Maintenir l’allure à Rotterdam
Haut-niveau

Maintenir l’allure à Rotterdam

14 mars 2018 - Competitons / Haut Niveau / Karaté

Après un Open de Dubaï en demi-teinte avec trois médailles au compteur (deux or et une argent) mais une seconde place au classement des nations, direction Rotterdam pour le troisième événement « Karate 1 – Premier League ». A partir de vendredi à la Topsportcenter, ce sont près de 700 sportifs qui seront attendus avec déjà dans le viseur, le championnat d’Europe à Novi Sad (10 au 13 mai 2018).

Interview Olivier Beaudry

Olivier Beaudry, coordonnateur du « Pôle France -Karate 2020 » sera présent aux Pays-Bas en tant que coach national. Il revient sur les premiers événements de l’année 2018 et l’importance de la régularité en vue de la qualification pour les Jeux Olympiques.

Quels enseignements tirez-vous de ces premiers tests ?
Entre le nouveau mode de fonctionnement du Pôle France – Karate 2020 et les premières épreuves de Karate 1, on voit que les athlètes sont confrontés à de nouvelles problématiques. Avec l’enchaînement des compétitions, la motivation et l’aspect psychologique  prennent une part importante. Les karatékas du collectif sont dans des situations différentes actuellement. Il y a ceux qui n’ont pas encore performé, ceux qui sont sur courant alternatif et ceux qui ont déjà cette régularité, même si personne n’est à l’abri. 80 % de nos athlètes sont sur cette notion d’alternance par rapport aux deux premières épreuves de la saison. On voit les athlètes se préparer au quotidien. Il y a de l’implication, de la volonté, du travail en amont des épreuves mais cela ne suffit plus. Ils savent qu’ils sont prêts, qu’ils font le travail au quotidien. Ils ont donc conscience d’où ils en sont avant la compétition.

Aurélien Morissard - FFK
Aurélien Morissard – FFK

Qu’est ce qui pêche dans ce cas pour certains athlètes ?
Psychologiquement il doivent basculer en mode compétition avant de rentrer sur le tatami. Leur degré de motivation doit croitre le jour de l’épreuve, à l’approche du premier combat puis à chaque tour. Faire ce qu’il faut avant la compétition ne suffit plus. Ils doivent aller chercher d’autres ressources en ne montrant aucune faiblesse à l’adversaire. Alizée Agier, qui gagne à Paris et Dubaï est parvenue sur ces deux premières épreuves à le faire. On a senti chez elle une véritable force psychologique. Personne ne pouvait la battre. Il faut montrer à l’adversaire que l’on n’a pas de faille, pas de doute. Il faut marquer l’adversaire au fer rouge en gagnant, gagnant, gagnant. Nous allons dorénavant être dans un circuit plus fermé avec des athlètes qui vont se rencontrer plus souvent. Le psychologique est essentiel. Celui qui est en face de moi, je ne dois lui laisser aucune chance. Si j’en suis à une, deux, trois victoires face à lui, il va monter sur le tatami en se disant que ça va être dur. Et c’est à ce moment qu’il faut marquer en premier pour asseoir son emprise psychologique et lui maintenir la tête sous l’eau.

A l’approche de certains tours, jouez-vous sur ces aspects pour ajouter de la concentration et de la détermination à l’athlète que vous coachez ?
Oui bien entendu. Quand on est athlète on peut rentrer dans un processus psychologique inconscient en se disant : « lui je l’ai battu trois fois, il va tout faire pour renverser la tendance ». C’est humain, ça arrive même au plus haut-niveau. Il ne faut pas tomber dans ce piège ! L’objectif est d’aborder la situation du côté positif en se disant : « Je l’ai battu à plusieurs reprises, il a la pression … je vais le laisser dans le trou. Il faut que l’athlète soit en alerte et en tant que coach on doit le mettre dans les meilleurs dispositions mentales pour qu’il n’ait qu’une seule idée en tête : gagner. Prenons l’exemple d’Anne-Laure Florentin et de Marvin Garin qui ont pris une claque à Paris mais qui se sont ensuite hissés en finale à Dubaï. Ils ont eu cette volonté de corriger le tir, de basculer du négatif vers le positif. Il faut maintenant qu’ils gonflent leur capital confiance, comme tous, pour aborder chaque compétition avec cet état d’esprit.

