La coupe et l’esprit
Shorinji Kempo Seïgido Ryu

La coupe et l’esprit

7 juin 2018 - Karaté

La coupe de France de Shorinji Kempo Seigido Ryu avait pris ses quartiers le 26 mai dernier à Gien, dans le Loiret, comme à son habitude. En maître de cérémonie, François-Xavier Albertini. Praticien shiatsu à la ville, celui qui est 7e dan l’enseigne depuis près de trente-cinq ans, avec une passion constante. « Cette compétition est organisée dans le Giennois depuis 2010 et depuis trois ans dans ce dojo où nous avons la chance d’avoir sept aires de combat, des tribunes de quelque cinq cents places… bref, un très bon outil pour faire de cette compétition un rendez-vous important de la saison », présente l’expert. Avec la volonté affirmée d’en faire d’abord un moment de partage sur un week-end, rythmé par un stage le samedi matin, la coupe de France l’après-midi et un autre stage le dimanche matin. « La compétition nous sert à montrer la discipline au public, en retour aussi au soutien des acteurs locaux, présents ou qui nous aident avec la mise à disposition des infrastructures et des aides logistiques. »

Credit photo : DR/ FFK
Credit photo : DR/ FFK

Ils étaient ainsi cent vingt à fouler les tatamis du complexe loirétain. Soit la moyenne lors des trois rassemblements annuels, le dernier se déroulant systématiquement à Gien, après ceux d’Alès et d’Angoulême cette saison, et avant ceux de Paris et de Seine-et-Marne, déjà calés pour 2018-2019. « Nous maintenons ces rendez-vous, avec une typologie de pratiquants qui évolue, explique François-Xavier Albertini. Par exemple, depuis quelques mois, j’ai des sexagénaires. Je ne dirais pas que la discipline s’adapte au contexte actuel, mais les arts martiaux ont des choses à dire dans notre époque, à apporter aux gens pour mieux vivre, donner davantage de sens parfois à certains parcours ou à certains moments de la vie. Le Shorinji Kempo Seïgido Ryu, ce n’est pas juste une affaire de combat. » Un enseignant du style. « Il ne faut pas oublier le sens de la pratique, rester ouvert. Je suis moi-même très proche des styles de karaté, je travaille d’ailleurs souvent avec Jean-Louis Morel. La recherche, que l’on soit compétiteur ou non, doit rester celle de la technique, de l’efficacité. Mais aussi celle de l’épanouissement avec – c’est la mission des professeurs – l’objectif de mettre en œuvre ce qu’il faut pour développer le potentiel de chacun.» Comme chaque été, trois stages ouverts à tous les publics et à tous les styles viendront clore cette saison… et lancer la suivante.

Credit photo : DR/ FFK
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