80 stagiaires sous la direction de Lee Kam Wing

80 stagiaires sous la direction de Lee Kam Wing

26 avril 2018 - Wushu / Arts martiaux Chinois

Venu tout spécialement de Hong Kong pour partager son savoir, maitre Lee Kam Wing était présent à Guyancourt (Yvelines) les 14 et 15 avril derniers. Expert chinois, Lee Kam Wing est la 7e génération du style de la mante religieuse, et est un gardien de la tradition de la pratique du Wushu.

© DR / FFK
© DR / FFK

Ce premier stage initié par la Commission Nationale Wushu, fut un grand succès, avec pas moins de 80 stagiaires présents. La plupart des stagiaires venaient de toute la France, comme de Montpellier (Occitanie), Embrun (PACA), Cléon (Normandie), Angers (Pays de Loire), Toulon (PACA), Vervins (Hauts de France), Reims (Grand Est), Courbevoie (Ile-de-France) etc. D’autres participants, sont venus quant à eux, de l’étranger : écossais, anglais et allemands se sont ainsi déplacé jusqu’en Ile-de-France pour jouir du savoir de ce grand maître chinois.

© DR / FFK
© DR / FFK

C’est dans une ambiance studieuse mais très amicale, que les stagiaires ont travaillé avec assiduité, pendant douze heures étalées sur les deux journées.

Face au succès de cette première édition, Stéphane Molard et Stéphane Dubus, membres de la Commission Nationale Wushu et coordinateurs de ce stage, ont d’ores et déjà planifié le prochain, qui devrait avoir lieu le 13 avril 2019.
 

Toutes les actualités du Wushu et des informations exclusives sont à retrouver sur la page dédiée de la discipline !

Jeunes arbitres kata « un bon cru »
Arbitrage

Jeunes arbitres kata « un bon cru »

26 avril 2018 - Arbitrage / Karaté

Samedi 21 avril dernier, le Palais des Sports Pierre Ratte de Saint-Quentin était le théâtre de la coupe de France Kata pupilles/benjamins. A cette occasion, et comme chaque année, se déroulait le concours national des jeunes arbitres kata. Pour cette nouvelle édition ils étaient 27 à concourir, scindés dans deux catégories, les Honneurs (-15 ans) d’une part, et les Elites (15-17 ans) d’autre part.

© Denis Boulanger / FFK
© Denis Boulanger / FFK

Arrivés au gymnase vers 8h15 pour les inscriptions, les jeunes arbitres ont alors assisté au briefing du corps arbitral lors duquel ils ont été répartis sur les différents tatamis pour leur examen pratique. Le tout sous l’égide de Denis de Ranieri et David Chereau, en charge de ce concours cette année.

Dès 9h30 le top de la compétition était donné, et le concours commençait. Pour entamer cette journée, les arbitres honneurs ont démarré par de la théorie « sous forme d’animations » explique Bruno Verfaillie responsable de la Commission Nationale d’Arbitrage. « Ils ont reçu un livret avec différents petits jeux, tels qu’un questionnaire vrai ou faux, des rébus, etc. Ils ont également participé à un jeu de société créer par David Chereau qui se base sur le principe du jeu de l’oie, et où il faut répondre à des questions sur la règlementation. » A l’issue de ce temps théorique, les jeunes arbitres honneurs sont alors passés à la pratique. « L’après-midi les jeunes étaient observés en situation de juge et notés sur leur pratique. Les examinateurs leurs ont posé des questions sur leurs choix, afin d’entendre les différents argumentaires de chacun. On se base sur le même principe que lors de l’examen de juge national, ce qui permet de les préparer à cette échéance. »

A l’inverse, les arbitres élites étaient eux jugés le matin sur la pratique, et avaient la partie théorique programmée l’après-midi, avant de revenir sur l’aire de compétition.

