58% de réussite à l’examen d’arbitrage !
Arbitrage

58% de réussite à l’examen d’arbitrage !

12 mai 2017 - Arbitrage / Karaté

Le samedi 6 et dimanche 7 mai avait lieu le championnat de France combat Minimes, à Sélestat (Bas-Rhin). Si les compétiteurs du week-end étaient jugés sur leurs compétences techniques en vue d’un titre national, ils n’étaient pas les seuls à être observés, puisqu’avait lieu en parallèle la première session de l’examen national d’arbitre A. Retour avec Bruno Verfaillie, responsable de la Commission Nationale d’Arbitrage.

© Frédéric Dupont / FFKDA
© Frédéric Dupont / FFKDA

Samedi 6 mai, 7 heures, les 26 candidats de cette première session entrent en salle d’examen. C’est parti pour 45 minutes de théorie. Cette partie de l’examen est composée de « 50 questions auxquelles il faut répondre par vrai ou faux » explique Bruno Verfaillie. Des questions complètement remaniées « car notre volonté était d’insister sur l’aspect d’analyse ». Un remaniement inattendu de la part des candidats, « dont le taux de mauvaises réponses était relativement important » se désole le responsable de la CNA. L’explication ? Bruno Verfaillie, émet la possibilité que les candidats aient « bachoté le questionnaire international, mais n’ont pas été dans l’analyse lorsqu’ils ont eu les réponses, ce qui fait qu’à une question similaire mais pas formulée de manière identique, les candidats répondent à côté. » Une déception dont ressort tout de même du positif. « Aujourd’hui on s’est rendu compte qu’il faut repenser la méthode, être plus axés sur l’analyse, aller plus en profondeur… » Cette partie théorique était complétée par une seconde innovation, lors de laquelle les candidats « visionnaient 5 situations et devaient les analyser, qu’ils soient en position juge ou arbitre. »

A l’issue de la théorie, les 26 candidats étaient ensuite jugés sur la pratique lors des deux jours de compétition. « Des examinateurs les observent afin de les évaluer sur leur qualité de juge, d’arbitre, sur leur gestion de la table, des compétiteurs etc… Ils leurs posent également des questions sur le règlement afin de voir leurs réactions et réponses à chaud ! » Ce dernier élément, B. Verfaillie le juge essentiel car « les arbitres qui passent A seront amenés à arbitrer des combats difficiles. Il faut donc que nous soyons absolument sûrs de leur capacité à gérer ce type de situations compliquées. »

Les résultats, communiqués à  l’issue de la compétition « de manière individuelle et personnalisée, afin que chaque candidat sache ce qui a été positif ou non », révèlent un taux de réussite de 58%. Une satisfaction mitigée pour Verfaillie qui s’attendait « à un taux plus élevé ».

Aujourd’hui, « la France compte 1700 arbitres, l’objectif de la CNA est de doubler les effectifs d’ici quatre ans. Cela passe par recruter des jeunes, avoir des formation motivantes et structurées, et réussir à harmoniser l’arbitrage sur l’ensemble du territoire ! »

La seconde session d’examen, pour laquelle une trentaine de candidats sont inscrits, aura lieu les 13 et 14 mai lors du Championnat de France combat Juniors à Reims.

Prochain rendez-vous d’arbitrage, les 20 et 21 mai dans le cadre du concours national des Jeunes Arbitres combat, en marge de la coupe de France combat Pupilles à Paris.