Nouvelles régions : proximité et continuité
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Nouvelles régions : proximité et continuité

6 mars 2018 - FFK

Avant de procéder au mois de mai au bilan de cette première saison de restructuration consécutive à la promulgation de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), les présidents des treize ligues régionales métropolitaines étaient à nouveau réunis au siège de la fédération le 16 février dernier. L’occasion de multiplier les échanges et de confronter les expériences afin de continuer d’avancer dans le même sens.

« Nous commençons à porter l’habit »

Depuis la première réunion de mai 2017, qui avait permis d’anticiper au mieux les enjeux de cette refonte territoriale en prévision de la rentrée de septembre, les présidents des treize ligues régionales métropolitaines ont connu mi-février leur troisième rassemblement, preuve du fort accompagnement initié par la FFKaraté. « Pour manœuvrer un gros navire comme le nôtre avec ses 257 000 licenciés, nous nous devions d’avoir une vision au loin pour éviter de fréquents changements de cap, analyse le Président Francis Didier. Et pour la relayer efficacement à travers toutes nos strates, il était nécessaire de posséder une véritable courroie de transmission. » Celle-ci se divise désormais en deux axes, avec d’une part des comités départementaux directement reliés à la Fédération. D’autre part, suite au redécoupage territorial du pays, de nouvelles ligues régionales ont été créées, en Ile-de-France où le comité régional existant est devenu une ligue régionale récupérant les prérogatives auparavant laissées aux différents départements franciliens, ainsi que dans les sept zones géographiques étendues par la réforme (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Hauts-de-France, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur). Dans celles-ci, les anciennes ligues ont été rebaptisées Zones Interdépartementales (ZID, voir liste ci-dessous), pilotées par les équipes techniques régionales (ETR) de cinq membres –un directeur technique de ligue, un responsable de l’arbitrage, un responsable de la formation, un responsable des grades et un entraîneur régional– que possèdent dorénavant chaque ligue régionale.
« Nous vivons une autre époque désormais, qui rend primordiale la mutualisation des expériences et des moyens. Et comme nous ne pouvons pas aller dans l’avenir avec les habitudes du passé, ces réunions avec ces présidents de ligue régionale permettent ce partage fondamental, chacun rapportant de son territoire des histoires et des difficultés différentes. En vérifiant la bonne direction des opérations, nous nous rendons compte que nous commençons vraiment à porter l’habit, puisque chacun connaît désormais parfaitement son rôle et ses responsabilités dans le plan d’actions fédéral. »

Crédit Photo : Emmanuel Charlot - FFK
Crédit Photo : Emmanuel Charlot – FFK

Des missions bien précises

« Pour continuer d’être au service et au contact du licencié, les prérogatives des comités départementaux, qui sont en lien direct avec les clubs, ont été revues à la hausse, comme avec l’organisation des formations AFA (Attestation Fédérale d’Assistant) et DAF (Diplôme d’Animateur Fédéral) ou des passages de grade des 3e et 4e dan pour les plus gros comités, poursuit Francis Didier. Les ligues régionales assurent quant à elles le développement de la pratique du karaté et des disciplines associées, l’organisation de compétitions de qualité, qui constituent la dernière phase qualificative pour les épreuves nationales (après les phases départementale et interdépartementale), pilotent les formations organisées dans les ZID, organisent les passages de grade du 5e dan, des moments importants validant l’engagement associatif en région. » À noter également que les présidents de ligue sont à présent élus par un collège de grands électeurs issus des secteurs départementaux proportionnellement au nombre de licenciés que comptent ces derniers.

Un système équitable

Face à la nouvelle orientation du CNDS (Centre National pour le Développement du Sport), qui ne s’occupe dorénavant plus du haut niveau à l’échelle régionale, et aux subventions réduites des nouvelles ligues par rapport à ce dont pouvait bénéficier chaque ancienne entité régionale, la rigueur est plus que jamais de mise concernant le volet financier. « Lors de notre prochaine réunion prévue au mois de mai prochain, nous ferons le bilan de cette structuration, au niveau comptable mais aussi des activités, précise le Président. Cela nous permettra de faire un point sur notre champ d’expérimentation et de procéder, si besoin, à des adaptations ou des évolutions, en gardant en tête cette idée directrice qu’il faudra équilibrer nationalement le système à l’issue de cette année afin qu’il soit équitable pour tout le monde. » Avant un message d’orientation qui sera diffusé à tous les présidents de ligues, de ZID et de comités lors du grand meeting de rentrée au CNE de Castelnau-le-Lèz les 8 et 9 septembre prochains.

POUR RAPPEL

Les treize ligues régionales métropolitaines :
Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Grand Est, Hauts-de-France, Ile-de-France, Normandie, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les seize zones interdépartementales (ZID) :
Alsace (ligue Grand Est), Aquitaine (ligue Nouvelle Aquitaine), Auvergne (ligue Auvergne-Rhône-Alpes), Bourgogne (ligue Bourgogne-Franche-Comté), Champagne-Ardenne (ligue Grand Est), Côte d’Azur (ligue PACA), Flandre-Artois (ligue Hauts-de-France), Franche-Comté (ligue Bourgogne-Franche-Comté), Languedoc-Roussillon (ligue Occitanie), Limousin (ligue Nouvelle Aquitaine), Lorraine (ligue Grand Est), Midi-Pyrénées (ligue Occitanie), Picardie (ligue Hauts-de-France), Poitou-Charentes (ligue Nouvelle Aquitaine), Provence (ligue PACA), Rhône-Alpes (ligue Auvergne-Rhône-Alpes).