© Denis Boulanger / FFK

« Cette partie théorique est très importante, même si elle s’assimile à un jeu pour que ce soit ludique. Les jeunes arbitres sont notés, et ces points font partis de la notation finale. Après la théorie nous avons également mis en place un temps d’échange autour de la règlementation. Cela consiste à visionner des vidéos et ils devaient ensuite argumenter sur leur choix, ce qui a fait naitre une belle interaction. Les jeunes ont échangé entre-eux, ils ont posé des questions, c’était un moment constructif et important. »

Si au départ l’ensemble des 27 concourants « étaient très stressés, cela s’est dissipé courant la journée » expose Bruno Verfaillie. « C’était un bon cru, et j’ai remarqué qu’il y avait très peu d’erreurs dans leur jugement tant théorique que pratique. Nous avons tout de même relevé une faille chez certains, c’est le fait de ne pas savoir réaliser de tableaux de repêchages. Aujourd’hui avec le tout informatisé cela peut sembler anodin, mais s’il y a une panne ou quoi que ce soit, il faut que les arbitres soient en mesure de tenir la compétition, et pour cela il faut en connaitre tous les rouages. Sur ce sujet, je vais me rapprocher des responsables d’arbitrage régionaux, afin qu’ils mettent l’accent sur ce point avec leurs arbitres et jeunes arbitres. »

Si d’usage la remise des diplômes est faite en fin de compétition, cette année il en était autrement. « Nous avons décidé de faire la remise des diplômes de nos jeunes arbitres juste avant les finales de l’après-midi. Cette récompense devant le public et les arbitres en titres était importante car c’est une forme de reconnaissance, et cela permet aussi de faire savoir au grand public qu’il y a un concours, et que des écoles de jeunes arbitres existent. Ce nouveau format a été apprécié tant par le public et arbitres que par les jeunes arbitres eux-mêmes. »

© Denis Boulanger / FFK
© Denis Boulanger / FFK

En termes de résultats, cela s’est joué à peu, selon le responsable national de l’arbitrage. « Les présents sur le podium ont su montrer une théorie sans faille et justifier leurs choix en argumentant correctement. Il faut établir un classement alors on se base sur certains détails, mais dans l’ensemble ils étaient tous bons, et je les invite à continuer sur cette voie. Ces jeunes arbitres sont un vivier pour demain. Ils seront les arbitres nationaux du futur, et je leur ai signifié mon envie de les voir à l’examen national lorsqu’ils auront 18 ans et le 2e dan en poche ! »

Pour conclure, au-delà de sa satisfaction d’avoir eu un si bon cru de jeunes arbitres, le responsable de la CNA tient à souligner « le travail de Denis de Ranieri et de David Chereau, qui se sont occupés du concours en quasi-totale autonomie, et grâce à qui tout s’est très bien déroulé. »

Résultats :

Honneurs (-15 ans)
1re : Johanne BARBARIN (Auvergne-Rhône-Alpes)  
2e : Aurore DANG VU (Ile-de-France)
3e : Chloé BRENUCHOT (Nouvelle-Aquitaine)

Elites (15-18 ans)
1re : Nora AKRATI (Ile-de-France)
2e : Mouhamed BOUZIDI (Ile-de-France)
3e : Kevin RADJA (Ile-de-France)

France de Karaté Contact : la Réunion confirme
Karaté Contact

France de Karaté Contact : la Réunion confirme

26 avril 2018 - Competitons / Full Contact

Ultime rendez-vous saisonnier pour la discipline, le championnat de France de Karaté Contact se tenait le samedi 21 avril dernier dans la capitale. Pour accueillir les 70 compétiteurs de la journée, rendez-vous était donné à la Halle Carpentier.

Archives © Denis Boulanger / FFK
Archives © Denis Boulanger / FFK

« Malgré la chaleur et les grèves de transports, les compétiteurs ont répondu présent pour cette dernière étape de la saison. Très logiquement, les ténors de chaque catégorie se sont déplacés pour tenter de décrocher le titre national » expose Mohamed Messadaoui, responsable national de l’arbitrage.

D’entrée, les féminines donnaient le ton de la compétition, avec des combats très engagés « entre démonstration technique et épreuve physique », se réjouit M. Messadaoui.

Après une matinée d’éliminatoires, les finales prenaient place à partir de 13h30, sous les yeux d’un public dynamique « qui a su donner de la voix pour encourager l’ensemble des athlètes présents. » Un public qui fut d’ailleurs gratifié de combat très soutenus, alliant technicité et puissance.

