Kali Eskrima, un nouveau cap
Kali Eskrima

Kali Eskrima, un nouveau cap

2 juillet 2018 - Autres D.A.

Retour sur la coupe de France

Une quatrième édition, plus de trente participants – ce qui confirme le succès du stage national à l’INJ en mars dernier – et un premier constat clair : l’évolution de la formule de compétition vers des combats plus dynamiques qu’en 2017 a séduit. « En passant de combats à la touche où l’explosivité suffisait à ce format de deux fois une minute avec trente secondes de repos et un troisième round si nécessaire, l’expression technique a pris plus de place, confirme Didier Garcia, le référent national Kali Eskima. Blocages, parades, remises… les combattants ont pu s’exprimer et, au final, le niveau général était beaucoup plus élevé.» La présence de différents groupes issus d’une dizaine de systèmes, venus de Lyon, de Montpellier, de Savoie, d’Ile-de-France, du Var, des Alpes-Maritimes, ou encore de Normandie a aussi apporté de la légitimité à cette coupe de France qui rêve de devenir championnat dès 2019. « C’est clairement devenu un élément fédérateur, il y a une confiance qui s’installe », se réjouit Didier Garcia. Président du comité du Var, Patrick Rosadini s’emploie à développer la pratique sur son territoire. Il avait embrigadé quelques compétiteurs du club du Plan de la Tour jusqu’à Paris. Dont deux juniors… tous deux vainqueurs. « Ce ne sont pas des compétiteurs nés, ils avaient surtout envie de se confronter, de s’exprimer techniquement… Au-delà de leurs médailles d’or, c’est leur retour au club qui est intéressant. Ils vont pouvoir partager cette expérience. »

credit photo : FFK
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Cap sur les championnats d’Europe

Également vice président de la ligue PACA, Patrick Rosadini voit déjà un peu plus loin. « L’enjeu est maintenant de former un groupe d’arbitres nationaux, de progresser un peu sur chaque chose, y compris sur le matériel, pour continuer à avancer. Cette discipline est riche de sa diversité. Quand on est un peu curieux, on se rend vite compte qu’elle est intéressante pour développer son approche du combat. C’est dans cet esprit de partage que nous allons proposer des stages techniques, qui pourront se cumuler à des stages plus spécifiques sur la compétition, alors que des interclubs devraient aussi voir le jour.» De compétition, il en sera encore question dans trois semaines pour quelques-uns de ceux qui préparaient, avec cette coupe de France, les prochains championnats du monde de Lisbonne. Thomas Roussel, 6e dan, lui-même champion du monde de la discipline en 2002, emmènera ainsi dix compétiteurs de son club du FCS Kali Pacara, tous médaillés lors de cette coupe de France, du 18 au 22 juillet. « Les ambitions seront différentes selon les compétiteurs. Certains sont déjà chevronnés et peuvent viser le titre, d’autres iront prendre de l’expérience pour les échéances à venir, avec les championnats d’Europe 2019 en Italie, et les mondiaux aux Philippines dans deux ans. La compétition, c’est un passage, une partie de la pratique et il faut le garder en tête, même si la vitrine sportive est toujours un enjeu. On apprend à gagner, on apprend à perdre… Cette coupe de France, parfaitement placée, souligne qu’il reste à travailler pour les semaines qui nous séparent des mondiaux, de repérer de nouvelles têtes que nous n’avions pas eu l’occasion de voir s’exprimer dans le cadre et avec la pression de la compétition. Surtout, avec un arbitrage d’excellent niveau grâce, une nouvelle fois, à nos amis du kobudo, cette compétition nous aura permis de nous rapprocher au plus près des critères internationaux et apporté beaucoup de fluidité aux combats. » Cap maintenant sur le Portugal.

credit photo : ffk
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