Des stagiaires émerveillés
Yoseikan Budo

Des stagiaires émerveillés

15 décembre 2017 - Yoseikan Budo

Ils étaient 110, le dimanche 10 décembre dernier, à se rendre au gymnase de la Vanne de Montrouge (Hauts-de-Seine) dans le cadre du stage national de Yoseikan Budo. Animé par le fondateur de la discipline, Hiroo Mochizuki, 10e dan, et ses deux fils, Kyoshi et Mitchi Mochizuki, tous deux 5e dan, ce stage a rencontré un franc succès. Parmi les stagiaires, Luc Daussin de Villeneuve, professeur habitué des stages de la discipline, qui nous confie ses impressions.

© Etienne Laurent / FFK
© Etienne Laurent / FFK

Pour entamer ce stage, Kyoshi Mochizuki explique que l’échauffement consistait en la réalisation de techniques de clés. La suite du stage permettait alors d’étudier une partie du kata « ju no kata » et diverses mises en application, à travers des techniques de coups de poings, d’armes, de projections, avant de conclure la journée par du travail de contrôle au sol.

Luc Daussin de Villeneuve, pratiquant depuis 42 ans, professeur depuis 30 ans et habitué des rendez-vous du Yoseikan Budo partage son ressenti à l’issue du stage.

Comment s’est déroulé ce stage ?
Luc Daussin de Villeneuve : « Comme toujours, ce stage s’est très bien passé ! Ce qui est super c’est que nous avons démarré par des techniques de clés, ce qui permet aux néophytes ou débutants de comprendre les variantes du Yoseikan Budo. Nous avons d’abord étudié ces clés à mains nues, avant de les décliner avec armes, afin que chacun comprenne qu’un seul et même mouvement peut avoir une multitude d’applications. 
Ensuite nous avons étudié le kata ’ju no kata’. Là aussi nous l’avons étudié à mains nues, avant de le mettre en application avec des armes diverses, ou des variantes de projections etc. Le principe même du Yoseikan Budo est qu’un même mouvement peut servir à plein de choses ! »

Pourquoi participez-vous à ce genre de stage ?
L.DdV : « Eh bien tout d’abord, parce que c’est toujours un immense plaisir que de revoir le maître Hiroo Mochizuki ! Ensuite, ces stages sont le lieu parfait pour récupérer tout un tas d’informations, et de suivre les évolutions perpétuelles de la discipline. C’est essentiel pour moi d’y assister car c’est l’occasion d’observer les nouveautés et de connaître l’avenir du Yoseikan.
J’ajouterais que c’est important de s’y rendre, car cela permet d’uniformiser l’enseignement de la pratique sur tout le territoire. Il y a des différences d’une région à l’autre, donc cela permet une uniformisation.
Pour ma part, j’y participe dès que j’en ai l’occasion, qu’ils soient dispensés par le maitre lui-même ou uniquement ses fils, si cela a lieu en Ile de France, alors je m’y rends toujours. Avec mon collègue Philippe Ferron (second professeur du Yoseikan Val de France, club qu’ils ont ouvert il y a trois ans, ndlr.), nous essayons toujours d’emmener des élèves, qu’ils soient enfants, adolescents ou adultes. S’ils sont intéressés, alors nous les prenons avec nous ! C’est important ça aussi, car cela participe à la promotion des relations avec les autres clubs. »

Quel est votre sentiment à la sortie de ce stage ?
L.DdV : « Emerveillé. J’apprends toujours auprès du maître et de ses fils, qu’il s’agisse de variantes, de nouveautés, ou de techniques apprises mais oubliées. Par exemple lors de ce stage, je me suis remémoré, grâce à leur enseignement, des techniques de repoussées sur saisie !
Et sinon, je dirais… Bien fatigué aussi (rires), car nous n’arrêtons pas ! En plus le matin j’assistais au stage régional IDF des enseignants de Yoseikan Budo. Nous avons vu le nouveau système des grades, qui permettra aux pratiquants plus avancés dans l’âge de pouvoir continuer à passer leurs ceintures, sans l’option combat, qui en effrayait certains. Pour ce stage nous avons également mis en pratique le kata ‘ju no kata’ et ses variantes avec armes, ce qui explique la fatigue physique en fin de journée ! (rires) Mais dans l’ensemble, j’en suis ressorti très content et satisfait.
Ces stages sont toujours très conviviaux, avec une ambiance familiale insufflée par les Mochizuki. Sans oublier l’humour légendaire d’Hiroo Mochizuki. Non vraiment, très heureux, à refaire avec grand plaisir ! »