« Parmi les finales marquantes, à noter la performance du jeune Sébastien ARHEL en moins de 68 kg, qui a tout juste 21 ans et pour sa première participation, décroche la médaille d’or avec la manière dans une catégorie nombreuse et très relevée techniquement. Les deux stéphanois Asim Khan (-60kg) et Sofiane Elhaloua (-72kg) réalisent quant à eux le doublé quinze jours après avoir remporté la ceinture nationale Elite dans leur catégorie respective. Chez les lourds, Terance Kiambi (Ile-de-France) rencontrait en finale Nelson Turloy (Réunion). Ce dernier, beaucoup plus lourd tentait d’imposer sa puissance dès l’entame du combat. Kiambi ne refusant pas l’épreuve de force cueillait son adversaire par un crochet très technique qui se soldait par un hors combat. »

Côté résultats, la Réunion, qui s’était déplacée en nombre, repart avec 9 médailles dont 4 en or, confirmant ainsi son statut de leader acquis la saison dernière. Arrive en seconde position du classement général, la ligue régionale Auvergne-Rhône-Alpes avec 6 médailles (2 or, 2 argent, 2 bronze) puis les Pays de Loire avec 5 médailles (2 or, 2 argent, 1 bronze).

Le Mag : Para-Karaté, Nouvelle vague

Le Mag : Para-Karaté, Nouvelle vague

25 avril 2018 - Karaté / Karaté pour tous

Les championnats de France en ont été le témoin : la pratique du Para-karaté progresse nettement, les clubs qui s’y engagent sont mieux identifiés, des figures émergent. État des lieux.

350 compétiteurs pour les France du Yoseikan !
Yoseikan Budo

350 compétiteurs pour les France du Yoseikan !

24 avril 2018 - Yoseikan Budo

Les 7 et 8 avril derniers, les pratiquants de Yoseikan Budo avaient rendez-vous à Lyon, dans la Maison du Judo, lieu où se déroulaient les championnats de France de la discipline. Pour l’occasion, ce ne sont pas moins de 350 compétiteurs qui ont fait le déplacement, preuve de la bonne santé de la discipline. Bilan.

© Vanwinghe Marianne / FFK
© Vanwinghe Marianne / FFK

Ouvert depuis cette année aux catégories pupilles et benjamins, cet événement était programmé sur deux journées. Ainsi, les juniors et seniors étaient à l’œuvre dès le samedi matin, et ce pour toute la journée, tandis que les catégories jeunes, allant de pupille à cadets se réalisaient le lendemain, dimanche 8 avril.

« Cette année, la commission du Yoseikan Budo à souhaiter ouvrir ses compétitions nationales aux catégories pupilles et benjamins, du fait de notre bon développement et de la mise en place d’une compétition annuelle supplémentaire (la coupe de France des 27/28 janvier derniers, ndlr.). Le fait d’avoir une manifestation en plus, permet d’alléger les programmes, et d’ainsi couvrir plus de catégories », explique Kyoshi Mochizuki, référent du Yoseikan Budo.

Au nombre de 350, les compétiteurs présents, venus des quatre coins de l’hexagone, étaient soutenus par un fervent public. « Les tribunes étaient vraiment pleines, et les spectateurs n’ont pas hésité à faire du bruit et à encourager les compétiteurs ! L’ambiance était très bonne, familiale comme toujours, et très enjouée. » Une ambiance joyeuse grâce au public, mais aussi très respectueuse grâce aux coaches et aux compétiteurs eux-mêmes, « qui ont fait preuve d’un grand fairplay. »

En terme de niveau, le référent est satisfait, confiant qu’il était « plutôt bon, avec encore une peu de travail à réaliser sur les armes et le travail au sol pour la classe A. »

Dispersé sur 4 aires, les participants ont ainsi pu se confronter dans du multi-ateliers, classe A et classe B. « La différence majeure, est qu’en classe A on peut aller jusqu’à la soumission et les clés au sol, sinon ces deux types d’exercices sont des ateliers qui s’enchaînent, avec du travail au bâton, puis du combat pied/poing et au sol » explique à nouveau le référent. Et d’ajouter, que les compétiteurs ont « fait preuve d’un fort engagement, d’une vraie envie de gagner, mais toujours dans une superbe ambiance. »

Un week-end qui s’est déroulé de la meilleure des manières, les compétiteurs ayant même pu profiter de la présence du fondateur de la discipline, Hiroo Mochizuki, qui a été à leur contact, se prêtant au jeu des photos avec plaisir.

