Karaté Mix : richesses et promesses
Karate mix

Karaté Mix : richesses et promesses

8 juin 2018 - Autres D.A. / Karate mix

Le gymnase Elisabeth, à Paris, accueillait le week-end dernier la seconde édition de la coupe de France de la discipline. Sur des bases solides avec le triple de participant(e)s par rapport à l’édition 2017. 140 compétiteurs, mais surtout, une discipline qui répond à une vraie demande et suscite de l’intérêt chez les combattants.

© Denis Boulanger / FFK
© Denis Boulanger / FFK

Ils étaient venus de Nice, Metz, Poissy, Montluçon, Vénissieux, Montreuil ou encore Toulouse, prêts à voir où ils en étaient lors de cette coupe de France 2018. Les aires de tatamis bordés par des boudins de protection, les combattants, des cadets aux vétérans, masculins et féminins, protégés eux-mêmes de la tête aux pieds… L’histoire de la discipline retiendra notamment les vingt-sept noms des vainqueurs.
Surtout, ceux qui étaient présents témoignent de l’enjeu d’une pratique qui se développe bien au-delà du cercle des compétiteurs. Comme le confirme Nicolas Boulassy, chargé de mission au sein de Direction Technique Nationale de la FFK. « Le format de cette compétition valorise les pratiquants des clubs, de plus en plus nombreux, ceux qui profitent de l’ouverture de créneaux dans les clubs de karaté traditionnels ou s’inscrivent dans les nouveaux clubs qui s’ouvrent sur la dynamique de cette nouvelle pratique. Que ce soit en compétition ou en club, notre rôle est de mettre en œuvre l’expertise fédérale qui permet de les accueillir dans les meilleures conditions. » « C’est vrai qu’au-delà des résultats, on voit que l’identification est forte, poursuit Loïc Marty, le référent technique de la discipline. L’accueil, la qualité de l’organisation, le rythme, le fait de faire quatre combats, tout cela apporte de la légitimité aux médaillés et rejaillit sur la pratique globale. » Des indicateurs en phase avec la progression du nombre de licenciés en Karaté Mix, avec « beaucoup de jeunes, des vétérans avec des parcours martiaux très différents qui apportent leur richesse », précise Nicolas Boulassy.

Des compétiteurs prêts à s’impliquer
Sofiane Aissaoui a 26 ans. Il fait partie de ceux qui ont brillé sur les tapis du gymnase Elisabeth, à Paris, lors de cette coupe de France de France. Déjà vainqueur de l’édition 2017, il apprécie l’évolution de sa discipline : « Je pratique dans l’optique d’être un combattant complet, explique celui qui, après avoir passé le DIF, dispense ses cours au Lion Fight Gym de Reims après avoir pratiqué le judo durant de longues années puis s’être fait remarquer sur le circuit MMA. La compétition, telle qu’elle est organisée, permet d’être dans l’esprit du combat libre amateur, avec un encadrement arbitral qui n’est pas trop répressif et qui, surtout, me semble d’un excellent niveau compte tenu des quelques mois d’expérience du Karaté Mix. Pour les compétiteurs qui ont peu d’expérience, c’est une excellente transition pour savoir où ils se situent après beaucoup d’entraînement. Pour ceux qui sont plus confirmés, c’est l’occasion de travailler sur la stratégie, de chercher la justesse technique, de prendre conscience de certaines carences aussi, comme celle du sol où il y a un manque de patrimoine technique. Mais un événement de cette envergure, c’est aussi surtout un éclairage pour la discipline que des publics très variés pratiquent. Jeunes des quartiers, ingénieurs, quinquas, vétérans, femmes… Je les vois arriver dans mon club, pratiquer ensemble. Ces gens, pour la grande majorité, ne sont pas des compétiteurs. Ce qui compte pour eux, c’est le contenu des cours qu’on leur propose et la qualité d’accueil, les grades… Je sais que tous ces chantiers sont en route et, personnellement, je compte m’y impliquer en proposant mon aide sur la région. »

© Denis Boulanger / FFK
© Denis Boulanger / FFK

Un contenu très riche
« Le karaté mix est une nouvelle discipline qui apporte un cadre et répond à une demande de plus en plus forte sur les arts martiaux mixtes. Les gens s’y retrouvent. Pour la suite, nous allons aussi faire en sorte d’ajouter à cette compétition centralisée, un Open et des rendez-vous en zone nord et en zone sud, explique Nicolas Boulassy. Et nous travaillons aussi sur le contenu des passages de grades, la progression technique des plus jeunes et des ceintures noires. Techniquement, c’est très riche, à nous de proposer une cohérence d’ensemble pour que les gens vivent leur pratique dans les meilleures conditions.» L’attitude, elle, si l’on en juge par les jolis moments fair-play observés ce week-end à Paris malgré un engagement total, doit permettre au Karaté Mix de trouver sa place.

> Les photos de la compétition
> les résultats complets