Rencontre avec Liqin Yang
Wushu

Rencontre avec Liqin Yang

12 janvier 2018 - Wushu / Arts martiaux Chinois

Cette semaine, la FFK vous propose d’aller à la rencontre de Liqin Yang, Responsable des relations internationales et du Qi Gong au sein de la Commission Nationale Wushu et Expert fédéral 7e duan.

© Droits Réservés
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Originaire de l’Empire du milieu, Liqin Yang débute la pratique des Arts Martiaux Chinois à l’âge de sept ans en Chine. « J’avais un véritable attrait pour les sports de combat et cela m’intéressait de voir les gens pratiquer. J’ai suivi des personnes qui s’entrainaient dans un camp de l’armée, et c’est ainsi que j’ai commencé. Dans ces camps, ils enseignaient des clés, de la lutte, du combat libre, du Taolu et de la self défense. »

Après plusieurs années de pratiques passionnées, lors desquelles il devient professeur en Chine, Liqin quitte son pays natal pour la France, « par amour » confie-t-il. Arrivé avec l’envie de continuer sa pratique et son enseignement, il décroche son diplôme d’Etat en 1989, et devient professeur de Kung Fu/Wushu, Tai Ji Quan et Qi Gong. Avec le temps, Liqin se spécialise dans les disciplines de santé, comme le Taiji ou le Qi Gong, style dont il devient le responsable national en 2014. Deux ans plus tôt, en Chine, lors des 5e championnats du Monde de Wushu, il décroche la médaille de bronze en Taiji, confirmant un peu plus son statut d’expert.

© DR
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Egalement arbitre mondial, Liqin a de multiples fonctions au sein des arts martiaux chinois. Membre de la Fédération Internationale de Qi Gong, il est responsable des relations internationales au sein de la Commission Nationale Wushu. Expert fédéral, ce professeur d’EPS dans la vie, devient 7e duan en 2012. Un parcours sans faute issu d’une passion sans faille. « La pratique du Wushu enseigne le respect, permet de s’élever… Les bienfaits du Taiji et Qi Gong sur la santé sont également très importants. Tout cela ne se cantonne pas à la salle d’entraînement, mais doit être appliqué tout au long de sa vie, au quotidien » explique-t-il.

Et lorsque l’on demande à cet ancien maître de conférence à l’université des sports de Pékin, ce que lui a apporté le Wushu dans sa vie, il répond sans hésitation « une meilleure maîtrise de [soi], des amitiés nées d’une pratique commune, un mode de vie quotidien. » Et concernant ses ambitions pour l’avenir de la discipline ? « Aujourd’hui le Wushu se développe bien, mais il faut que tout le monde travaille ensemble, dans la même direction, pour continuer à développer notre art-martial. Cela impliquera également une montée du niveau sportif. Ensemble nous sommes plus efficaces. »