A la rencontre de Dai Bui Huu
Wushu

A la rencontre de Dai Bui Huu

19 janvier 2018 - Wushu / Arts martiaux Chinois

Cette semaine, la FFK vous propose d’aller à la rencontre de Dai Bui Huu, Responsable du développement des publics enfants, femmes et du handicap au sein de la Commission Nationale Wushu.

© DR / FFK
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C’est à l’âge de 7 ans que Dai découvre le Wushu et entame sa pratique. « Comme beaucoup d’autres j’aimais beaucoup Bruce Lee, explique-t-il, et ma ville, Villefontaine, proposait des cours de Kung Fu Wushu j’ai donc essayé ! » Multipliant les pratiques, Dai s’accomplissait alors au travers du judo, taekwondo et du Wushu. Sa passion pour cette dernière discipline ? Il confie qu’elle est née « de tout ce que représente le Wushu, tant au niveau sportif que la philosophie qu’elle véhicule. J’aime le Taolu et le combat, la relation du maître à l’élève, l’esprit de cet art martial… »

Intéressé par le sanda, l’expression combat des Arts Martiaux Chinois, Dai se lance dans le parcours des compétitions. « J’ai fait beaucoup de compétitions au niveau national, lors desquelles j’ai plusieurs fois décroché l’argent ou le bronze. » Lorsqu’il raccroche les gants, il s’oriente alors vers l’arbitrage, un moyen de garder un lien avec ce milieu. Si aujourd’hui Dai n’officie plus, « par manque de temps », il s’était tout de même élevé au niveau d’arbitre national.

© DR / FFK
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Actuellement 4e duan, Dai est également professeur au sein du Xue Xiao Kung Fu (Isère), club dont il est le président. « La particularité de mon club, est que nous accueillons beaucoup de féminines ! Pourtant cela s’est fait naturellement, car je pense que le Wushu via le Taolu attire beaucoup de femmes de par les chorégraphies, mais aussi par le biais du Sanda, car aujourd’hui les sports de combat sont dans l’air du temps et les féminines les pratiquent de plus en plus ! Parmi ce public, j’ai notamment formé une vice-championne du Monde et deux championnes d’Europe ! »

Lui qui multiplie les fonctions, est également juré au sein de la CSDGE de la Ligue Régionale Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi en charge du développement des publics enfants, femmes et du handicap au sein de la Commission Nationale Wushu. Cette responsabilité, il explique qu’elle consiste à « rendre encore plus accessible la pratique de notre art martial auprès de ces publics. »

Ce chef d’équipe dans le milieu agroalimentaire expose par ailleurs ses ambitions pour l’avenir du Wushu, dont il souhaite l’indépendance. « J’aimerais que nous soyons indépendants avec notre propre fédération, mais cela passe par un regroupement de l’ensemble des clubs et un travail commun avec chaque membre du Wushu. Aujourd’hui nous devons trouver une solution pour rassembler tout le monde. Le fait que nous soyons au sein de la FFK nous permet de puiser dans un savoir-faire en termes de logistique. Nous ne sommes pas encore prêts à être autonomes et cela nous permet justement de nous y préparer pour le futur. »