progressivement. Il lui est conseillé de solliciter l’avis d’un médecin avant de
rependre le combat en entrainement ou en compétition. En annexe G figure un
document relatif à cette progression dans la reprise de l’activité sportive. En
annexe H, figure un test psychométrique que l’on proposer dans le cadre du
suivi des sportifs pratiquant la compétitions et notamment dans le cadre du haut
niveau. Il utile à déterminer si le sportif a bien récupéré sur le plan cérébral et
peut reprendre la compétition.
b. La grossesse, à partir de la 10ème semaine.
7) Restrictions liées à l'âge et au poids : aucun surclassement d'âge ou de poids ne
pourra survenir jusqu'à la catégorie cadet incluse.
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