Côté résultat, la ligue régionale des Hauts-de-France arrive en tête au classement général, suivie par la PACA puis l’Occitanie.

Plus d’actualités du Yoseikan Budo à retrouver ici !

Les jeunes techniciens seront à Saint Quentin
Karaté

Les jeunes techniciens seront à Saint Quentin

20 avril 2018 - Competitons / Karaté

Article - Les jeunes techniciens seront à Saint QuentinLes pupilles et benjamins auront rendez-vous ce samedi 21 avril à Saint-Quentin, dans le cadre de la coupe de France Kata qui leur est dédiée. Une compétition qui devrait réunir près de 800 jeunes compétiteurs.
Avec 398 inscrits chez les benjamins (195 féminines / 203 masculins) et 403 inscrits chez les pupilles (199 féminines / 204 masculins) cette compétition sera l’occasion d’assister à des confrontations des meilleurs jeunes techniciens, tous sélectionnés en ligues, zones et départements. Le Palais des Sports Pierre Ratte accueillera les compétiteurs du week-end dès 8h30 pour les contrôles, pour une entame de la compétition dès 9h30. Ce lancement reviendra aux catégories benjamines, qui laisseront place aux pupilles dès 14h.

INFORMATION

Le lendemain, dimanche 22 avril, devait avoir lieu une intervention sur la pratique du kata dans les clubs. Face aux difficultés de transports, dues aux mouvements sociaux actuels, la FFK a décidé de reporter cette intervention à une date ultérieure qui vous sera communiquée prochainement.
Coupe de France Kata Pupilles/Benjamins
Samedi 21 avril 2018
Palais des Sports Pierre Ratte
Avenue de Remicourt
02100 Saint Quentin

Euro : Performer et former en Serbie
Haut Niveau

Euro : Performer et former en Serbie

18 avril 2018 - Competitons / Haut Niveau / Karaté

La Direction Technique Nationale a sélectionné 31 compétiteurs (29 valides et 2 en situation de handicap) pour les prochains championnats d’Europe Seniors de karaté qui auront lieu à Novi Sad (Serbie), du jeudi 10 au dimanche 13 mai 2018. Plus gros contingent d’athlètes depuis plusieurs années, la DTN a fait le choix de ne pas engager les karatékas sur deux tableaux, en individuel et en équipe, en kata comme en combat.

Denis Boulanger - FFK
Denis Boulanger – FFK

« L’idée principale de cette sélection pour les championnats d’Europe c’est de poursuivre notre préparation dans l’optique de la qualification olympique, tout en formant la nouvelle génération qui est notre vivier national. Aux JO à Tokyo, les épreuves seront uniquement individuelles, nous priorisons donc cet axe avec les leaders qui seront alignés dans chaque catégorie. Attention, cela ne veut pas dire que l’on va négliger les équipes. Ces épreuves collectives, importantes historiquement pour la Fédération, vont nous permettre de préparer les jeunes à ces échéances internationales et nous mettons tout en place pour être compétitifs ». Yann Baillon, le Directeur des équipes de France détaille les choix et les orientations prises par le staff technique national.

