A la découverte de Max Goutfer
Wushu

A la découverte de Max Goutfer

15 décembre 2017 - Wushu / Arts martiaux Chinois

Cette semaine, la FFK vous propose d’aller à la rencontre de Max Goutfer, Président de la Commission Nationale Wushu, expert fédéral et surtout passionné par sa discipline.

© DR
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Au commencement de sa pratique sportive, Max Goutfer s’était orienté vers le judo et la boxe anglaise. Sa découverte du Wushu (à l’époque nommé Kungfu, ndlr.), sera tardive et due à une rencontre professionnelle. « J’étais videur dans une boite de nuit, et mon binôme était chinois. Lorsque j’avais à faire à des récalcitrants, mes réflexes faisaient que je les emmenais toujours au sol, chose que mon collègue me faisait remarquer à chaque fois. Un jour, alors qu’il était aux prises avec 6 personnes, je l’ai vu appliquer son art. C’était très efficace, et ça m’a plu de suite ! C’est ainsi que j’ai démarré le Kungfu avec lui. » En recherche constante de progression et donc d’oppositions variées, il monte un premier club à Bressuire, sa ville de résidence. Il fondera plus tard trois autres clubs dans son département des Deux-Sèvres, à Thouars, Cerizay et Niort. « Les gens qui venaient s’entraîner habitaient parfois un peu loin. Certains ont manifesté l’envie de développer le Sanda sur leur territoire, c’est ainsi que ça s’est fait ! »

Pris de passion pour cet art martial, Max se lance rapidement dans le circuit des compétitions. « Avec l’avènement du Sanda en France, et étant ancien boxeur, cette forme d’expression sportive me correspondait parfaitement. »  Vainqueur de la Coupe de France en 1998, il s’oriente très vite vers l’enseignement et le coaching. « J’ai eu plusieurs élèves qui ont fait partie de l’Equipe de France. L’un d’entre eux a par ailleurs fini 3e lors de l’Euro de Rome en 1996, et un autre est devenu vice-champion du Monde en 1999 à Hong Kong. »

© Virginie Gatellier / FFK
© Virginie Gatellier / FFK

Passionné, Max Goutfer se lance alors dans l’arbitrage. Une façon pour lui « de garder contact avec des compétiteurs qu’[il a] connus par le passé. » En 2012, il décroche le titre d’arbitre mondial IWUF Grade A, soit le plus haut niveau d’arbitrage. Il est par ailleurs le responsable national de l’arbitrage Sanda.

Lui qui dans la vie est conseiller principal d’éducation, est également enseignant de Wushu, « mais aussi de Karaté Mix, Boxe Thaï et Krav Maga » sourit-il. Une polyvalence dans sa pratique qu’il explique par « l’importance d’avoir l’esprit ouvert » et de trouver dans chaque discipline ce qui nous correspond et s’en enrichir. S’il confesse volontiers sa préférence pour le Sanda « un sport qui lie plusieurs aspects du combat, tels que la lutte, les techniques de jambes, les poussées, la gestion de l’aire de combat, les techniques de poings qui sont très riches… », il admet que la pratique du Wushu peut se faire sur toute une vie. « La motivation évolue avec le temps et l’âge. Auparavant, j’étais axé essentiellement sport et efficacité, d’où ma pratique du Sanda, aujourd’hui je vois également l’aspect santé et les bienfaits de pratiques comme le Tai Ji ou le Qi Gong… »

Président de la Commission Nationale Wushu, il fut par le passé vice-président de la FFWushu. « J’étais vice-président lorsque la FFWushu s’est vu retirer la délégation ministérielle. J’ai pu voir ce qui n’allait pas, pourquoi ça n’avait pas fonctionné. Aujourd’hui l’idée est de s’appuyer sur le savoir-faire de la FFK et son expérience afin d’acquérir une base solide en vue d’une autonomie future. Le passage du Wushu au sein de la FFK est une étape de consolidation. C’est une chance car on est accompagné. Dans un premier temps le but sera de créer un Comité National avec plus d’autonomie, avant de s’envoler pour une fédération autonome. On prend le temps qu’il faut, pour y aller pas à pas, en toute sécurité. La FFK est comme le nid et le Wushu les oisillons, quand nous serons prêts, nous prendrons notre envol ! »