Certains arrivent à se sublimer uniquement sur les grands rendez-vous …
C’est exact. Nous avons des profils d’athlètes qui aiment être dos au mur pour frapper fort sur un grand championnat. Idem pour ceux qui peuvent être blessés ou avoir une gêne, et qui vont être en alerte pour se sublimer le jour-j. Dans les deux cas ils savent qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur. Ça arrive. A partir de septembre nous allons nous engager sur un véritable contrôle continu où chaque point, chaque victoire comptera pour le ranking olympique. Nous ne sommes plus sur un « One – Shot » comme avant, avec un championnat d’Europe ou un championnat du Monde. La régularité va devenir primordiale mais ceux qui ne parviendront pas à se qualifier par cette course aux points auront une session de rattrapage (Tournoi de Qualification Olympique à Paris en 2020). »

Equipe de France de Karaté

Ils seront 18 karatékas à composer le groupe France lors de cet Open de Rotterdam avec notamment les retours d’Alexandra Recchia (Obligation personnelle), Gwendoline Philippe (Repos) et de Mehdi Filali (Repos) par rapport à Dubaï. A noter également les apparitions de Maxime Relifox (-75kg) et de Dnylson Jacquet (+84kg). Marvin Garin est pour sa part forfait (entorse orteil).

Aurélien Morissard - FFK
Aurélien Morissard – FFK
  • Sélection féminine
    Alexandra RECCHIA (Combat -50kg) / Emily THOUY (Combat -55kg) / Lucie IGNACE (Combat -61kg) / Gwendoline PHILIPPE (Combat -61kg) / Alizée AGIER (Combat -68kg) / Léa AVAZERI (Combat -68kg) / Anne-Laure FLORENTIN (Combat +68kg) / Nancy GARCIA (Combat +68kg) / Alexandra FERACCI (Kata Individuel)
  • Sélection masculine
    Steven DA COSTA (Combat -67kg) / Logan DA COSTA (Combat -75kg) / Maxime RELIFOX (Combat -75kg) / Corentin SEGUY (Combat -75kg) / Jessie DA COSTA (Combat -84kg) / Kenji GRILLON (Combat -84kg) / Mehdi FILALI (Combat +84kg) / Dnylson JACQUET (Combat +84kg) / Enzo MONTARELLO (Kata Individuel)

Le collectif France sera encadré lors de cette compétition par : Yann Baillon (Directeur des équipes de France), Ludovic Cacheux (Entraineur National), Olivier Beaudry (Entraineur National) Ayoub Neghliz (Entraineur National) et Alexandre Biamonti (Entraineur National).

Les Français engagés avec leur club

Femmes : Sophia BOUDERBANE (Combat -50kg / Spartan Kombats Sports), Sirine Lounes (Combat -50kg / KC Combs-la-Ville), Louloa VALSAN (Combat -50kg / ACS Cormeillai), Sabrina OUIHADDADENE (Combat -55kg / ACS Cormeillai), Charline SEGUY (Combat -55kg / Spartan Kombats Sports), Leïla HEURTAULT (Combat -61kg / Samourai 2000 Le Mans), Laura SIVERT (combat -61kg / Sauvegarde Besançon), Nadège AIT IBRAHIM (Combat +68kg / AKC Pignans), Sofia KLOUCHA (Combat +68kg / Sauvegarde Besançon), Aurore PILLANT (Combat +68kg / ACS Cormeillai)

Hommes : Sofiane AGOUDJIL (Combat -60kg / KC Combs-la-Ville), Kajith KANAGASINGAM (Combat -60kg / KC Combs-la-Ville), Johan LOPES (Combat -60kg / CSA Hauts de Rueil), Julien CAFFARO (Combat -75kg / SPN Vernon), Farouk ABDESSELEM (Combat -84kg / CADKA Arles), Amin BOUAZZA (Combat -84kg / AAS Sarcelles), Mehdy CECINA (Combat -84kg / SPN Vernon), Salim BENDIAB (Combat +84kg / KC Condé), Lonni BOULESNANE (Combat +84kg / Spartan Kombats Sports) et Ilyes KLOUZ (Combat +84kg / CSM Puteaux)

Programme de la compétition

  • Vendredi 16 mars 2018
    De 9h00 à 19h45 – Éliminatoires et repêchages

Kata Femme Individuel
Kata Homme Equipe
Combat Homme -60kg
Combat Femme -50kg
Combat Homme -67kg
Combat Femme -55kg
Combat Homme -75kg

  • Samedi 17 mars 2018
    De 9h00 à 19h30 – Éliminatoires et repêchages

Kata Homme Individuel
Kata Femme Equipe
Combat Femme -61kg
Combat Homme -84kg
Combat Femme -68kg
Combat Homme +84kg
Combat Femme +68kg

  • Dimanche 18 mars 2018
    De 10h00 à 16h30 Finales et combats pour le bronze

De 10h00 à 14h00 / Combats pour le bronze (toutes les catégories)
De 14h30 à 16h30 / Finales (toutes les catégories)