Individuels : Les leaders sur le pont

Alexandra Recchia (-50kg), Emily Thouy (-55kg), Lucie Ignace (-61kg), Alizée Agier (-68kg) et Anne-Laure Florentin (+68kg) seront alignées chez les féminines. « Elles étaient titulaires lors du dernier Euro et sont des valeurs sures dans leur catégorie respective. Alexandra fait une finale à Paris et une médaille à Rabat, Emily réalise une prestation solide à Rotterdam même si elle est encore sur courant alternatif, Alizée gagne deux épreuves sur trois (elle n’était pas alignée à Rabat) depuis le début d’année et était finaliste à Kocaeli l’an passé alors qu’Anne-Laure Florentin, double tenante du titre, fait une finale à Dubaï. En -61kg, Gwendoline Philippe réalise un magnifique début de saison, mais à l’image des championnats d’Europe espoirs à Sotchi où elle passe un peu à côté, nous devons la préserver afin qu’elle puisse exprimer tout son potentiel sur le long terme.  Il y a une forte concurrence dans cette catégorie et en en discutant avec elle, elle était sur la même longueur d’onde. Elle sera alignée en équipe pour prendre de l’expérience. Nous faisons donc confiance à Lucie Ignace en -61kg car elle reste sur trois finales consécutives sur le plan continental (2017, 2016 et 2015), dont deux gagnées, et sur une place de vice-championne du Monde à Linz. Ce n’est pas rien ! Lucie a l’expérience de ces grands rendez-vous internationaux et nous avons entièrement confiance en elle. »

Dans les catégories masculines, Johan Lopes sera titulaire en -60kg. « Il a réalisé un bon début de saison avec une victoire à la Coupe de France et une médaille de bronze à Paris. Il s’est aligné sur beaucoup d’épreuves de « Premier League » et a réalisé de bons parcours même s’il n’a pas toujours été récompensé. Il a apporté plus de volume à son karaté ces derniers mois et il dispose d’un éventail plus complet dorénavant pour prétendre à faire des résultats à l’international. »  Steven Da Costa, vainqueur à Paris, sera aligné en -67kg et tentera de laver l’affront d’une élimination prématurée l’an passé. « Son frère ainé, Logan Da Costa (-75kg), monte en puissance depuis Dubaï et a été au top à Rotterdam. Kenji Grillon (-84kg), troisième à Paris, n’a pas fait de performance significative encore mais ça va arriver. Il est 4ème au ranking depuis le début d’année. » Chez les lourds, et malgré sa jeunesse, la chance sera donnée à Mehdi Filali qui reste sur une victoire à Rabat, des finales à Paris et à l’Euro espoirs mais aussi une troisième place à Rotterdam. « Le cas de Mehdi ressemble à celui de Gwendoline. Cependant, en +84kg, la catégorie en France est moins fournie qu’en -61kg. Mehdi est sur une bonne lancée et il n’a pas peur d’aller chercher les plus expérimentés. A l’image de Gwendoline, il faudra par contre le préserver pour la suite de la saison, pour ne pas le griller. ».

« En kata, Enzo Montarello et Alexandra Feracci sont sur le même profil, la même dynamique. Ils passent de plus en plus de tours lors des Open. Ils se font remarquer par les arbitres et prennent des drapeaux à des techniciens plus confirmés. Dans ces épreuves de jugement, il faut du temps pour s’installer, pour marquer son territoire. Tous les deux réalisent un bon début d’année en adhérant au projet mis en place par le staff technique national. Les athlètes qui sont derrière Enzo, doivent prendre de l’expérience et l’objectif est de les faire sortir davantage sur le plan international via les Série A. » détaille le directeur des équipes de France.

Equipes : Les jeunes en formation

« Nous avons souhaité dissocier individuel et équipe dès le championnat d’Europe pour permettre aux différents collectifs de se créer en vue des prochains mondiaux à Madrid. »

En combat féminin, l’équipe sera donc composée de Léa Avazeri, Sophia Bouderbane, Nancy Garcia et Gwendoline Philippe. « C’est une équipe jeune mais avec un vrai potentiel. Léa, Nancy et Gwendoline sont membres à part entière du Pôle France – Karate 2020, et réalisent un bon début d’année 2018. Sophia Bouderbane, même si elle n’a pas remporté de médaille sur le plan international cette année, passe des tours et doit reprendre confiance après sa longue blessure. L’idée est de rester dans la continuité de ce que nous faisions auparavant avec cette équipe féminine, en ayant trois options tactiques différentes à chaque tour avec des profils de combattantes complémentaires. » explique Yann Baillon, qui coachera à nouveau cette équipe féminine.

