En novembre, on arrête ?

En novembre, on arrête ?

20 octobre 2017 - FFK

Pour sa première édition, en 2016, l’action Moi(s) sans tabac avait réuni près de 180 000 personnes, dont le but commun était d’arrêter de fumer pendant un mois, le mois de novembre. Cette année, ce grand défi collectif est de nouveau mis en place par Santé Publique France, avec un important dispositif d’accompagnement. Si aujourd’hui la France dénombre environ 73 000 décès annuels dus au tabagisme, la Fédération Française de Karaté a décidé de s’engager aux côtés de Santé Publique France, afin de prévenir et sensibiliser sur les dangers du tabac, et accompagner nos adhérents dans leur démarche d’arrêt.

Article - Mois sans tabac (1)
Photo : Denis Boulanger / FFK

Si aujourd’hui la pratique sportive est reconnue comme bénéfique pour la santé, plusieurs idées reçues quant à la consommation du tabac font de la résistance. Faire du sport prévient des maladies cardio-vasculaires, d’hypertension artérielles, de cancers etc… Toutefois, plusieurs sportifs qui sont fumeurs, pensent que leur consommation de tabac est compensée par leur pratique sportive. Si faire du sport oxygène les poumons, il n’élimine en rien les substances toxiques qui provoquent les maladies telles que le cancer.

En outre, la consommation de tabac diminue les performances sportives en affectant plusieurs capacités chez l’athlète. Sont concernées, les capacités respiratoires. En effet, les fumeurs de par l’inhalation de la fumée de cigarette ont une carence en dioxygène dans leurs muscles et organes, qui engendre une augmentation du rythme cardiaque au repos, et peut provoquer un essoufflement plus rapide lors de l’effort. Sont également touchées, les capacités cardio-vasculaires. Lors de l’effort physique, le rythme cardiaque augmente, et les muscles consomment davantage de dioxygène. Chez le fumeur, la fréquence cardiaque ainsi que la pression artérielle sont naturellement plus élevées, ce qui implique une baisse des capacités cardiovasculaires, et peut engendrer des risques d’infarctus. Enfin, les capacités musculaires sont également concernées. L’apport en dioxygène étant réduit à cause de l’inhalation de la fumée de cigarette, les muscles n’ont pas les ressources nécessaires, et les épuisent donc plus vite, entrainant la production d’acide lactique, à l’origine de crampes, sensations de lourdeur et de fatigue.

Article - Mois sans tabac (2)Moi(s) sans tabac, un mois d’arrêt

Trente jours sans fumer, ce sont cinq fois plus de chance d’arrêter définitivement le tabac. En ce sens, Santé Publique France a décidé de mettre en place l’année dernière, une action nommée « Moi(s) sans Tabac », visant à réunir l’ensemble des fumeurs souhaitant arrêter, afin que la démarche soit commune et que chacun se sente soutenu. Cette année, l’action va encore plus loin, en vous proposant plusieurs outils, pour vous aider tout au long de votre démarche.

Je me prépare

Vous avez décidé d’arrêter de fumer. Bravo, félicitations ! Certain(e)s n’auront pas trop de difficultés mais pour d’autres ce sera un combat. Et un combat, ça se prépare. Afin d’entamer votre arrêt de la meilleure des manières, un livret « Je me prépare » est à votre disposition. Il vous permettra de connaître et reconnaître vos forces, vos faiblesses et vos inquiétudes, d’apprendre à décoder la cigarette et ses pièges, et d’établir la meilleure stratégie d’arrêt en fonction de votre personnalité.

J’arrête

Au 1er novembre, l’ensemble des participants sont invités à débuter leur arrêt du tabac. Trente jours au cours desquels vous allez connaître de multiples changements en tout genre. Une amélioration de votre santé et de votre cœur, mais aussi un gain économique considérable. Malgré tous ces avantages, l’arrêt ne sera pas chose aisée, c’est pourquoi Santé Publique France met à votre disposition plusieurs outils et conseils, afin de répondre à toutes vos interrogations. De la tentation à reprendre, à la crainte de la prise de poids, en passant par la gestion du stress.

Bon à savoir

  • Dans les 20 minutes qui suivent l’arrêt du tabac, votre rythme cardiaque et votre pression sanguine diminuent.
  • Dans les 12 heures suivantes, votre taux sanguin de monoxyde de carbone redevient normal.
  • Au bout de 2-12 semaines, votre circulation s’améliore et votre fonction pulmonaire augmente.
  • Dans les 1-9 mois, la toux et l’essoufflement diminuent.
  • Dans l’année votre risque de cardiopathie coronarienne diminue de près de moitié.
  • Dans les 10 ans votre risque de cancer du poumon tombe à près de la moitié de celui d’un fumeur et votre risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de la vessie, du col de l’utérus et du pancréas diminue.
  • Dans les 15 ans le risque de cardiopathie coronarienne redevient le même que pour un non-fumeur.

Source : Organisation Mondiale de la Santé (OMS)