Jeunes arbitres kata « un bon cru »
Arbitrage

Jeunes arbitres kata « un bon cru »

26 avril 2018 - Arbitrage / Karaté

Samedi 21 avril dernier, le Palais des Sports Pierre Ratte de Saint-Quentin était le théâtre de la coupe de France Kata pupilles/benjamins. A cette occasion, et comme chaque année, se déroulait le concours national des jeunes arbitres kata. Pour cette nouvelle édition ils étaient 27 à concourir, scindés dans deux catégories, les Honneurs (-15 ans) d’une part, et les Elites (15-17 ans) d’autre part.

© Denis Boulanger / FFK
© Denis Boulanger / FFK

Arrivés au gymnase vers 8h15 pour les inscriptions, les jeunes arbitres ont alors assisté au briefing du corps arbitral lors duquel ils ont été répartis sur les différents tatamis pour leur examen pratique. Le tout sous l’égide de Denis de Ranieri et David Chereau, en charge de ce concours cette année.

Dès 9h30 le top de la compétition était donné, et le concours commençait. Pour entamer cette journée, les arbitres honneurs ont démarré par de la théorie « sous forme d’animations » explique Bruno Verfaillie responsable de la Commission Nationale d’Arbitrage. « Ils ont reçu un livret avec différents petits jeux, tels qu’un questionnaire vrai ou faux, des rébus, etc. Ils ont également participé à un jeu de société créer par David Chereau qui se base sur le principe du jeu de l’oie, et où il faut répondre à des questions sur la règlementation. » A l’issue de ce temps théorique, les jeunes arbitres honneurs sont alors passés à la pratique. « L’après-midi les jeunes étaient observés en situation de juge et notés sur leur pratique. Les examinateurs leurs ont posé des questions sur leurs choix, afin d’entendre les différents argumentaires de chacun. On se base sur le même principe que lors de l’examen de juge national, ce qui permet de les préparer à cette échéance. »

A l’inverse, les arbitres élites étaient eux jugés le matin sur la pratique, et avaient la partie théorique programmée l’après-midi, avant de revenir sur l’aire de compétition.

© Denis Boulanger / FFK

« Cette partie théorique est très importante, même si elle s’assimile à un jeu pour que ce soit ludique. Les jeunes arbitres sont notés, et ces points font partis de la notation finale. Après la théorie nous avons également mis en place un temps d’échange autour de la règlementation. Cela consiste à visionner des vidéos et ils devaient ensuite argumenter sur leur choix, ce qui a fait naitre une belle interaction. Les jeunes ont échangé entre-eux, ils ont posé des questions, c’était un moment constructif et important. »

Si au départ l’ensemble des 27 concourants « étaient très stressés, cela s’est dissipé courant la journée » expose Bruno Verfaillie. « C’était un bon cru, et j’ai remarqué qu’il y avait très peu d’erreurs dans leur jugement tant théorique que pratique. Nous avons tout de même relevé une faille chez certains, c’est le fait de ne pas savoir réaliser de tableaux de repêchages. Aujourd’hui avec le tout informatisé cela peut sembler anodin, mais s’il y a une panne ou quoi que ce soit, il faut que les arbitres soient en mesure de tenir la compétition, et pour cela il faut en connaitre tous les rouages. Sur ce sujet, je vais me rapprocher des responsables d’arbitrage régionaux, afin qu’ils mettent l’accent sur ce point avec leurs arbitres et jeunes arbitres. »

Si d’usage la remise des diplômes est faite en fin de compétition, cette année il en était autrement. « Nous avons décidé de faire la remise des diplômes de nos jeunes arbitres juste avant les finales de l’après-midi. Cette récompense devant le public et les arbitres en titres était importante car c’est une forme de reconnaissance, et cela permet aussi de faire savoir au grand public qu’il y a un concours, et que des écoles de jeunes arbitres existent. Ce nouveau format a été apprécié tant par le public et arbitres que par les jeunes arbitres eux-mêmes. »

© Denis Boulanger / FFK
© Denis Boulanger / FFK

En termes de résultats, cela s’est joué à peu, selon le responsable national de l’arbitrage. « Les présents sur le podium ont su montrer une théorie sans faille et justifier leurs choix en argumentant correctement. Il faut établir un classement alors on se base sur certains détails, mais dans l’ensemble ils étaient tous bons, et je les invite à continuer sur cette voie. Ces jeunes arbitres sont un vivier pour demain. Ils seront les arbitres nationaux du futur, et je leur ai signifié mon envie de les voir à l’examen national lorsqu’ils auront 18 ans et le 2e dan en poche ! »

Pour conclure, au-delà de sa satisfaction d’avoir eu un si bon cru de jeunes arbitres, le responsable de la CNA tient à souligner « le travail de Denis de Ranieri et de David Chereau, qui se sont occupés du concours en quasi-totale autonomie, et grâce à qui tout s’est très bien déroulé. »

Résultats :

Honneurs (-15 ans)
1re : Johanne BARBARIN (Auvergne-Rhône-Alpes)  
2e : Aurore DANG VU (Ile-de-France)
3e : Chloé BRENUCHOT (Nouvelle-Aquitaine)

Elites (15-18 ans)
1re : Nora AKRATI (Ile-de-France)
2e : Mouhamed BOUZIDI (Ile-de-France)
3e : Kevin RADJA (Ile-de-France)