« Jessie Da Costa, Marvin Garin et Corentin Seguy, qui étaient des dernières campagnes internationales en équipe, seront les leaders désignés de par leur vécu dans ce type de compétition. Dans la même idée que chez les filles, nous avons fait confiance à Ilyes Klouz, Lou Lebrun et Maxime Relifox pour leur donner de l’expérience. Tous les trois restent sur des prestations solides. Salim Bendiab est à la relance et nous misons sur lui en équipe. Ce sept masculin devra prendre l’expérience de ce genre de grand rendez-vous pour également progresser dans une perspective individuelle. »

En kata, la donne sera identique avec Enzo Montarello qui sort de l’équipe masculine et qui est remplacé numériquement par Franck NGoan. Lucas Jeannot et Ahmed Zemouri, qui ont vécu une finale mondiale en 2016 et qui étaient champions continentaux sur cette même année, formeront l’ossature de cette équipe homme. Pour les féminines, Jessica Hugues, « qui est en pleine progression » dixit Yann Baillon, remplace Sandy Scordo et formera donc un trio avec les sœurs Bui, Lila et Marie. Cette équipe féminine kata reste d’ailleurs sur une finale européenne l’an passé à Kocaeli.

Para-Karaté : Fonteney et Sebbak sélectionnés

Après deux championnats du Monde consécutifs, les épreuves de Para-Karaté seront au programme de ces championnats d’Europe à Novi -Sad. Jordan Fonteney (Handicap mental) et Fatah Sebbak (handicap fauteuil) seront les deux représentants français en Serbie.

« Nous partirons sur ces championnats d’Europe avec deux karatékas qui ont déjà une certaine expérience du haut-niveau puisqu’ils étaient présents à Brême et à Linz lors des deux derniers championnats du Monde. Nous ne connaissons pas les conditions de compétition à Novi Sad et il est important de s’appuyer sur des karatékas qui sont habitués à ces joutes internationales. A Madrid, pour les championnats du Monde, nous serons moins dans l’inconnu et nous serons en mesure d’envoyer un contingent de karatékas plus conséquent. » explique Dominiqué Charré, le Directeur Technique National.

Francis Didier reçu à l’ambassade du Japon

Francis Didier reçu à l’ambassade du Japon

18 avril 2018 - FFK

Le lundi 9 avril dernier, M. Masato Kitera, ambassadeur du Japon en France recevait M. Francis Didier, président de la Fédération Française de Karaté.  A l’initiative de Toshihisa Nagura, secrétaire général de la Fédération Mondiale de Karaté (WKF), cette rencontre a été l’occasion d’aborder Tokyo 2020, et de se projeter sur Paris 2024.

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© Droits Réservés / FFK

Avec les jeux Olympiques de Tokyo 2020 en ligne de mire directe, le président fédéral était reçu, début avril dans le but d’échanger sur divers sujets, et de faire un récapitulatif sur l’organisation du karaté et de tout ce qui l’entoure, pour son entrée à Tokyo.

« Cette rencontre était l’occasion de mettre en commun les informations que nous avions chacun de notre côté. Notre premier temps d’échanges a porté sur notre situation vis-à-vis de Tokyo 2020. Nous avons notamment abordé les lieux de présence du karaté, l’état d’avancement de l’organisation, et nous avons échangé sur des animations qui auront lieu sur place. » explique F. Didier. « Nous avons également parlé de Paris 2024, afin de s’inscrire dans la continuité de Tokyo 2020, et nous assurer du soutien de M. Kitera pour la candidature du karaté. L’ambassadeur nous a également mentionné le « japanese time » qui se déroulera de juillet 2018 à février 2019 afin de célébrer le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France. Cette période sera ponctuée d’animations culturelles, sportives etc. De notre côté, nous allons mettre en place une grande démonstration avec des enfants. Cela aura certainement lieu au début de l’année 2019. Nous nous reverrons vers septembre/octobre, afin d’en parler plus précisément. »

Des relations au beau fixe, qui ne se cantonnent pas au karaté. « C’est important d’avoir un échange culturel, même s’il n’y a pas de lien avec la pratique sportive. Le Japon et la France ont une longue histoire ! »

Déjà reçu en janvier 2017, Francis Didier avait alors été honoré du Prix du Ministre des Affaires Etrangères Japonais par l’ambassadeur Kitera. Un remerciement pour son investissement dans le développement de la culture japonaise dans l’hexagone au travers notamment du karaté.

Outre les Jeux Olympiques, l’ambassadeur Kitera a tenu à remercier la FFK et son président pour l’accueil de la délégation japonaise au Creps de Châtenay-Malabry entre janvier et mars 2018. Une cohabitation grâce à laquelle l’équipe nationale du Japon a pu participer à différents Premier League, dont ceux de Paris, Dubaï ou encore Rotterdam.

 

France UNSS / FFSU, une mutualisation réussie
Karaté

France UNSS / FFSU, une mutualisation réussie

18 avril 2018 - Competitons / Karaté / Karaté pour tous

C’était une première, les championnats de France UNSS et FFSU étaient couplés à Lille entre les 21 et 25 mars derniers. Un format inédit, qui a réuni près de 400 élèves issus du secondaire et du supérieur, et qui a permis une meilleure mise en lumière de ces compétitions nationales scolaires. Alexandre Pavy, membre des Commissions Mixtes UNSS et FFSU, à l’initiative du projet, dresse le bilan.

Photo du groupe UNSS - © DR
Photo de groupe UNSS – © DR

Comment a été accueillie cette mutualisation des championnats de France UNSS et FFSU ?
Alexandre Pavy : Ce format a été très bien accueilli, très simplement parce que la mutualisation de ces deux compétitions a augmenté le niveau d’accueil. Nous avions des outils de communication sur place de grande qualité, car le bénéfice de ce couplage est que cela revient moins cher. Par ailleurs les élève de BTS ont fait un gros travail de communication autour de cet événement, cela l’a rendu moins confidentiel que les autres éditions. Nous avons été plus vus, plus observés, et c’était aussi le but.

Nous avons pu mettre en place des actions en parallèle de ces compétitions, comme une conférence, une rencontre avec un athlète de Haut Niveau. C’était super, les enseignants d’EPS et les accompagnateurs ont vraiment apprécié que nous puissions offrir ça aux élèves.

En termes d’ambiance, comment se sont déroulés ces championnats de France ?
AP : Concernant la compétition UNSS l’ambiance était martiale et sportive. L’ensemble des participants était content. Ces championnats de France UNSS sont une belle expérience, car ce qui diffère du format fédéral réside dans le système de poule. Cela démultiplie la pratique, il n’y a pas d’élimination directe. Ainsi, un élève qui n’est pas finaliste aura tout de même réalisé au minimum deux tours, voire la plupart du temps, quatre ou cinq. C’est beaucoup moins déceptif, car on ne se déplace par pour un seul et unique tour quoiqu’il arrive ! Il y a donc ce vrai plaisir de pratiquer qui se ressent et qui a un rôle dans l’ambiance de la compétition.

Au niveau du championnat de France FFSU, avec les mondiaux qui se dérouleront cette année, l’ambiance était plus sportive. Il y avait un véritable enjeu à se classer, ce qui a permis d’observer de très belles adversités. Je note tout de même un niveau relativement hétérogène, car certains participaient pour la toute première fois tandis que d’autres étaient plus aguerris.

Cet enjeu de sélection, les étudiants l’ont bien cerné. D’autant que Franck Bisson, entraîneur national et membre de la CMN FFSU, était présent pour réaliser un travail de repérage. A l’issue de la compétition il est allé à la rencontre des champions de France combat en âge de participer au Championnat du Monde de chaque catégorie afin de leur annoncer qu’ils allaient participer à un stage de sélection avec un collectif déjà repéré, en vue des championnats du Monde Universitaires qui se dérouleront à Kobe, au Japon, du 19 au 22 juillet 2018.

Photo de groupe FFSU - © DR
Photo de groupe FFSU – © DR

Vous l’avez évoqué un peu plus haut, des actions étaient mises en place en marge des compétitions. Pouvez-vous nous en dire plus ?
AP : Oui pour les élèves des collèges et lycées nous souhaitions qu’ils puissent bénéficier d’une rencontre avec un coach et un athlète de Haut Niveau. Malheureusement, par manque de temps nous n’avons pas pu mettre en place la première citée. Toutefois, nous avons pu compter sur Alexis Raspilair pour une intervention Haut Niveau auprès de l’ensemble des compétiteurs UNSS. Ce dernier, troisième aux championnats d’Europe cadets en 2013 et sélectionné aux Gymnasiades en 2013 au Brésil, a dispensé un mini-stage. Cela consistait en un réveil technique et musculaire et des mises en situation, le tout pendant une heure. Suite à cela, il a pris les finalistes à part, et leur a donné des conseils sur la préparation mentale et la manière d’aborder une finale dans ces championnats de France UNSS. Ça s’est très bien passé, les élèves étaient très contents de ce moment privilégié, car ce n’était pas le but premier de leur venue, et ils ont pu partager ce moment… Ça restera un bon souvenir, je l’espère !

Pour l’anecdote, Alexis participait le lendemain aux France FFSU, et il s’est classé premier de sa catégorie !

Pour les étudiants, nous souhaitions mettre en place une conférence, autour de l’histoire du karaté jusqu’à son intégration olympique et de la candidature de Paris 2024. Dominique Charré, Directeur Technique National, est venu tout spécialement pour aborder cette candidature olympique. Lui qui était au Ministère des Sports et de la Jeunesse lorsque la candidature est née et s’est jouée, avait ce double regard très intéressant. A l’issue de son intervention d’une vingtaine de minutes, nous avons eu l’honneur d’avoir Francis Didier, président de la FFK, qui s’est exprimé pendant environ une heure et quart, et a ainsi pu aborder l’histoire de notre art martial. A l’issue de ces interventions, il y avait un cocktail, lors duquel les participants ont pu échanger avec ces deux personnalités reconnues du monde du karaté. C’était une chance exceptionnelle pour eux.

Et de l’intérieur, en tant qu’organisateur, de quelle manière avez-vous vécu ces championnats ?
AP : C’était très intense ! Il y avait beaucoup de choses à gérer et à anticiper. C’était également complexe, dans la mesure où l’UNSS et la FFSU sont deux structures différentes, avec deux directeurs distincts. Il fallait donc être en contact permanent avec eux, car malgré cette mutualisation leurs manières de fonctionner et le type de compétition sont différents.

Malgré tout cela, les petits projets à gérer, les éléments divers, j’ai pris un très grand plaisir à organiser et à mutualiser ces championnats de France. Je suis très heureux d’y être parvenu et que cela ait été un succès. C’est toujours gratifiant lorsqu’on s’aperçoit que les participants, comme les encadrants et les directeurs sont satisfaits. Ces championnats se sont très bien déroulés.

Au niveau sportif, je suis très content également, car c’est la seconde année consécutive qu’une équipe de l’Académie de Lille finit sur le podium en UNSS. Cette organisation au sein de l’académie de Lille, je la souhaitais également pour aider au développement du karaté scolaire ici. J’ai pu envoyer cinq équipes, contre seulement deux l’année dernière.

En sait-on déjà un peu sur l’organisation de l’année prochaine ?
AP : Pas vraiment. Une chose est sûre, c’est que ça n’aura pas lieu à Lille. C’est impossible que ce soit deux fois au même endroit, très simplement par ce qu’il faut couvrir l’ensemble du territoire, et que cela permet que chaque académie puisse participer à moindre frais chacune son tour.

Mon rêve serait qu’une autre académie prenne ce projet de mutualisation, et puisse ainsi essayer de pérenniser cela. Mais pour que ça soit possible, cela implique qu’une personne s’en charge, et je sais que c’est un gros travail. Il faut désormais attendre pour en savoir plus…

France Combat – Quelles leçons ?
Compétition

France Combat – Quelles leçons ?

17 avril 2018 - Competitons / Karaté

Retour sur les championnats de France combats seniors. 10 titres, 4 néo-champions de France, confirmations, déceptions, ça a fighté ce week-end à Reims.